Se soulever tous en même temps ou subir chacun son tour ?!

Tract : toutes les catégories sociales peuvent résister pour abattre le régime au lieu de rester seules et impuissantes

par Auteurs divers.
Mis à jour le dimanche 6 janvier 2019

Se soulever tous en même temps ou subir chacun son tour ?!

Nous appelons toutes celles et tous ceux qui hésitent, doutent, soupçonnent, fatiguent, subissent, déchantent à participer activement au soulèvement en cours, de multiples manières.
Il ne s’agit plus de rejoindre ou pas les gilets jaunes, ni de faire converger les luttes, mais de les multiplier à un niveau d’intensité jamais égalé.

Pour ce début d’année 2019 ouvrons tous les conflits, déchaînons les luttes, jetons tous les antagonismes dans la rue. Soyons ingouvernables pour faire tomber tous les Pouvoirs par pressions simultanées et grande confusion.

Depuis novembre, il est encore plus clair que le système en place est antidémocratique, violent, oligarchique, cynique, méprisant, archaïque, minoritaire, extrémiste, terroriste, destructeur, jusqu’au boutiste, verrouillé, totalitaire, antiécologique, autoritaire, antisocial...
Les Pouvoirs politiciens, merdiatiques et économiques usent de toutes les violences et manipulations pour tenter d’écraser toute révolte offensive. Comme dans une dictature, ils n’hésitent pas à mentir, tuer, mutiler, gazer partout, nasser, à arrêter et condamner arbitrairement, pour tenter de faire peur.

Les gilets jaunes et leurs ami.e.s apprennent et restent déterminés, la résistance s’organise. Chaque catégorie sociale, au lieu de subir chacune son tour en résistant en vain seule, devrait plutôt se soulever toutes en même temps. Les profs, personnels des services de santé, chômeurs, fonctionnaires, cheminots..., tous sont visés par les destructions capitalistes et ultra-libérales. Au lieu d’attendre sagement son tour de passer à la moulinette, révoltons-nous pour de bon et tous ensemble !

De plus, les catastrophes climatiques et écologiques causées par ce système industriel et productiviste rendront la planète invivable si on ne l’arrête pas très vite. Il tuera toute vie : sols, rivières, forêts, air, animaux, plantes, humains.
Cette civilisation mortifère (lobbies, multinationales, profiteurs, pilleurs, ultra-consommation...) tue les bases mêmes de la vie et touche/touchera d’abord les plus pauvres. Mais que les plus riches et les classes moyennes et supérieures ne se croient pas à l’abri, ils seront détruits eux aussi.

Nous devons donc toutes et tous lutter et résister, et soutenir celleux qui le font, et ne pas s’abîmer dans les illusions doucereuses du capitalisme vert et son développement durable, dans la quête de « pureté personnelle », les petites actions individuelles, les innovations technologiques, les réformettes, les syndicats réformistes, les élections et partis. C’est une question vitale de survie plus puissante encore que les questions sociales.

Nous avons besoin de luttes collectives organisées et de résistances massives multiformes et acharnées.

Quelques gilets jaunes et verts noirs de colère - janvier 2019

- Tract à télécharger en PDF ou au format image, pour diffusion et reproduction libre

Le tyran a déjà annoncé des mesures répressives supplémentaires contre les chômeurs, pour les retraites et les fonctionnaires le régime les retardent un peu en espérerant que le soulèvement se tasse et que retraités et fonctionnaires se révoltent seuls plus tard afin de les laminer comme les autres avant eux.
Et si, pour une fois, on était « intelligent », offensif, et usions de stratégie et d’anticipation ??!

En complément

L’audio, c’est Benjamin Griveaux (un type que personne n’a élu et qui s’est retrouvé porte-parole du gouvernement), qui pleure sur la porte de son bureau qui a été fracassé.

La vidéo, c’était à Toulon aujourd’hui, Didier Andrieux, commandant de la police nationale de Toulon qui a reçu la légion d’honneur le 1er janvier 2019.

Au passage, un rappel : République et démocratie sont deux choses différentes. La république désigne généralement des régimes électoraux. Les trois premières républiques étaient des régimes ouvertement non-démocratiques, la quatrième et la cinquième ont usurpé le mot « démocratie » pour désigner un régime électoral basé sur le suffrage universel, une « aristocratie élective » pour reprendre l’expression de Francis Dupuis-Déri, qui rappelle, dans son livre « Démocratie : Histoire politique d’un mot aux États-Unis et en France », que « la république […] peut intégrer des éléments démocratiques, aristocratiques, voire monarchiques ». Le politicien américain Thomas Tudor Tucker écrivait déjà en 1784 qu’une « aristocratie [...] est généralement un gouvernement des plus oppressifs, même si souvent, il est dignifié grâce au nom de République dans le but d’aveugler le peuple ».

La Ve République actuelle n’étant pas une démocratie (c’est-à-dire une démocratie directe, bien entendu, la seule démocratie digne de ce nom), « la forme démocratique du gouvernement », qui n’existe pas, ou seulement dans le mensonge des politiciens, n’a pas pu être attaquée. Et attaquer la république actuelle, cette aristocratie élective, quelque part, ça n’est pas bien grave. Ce serait même plutôt souhaitable.

La confusion entre démocratie et république (terme qui n’était pas et qui n’est pas nécessairement associé à la participation directe de tous les citoyens au pouvoir politique) est utile pour ceux qui détiennent le pouvoir dans le régime électoral actuel.

(source, Nicolas Casaux, voir la vidéo édifiante en rapport avec ce post FB + article en rapport)

Ceux qui, en 1967, n’ont rien vu venir, ceux qui ironisaient sur l’incongruité de la révolte chez un peuple pénétré par la grâce d’acheter à tempérament voiture, vacances et bonheur, ont fidèlement transmis leur crétinisme prémonitoire à leurs dignes héritiers, les « petits crevés » aux ambitions d’esclave qui, le diplôme entre les dents, crapahutent sur le marché du travail sans s’apercevoir que le monde est en flammes et que tout ce qui reste à sauver, c’est la vie.
Quelque part, tandis que les vieilleries s’effondrent, l’humain se rappelle à nous comme le mouvement perpétuel, que tout entrave et que rien n’arrête.

(Entre le deuil du monde et la joie de vivre - Raoul Vaneigem, 2008)


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