Féminicide partout, Justice nulle part !

“Plus écoutées mortes, que vivantes” - “On ne veut plus compter nos mortes” - action féministe d’affichage à Paris

par Auteurs divers.
Mis à jour le mardi 10 septembre 2019

Voici un article publié par La Meute.
L’article se termine par une liste des femmes assassinées par leur conjoint ou leur ex-conjoint.

- Extraits :

« Ce que nous faisons est illégal » rappelle les plus militantes les plus aguerries, aux femmes présentes ce vendredi 6 septembre 2019. Autour d’elles, des pots de colle, de larges pinceaux et de feuilles A3/A4 sur lesquelles s’affichent en gros ces messages qu’elles ont peints toute l’après-midi pour dénoncer les féminicides en France : “Féminicide partout, Justice nulle part”. “Julie tuée à 35 ans par son ex-mari, 30e féminicide”. “Plus écoutées mortes, que vivantes”.

La typo est agressive, le message saute aux yeux, captive le regard, s’imprime sur la rétine et dans les esprits. C’est le but de ce groupe de militantes, réunies sous les combles du Jardin Denfert, squat d’artistes qui accueille les militantes pour s’organiser. Sur place l’atmosphère est pesante ; l’émotion provoquée par le choc émotionnel ressenti à la lecture de tous ses messages affichés sur les murs est palpable.

« Aux femmes assassinées la patrie indifferente » - Photo La Meute

En France, le décompte est effrayant : 102 femmes ont été tuées par un conjoint ou un ex-conjoint depuis le début de l’année 2019. En 2018, 121 féminicides ont été recensés. En 2017, 130. En 2016, 123. Le féminicide est défini en 1976 par la sociologue américaine Diana Russell comme : "le meurtre de femmes par des hommes motivés par la haine, le mépris, le plaisir ou le sentiment d’appropriation des femmes".

Crime international et systémique, le féminicide est l’horrible résultat d’une société patriarcale où trop longtemps, il était admis de battre sa femme. Il était commun dans nos vieux films de voir un homme mettre une gifle à sa femme. Les images de 1975 de l’INA, qui ressortent actuellement sur les réseaux sociaux, sont aussi la preuve d’une décomplexion des violences conjugales : « Les hommes assument de frapper leur femme » peut-on entendre, ou encore « Y’a des femmes qui aiment ça… », « Avec certaines femmes quand le dialogue n’est pas possible, il faut leur faire rentrer à coup de poing... »
En 2012, c’est 43 600 femmes qui furent tuées dans le monde entier.


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