On ne rappellera jamais assez que ces 2 idéologies nées à la toute fin du siècle dernier, l’anthropocène et la décarbonation sans être fausses comme le supposent de nombreux complotistes excités sur les réseaux sociaux, ne contiennent qu’un fragment de vérité des problèmes physiques et sociaux actuels ; le défaut de jugement n’étant pas dans ce qui est constamment matraqué dans les médias mais dans le non-dit implicite
Ainsi la notion d’anthropocène sous-entend qu’en seraient responsables les activités humaines suivant une date controversée, soit la découverte du feu par l’humanité ou depuis le néolithique avec l’agriculture, soit depuis le début de l’ère moderne à la Renaissance avec un phénomène d’accumulation de gaz carbonés qui s’emballerait au XXe siècle ; la décarbonation serait alors l’ultime panacée qui sauverait le climat , l’humanité et la biodiversité mais , inertie oblige , pas avant quelques centaines d’années ...
Ainsi l’organisation capitaliste mondiale pourrait continuer son train train d’exploitation humainement et physiquement supportable en misant sur des activités transitionnelles d’ingénierie industrielle massives à la seule condition qu’elles lui soient profitables alors que leurs dégâts sur l’environnement ( extractivisme souterrain et sous-marin de minerais et terres rares ; dévoration par l’agro-industrie et l’industrie numérique des volumes d’eau douce ) n’en est déjà pas moins documenté !
C’est oublier que d’une part les rejets de carbones ne constituent qu’une petite partie de l’ensemble d’autres rejets tout aussi polluants et nocifs et que ces polluants corrélés entre eux sont surtout générés par un mode de production industrielle développé à l’échelle mondiale depuis seulement le XIXe siècle et dont la courbe exponentielle s’est surtout verticalisée depuis la 2e Guerre Mondiale