Régime policier, système non-démocratique et économie totalitaire

...un cocktail français violent & répressif qui détruit, tue et mutile

par Camille Pierrette.
Mis à jour le samedi 2 juin 2018

Ce qui était dénoncé depuis longtemps par certain.e.s devient à présent de plus en plus évident aux yeux de toustes :

  1. Le système politique français n’est pas une démocratie, mais son simulacre, une vague ébauche ligotée de toute part
  2. L’Etat et ses gouvernements successifs se transforment en un régime policier de plus en plus dur et méprisant, notamment pour les plus pauvres
  3. L’économie capitaliste, qui domine en grande partie l’Etat et surtout le gouvernement, est de plus en plus totalitaire et hégémonique, violemment destructrice

On peut le constater de multiples manières :

  • le sort terrible réservé aux réfugié.e.s par l’Etat et par Collomb
  • les destructions et expulsions menées par des forces militaires à la ZAD de NNDL, où des armes potentiellement létales sont employées massivement pour blesser et mutiler
  • Les policiers qui lancent trop souvent leurs grenades et balles de flash ball à tir tendu, souvent en visant les têtes, et ce sans sanctions
  • Les lois anti-sociales passées en force (49-3 et ordonnances), le référendum contre la constitution européenne bafoué...
  • Les jeunes tués et agressés par la police (Adama, Théo, Karim, Rémy....)
  • Les catastrophes climatiques et écologiques en cours s’aggravent et sont très clairement documentées, décrites, elles découlent du système capitaliste et de la non-démocratie généralisée
  • Les médias commerciaux, entre les mains de milliardaires, sont de plus en plus complices des pouvoirs en place, l’appuient, et dénigrent systématiquement tout ce qui leur résiste
  • La sur-dramatisation hallucinante de vitrines cassées et de tags, et la sous médiatisation des cas de victimes des violences de l’Etat et du capitalisme ici et ailleurs
  • La répression systématique de tout ce qui tente de résister, avec des gardes à vue qui se multiplient, même pour des mineurs, pour tout et pour rien, devenant un moyen de pression pour créer la peur (voir aussi)
  • La privatisation forcée des restes de services publics, afin que les bénéfices de tout ce qui peut être rentable aillent au privé (avec l’aide de subventions publiques), et que les « coûts » des services minimalistes de plus en plus rognés aillent aux contribuables.

Etc. etc. Les médias, notamment les médias libres, nous fournissent tous les jours des exemples supplémentaires.

Contrairement à ce que politiciens et éditorialistes voudraient nous faire croire, ces faits ne sont pas dus au hasard, à de simples dysfonctionnements du système, à quelques « brebis galeuses » qu’il suffirait de sanctionner ou d’écarter.
Non, ces faits sont le fruit d’un système cohérent et construit, qui existe de longue date, qui refuse de changer et qui semble prêt à tout, y compris à tuer, pour se maintenir en l’état !
Un système où des dirigeants, petits ou grands, donnent des ordres, où de multiples petites mains obéissent, en traînant les pieds ou avec ferveur.
Un système qui crée des lois sur mesure pour perdurer et favoriser ses soutiens, et des lois répressives pour mettre dans l’illégalité toutes celles et ceux qui le combattent.

La police, c’est un de ses rôles, est envoyée partout pour protéger l’Etat policier (pléonasme), le gouvernement non-démocratique, les dirigeants et possédants capitalistes.
Mais elle fait en quelque sorte écran : Il y a bien pire encore que la police, ce sont celleux qui la commande, les maires, les préfets, les ministres, le roi de france sur son trône !, les lobbies capitalistes.
Au lieu de se focaliser sur la police, désertons, désobéissons, entravons les rouages du système, mettons en cause ses multiples dirigeants et profiteurs, faisons-les dégager, organisons-nous sans eux.

A présent les choses sont claires

La non-démocratie française glisse de plus en plus vers la dictature, l’économie capitalisme se montre violemment destructrice et totalitaire, les gouvernements sont cyniques, violents et minoritaires, l’Etat n’a même plus pour lui la pseudo-justification de la protection sociale, de l’emploi et des services publics car le capitalisme et les oligarchies qui le serve les détruisent à un rythme accéléré.

A nous à présent d’être clairs dans nos objectifs, moyens et intentions.
Il n’est plus question de se laisser embobiner par des partis ou syndicats prompts à nous enchaîner à diverses formes de réformismes et de soumissions qui laissent intactes, et donc toujours prêtes à revenir en force, les structures d’oppression et de destruction du vivant.
L’abolition de toute forme de capitalisme et son remplacement radical devraient être le point d’accord minimal de tout mouvement de résistance sérieux.
La fin de l’Etat centralisateur, et la multiplication de micro-formes de démocraties directes devraient être une autre convergence de base.

Quelles que soient leurs formes, le capitalisme et l’Etat seront toujours ennemis de la libération des peuples et de la démocratie réelle.
A nous de créer ensemble d’autres possibles, de vivre !


6 Messages

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  • Régime policier, système non-démocratique et économie totalitaire Le 29 mai 2018 à 13:15, par Camille Pierrette

    « Se mobiliser est devenu un crime, en témoigner fait maintenant de nous des complices » : Communiqué du collectif de photographes LaMeute suite aux arrestations du 22 mai
    Des journalistes sont pris pour cible par la police : la dictature est En Marche, et les soutiens et élus de LREM en sont complices.

    Extraits :
    Des mobilisations au cours desquelles nous avons dû assister à des scènes de violences contrastant sans équivoque à celles dépeintes quotidiennement par les autorités. Des violences policières systématisées, répressives, vouées à un étouffement total de la contestation ; droit fondamental parmi les droits fondamentaux. L’emploi systématique de gaz CS (dont la dangerosité chimique est supposée par les Street Medics), les grenadages et matraquages non-réglementaires au niveau du visage, la rétention systématisée de foules entières pendant plusieurs heures, l’arrestation arbitraire de manifestant.es, les contrôles au faciès aux abords des manifestations, les vices de procédures lors des garde-à-vue, l’omniprésence policière lors des défilés voulus et affichés comme pacifiques, la dissimulation des matricules des agents de police empêchant de fait tout recours judiciaire…
    (...)
    Car dans un pays où l’on envoie la Brigade Anti-Criminalité (BAC) encadrer des manifestations syndicales, un seul constat semble s’imposer, lourd de toute sa gravité : se mobiliser est devenu un crime, en témoigner fait maintenant de nous des complices. Sans aucune comparaison possible tant le degré de violence à l’encontre des manifestant.es est élevé, les Journalistes Reporters d’Images (JRI), spécialement les indépendant.es, sont victimes d’une intimidation policière systématisée. Contrôles d’identité, confiscation de matériel de protection (ce qui empêche par exemple de montrer ce qui se passe sous les épais nuages de gaz), insultes infondées… C’est le lot quotidien de celles et ceux qui cherchent à montrer ce qui se passe dans les rues. Et si les forces de l’ordre sont capables d’infliger de telles entraves au travail de celles et ceux qui témoignent, que déduire alors de ce qui est infligé à celles et ceux qui luttent ? La liberté d’expression est indissociable de la liberté de la presse, et l’une sans l’autre est incomplète. Il n’y a pas de liberté d’expression là où les journalistes sont muselé.es. Il n’y a pas de liberté de la presse quand la contestation y est absente.

    Par ailleurs, bien entendu, aucun gros média commercial ne s’est inquiété des arrestations de journalistes indépendants.

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