Une lutte à mort entre utopie et dystopie. Une lutte pour la vie à sauver et à réinventer

La lutte finale : détruire au plus vite ce qui nous détruit

par Camille Z.
Mis à jour le dimanche 25 août 2019

Voici un bon post de Yannis Youlontas, qui résume bien la situation et la nécessité de la lutte finale :

LA LUTTE FINALE

Les temps changent.
Autrefois, nous luttions pour la liberté et l’égalité.

Depuis des siècles, ces deux mots étaient gravés dans nos rêves et dans nos livres. Le siècle dernier nous avait même prouvé, d’Est en Ouest, que l’un sans l’autre ne pouvait pas fonctionner.

Mais cela ne suffit plus.

Désormais, il ne s’agit plus seulement de changer la vie, mais de la sauver.

Une lutte sans précédent va inexorablement s’étendre contre le capitalisme et la société autoritaire. Une lutte à mort. Une lutte contre la mort.

Le capitalisme détruit la planète et tout ce qui y vit. Le capitalisme nous détruit. Les discours actuels sur la croissance verte ne feront pas long feu. Le ver est dans le fruit. Nous le savons bien.

Pour exploiter, il faut dominer. Il faut une société autoritaire, basée sur la hiérarchie et l’obéissance, avec ou sans l’illusion de la démocratie.

C’est pourquoi nous ne sortirons pas du capitalisme sans sortir également de la préhistoire politique de l’humanité.

Dans le fracas du monde qui s’effondre, qui tremble et qui brûle, le temps nous est compté. La course contre la montre qui s’engage est une course contre la mort. Une lutte finale contre un modèle de société mortifère qui se prétendait vaniteusement « la fin de l’Histoire » et qui ne croyait pas si bien dire.

Le pouvoir, voleur de vies, nous conduit tout droit au suicide collectif, à la politique de la terre brûlée, à un holocauste planétaire qui a déjà commencé.

Il ne s’agit plus de négocier des droits, de quémander plus de liberté et d’égalité, mais de détruire au plus vite ce qui nous détruit.

Une lutte à mort va s’engager tôt ou tard, au bord du précipice, entre utopie et dystopie. Une lutte contre la mort et la société qui nous y conduit. Une lutte pour la vie à sauver et à réinventer.

La lutte finale.

Yannis Youlountas

La lutte finale

- Voir aussi son article "De quoi Bolsonaro est-il le nom ?"
extrait :

De même, le vrai destructeur de l’Amazonie n’est pas Bolsonaro, mais tout simplement le capitalisme et le système politique qui lui permet de se prolonger. Le pouvoir sert partout — avec quelques variantes — un capitalisme toujours plus dur qui non seulement nous épuise, mais qui détruit aussi les conditions mêmes de la vie sur Terre.

Alors, s’il vous plaît, avant d’en rajouter encore et encore, toujours sur le même bonhomme — que je déteste moi aussi — rappelez-vous la sinistre liste des chefs d’états sur la planète ainsi que l’étendue des ravages de notre modèle de société d’un bout à l’autre du monde, puis dites-moi franchement : vous croyez vraiment que le problème, c’est Bolsonaro ?

Le problème c’est le Pouvoir

1 Message

  • Une lutte à mort entre utopie et dystopie. Une lutte pour la vie à sauver et à réinventer Le 2 septembre à 09:53, par Camille Z

    Sur Politis, un article qui arrive à des conclusions similaires : Le feu qui cache la forêt - Pour André Rebelo et Matthieu Ponchel du collectif Climat social, le désastre en cours en Amazonie est le résultat d’une politique économique raciste et spéciste concertée, pensée et voulue.

    Incendie général du monde
    De là découle la nécessité de s’interroger fortement sur les raisons de notre richesse tout autant que de notre confort : si c’est la consommation générale de viande qui explique en partie la course des propriétaires terriens vers l’agrandissement infini de leur pâturage en Amazonie, ce sont nos entreprises qui déciment les forêts d’Afrique sur fond de points de croissance brandis par les gouvernements occidentaux en mal d’électorat.

    Le capitalisme ne se heurte donc pas seulement aux limites naturelles de la planète, mais à sa propension massive à ne pouvoir survivre et à ne démontrer son « efficacité » au quart de la population mondiale que sur fond de production et reproduction d’inégalités partout où il puise sa force, chez tou.te.s les pauvres et les oublié.e.s du monde.

    En d’autres termes, le désastre auquel nous assistons avec frayeur n’est ni un épiphénomène, ni un événement nouveau, mais le résultat d’une politique économique raciste et spéciste concertée, pensée et voulue. Cette catastrophe nous oblige à penser les défis à venir dans une multi-dimensionnalité nécessaire où racisme, sexisme, fascisme, climatonégationnisme, lutte des classes et libéralisme se lient indubitablement pour creuser la sépulture du vivant.

    Nous pouvons gloser sur les feux du mois d’août tant que le focus médiatique s’y prête, mais nous ne pouvons oublier l’incendie général du monde que le capitalisme et le fascisme attisent tous les jours aux frais de politiques néocoloniales, racistes, sexistes, spécistes et libérales. Chaque recul des droits est lié à un recul du vivant. Chaque recul du vivant attise les fumées sombres du fascisme.

    La spirale est donc globale et la lutte sera totale ou ne sera pas.

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