La porte extérieure de la cour du secrétariat d’Etat de Benjamin Griveaux défoncée par un engin de chantier

Griveaux, pantin arriviste du régime antidémocratique en place s’en prend aux résistants pour les traiter d’ennemis de la démocratie, c’est le monde à l’envers

par Camille Pierrette.
Mis à jour le dimanche 6 janvier 2019

La porte extérieure de la cour du secrétariat d'Etat de Benjamin Griveaux défoncée par un chariot élévateur {JPEG}Une porte et une grille donnant sur la rue ont été défoncées par un chariot élévateur par des gilets jaunes et manifestants, et quelques voitures et vitre ont été abîmées, et là nous allons entendre partout les politiciens du régime, les merdias, les éditorialistes larbins crier en coeur à la grave violence, à l’atteinte épouvantable à la démocratie, et traiter les auteurs de terroristes.
Toutes ces enflures extrémistes voudront leur peau, mais en revanche, ces crevures n’auront rien dit ou presque sur les manifestant.e.s éborgné.e.s, mutilé.e.s, le visage défoncé ou la main arrachée par les terroristes policiers qui sont à leur solde pour protéger les ruines en carton pâte de leur monde pourri qui commence heureusement à se fissurer.

Pour tous ces larbins cyniques et pleutres de l’état policier, des institutions antidémocratiques et du capitalisme meurtrier, péter une porte ou une vitre, surtout celles d’un magasin de luxe ou d’un enfoiré de ministre, c’est immensément plus grave que quand un flic mercenaire pervers et obéissant de la BAC crève volontairement l’oeil d’un.e manifestant.e non armé.e ou lui explose le visage en visant volontairement et illégalement la tête au risque de tuer !

Pour les larbins du régime et leurs complices, éborgner, mutiler, arracher des mains ou des pieds, détruire des visages de simples manifestant.e.s et risquer de les tuer en visant la tête au LDB c’est pas grave, ça concerne des pauvres, des moins que rien, ce n’est pas une grave atteinte à la démocratie et à la république, en plus "on les avait prévenu que manifester c’était dangereux et qu’il valait mieux rester chez soi devant BFM".
Lancer à l’aveugle des grenades explosive (à létalité dite réduite) sur une foule au risque d’arracher des pieds, des mains, et de tuer, c’est pas grave, c’est du dialogue, ce n’est pas du tout mener une guerre terroriste contre le peuple.

Rien que ça justifie amplement qu’on en finisse avec ce régime et tout son monde, pour enfin commencer à construire collectivement une société viable.

https://youtu.be/dao5_ISvxSA

Des vitres abîmées dans la cour du secrétariat d'Etat de Benjamiin Griveaux {JPEG}
- Deux articles et vidéos/photos sur l’action bélier :

- Voici la déclaration du pantin du régime :

« Ce n’est pas moi qui ai été attaqué, c’est la République » et « la maison de France », a réagi Benjamin Griveaux. « C’est inacceptable et j’espère que les vidéos permettront d’identifier et de poursuivre les auteurs, et qu’ils seront très très durement condamnés », a-t-il ajouté, accusant les auteurs d’être les « ennemis de la démocratie ».

- Sur ce sujet, voir aussi :

L’audio, c’est Benjamin Griveaux (un type que personne n’a élu et qui s’est retrouvé porte-parole du gouvernement), qui pleure sur la porte de son bureau qui a été fracassé.

La vidéo, c’était à Toulon aujourd’hui, Didier Andrieux, commandant de la police nationale de Toulon qui a reçu la légion d’honneur le 1er janvier 2019.

Au passage, un rappel : République et démocratie sont deux choses différentes. La république désigne généralement des régimes électoraux. Les trois premières républiques étaient des régimes ouvertement non-démocratiques, la quatrième et la cinquième ont usurpé le mot "démocratie" pour désigner un régime électoral basé sur le suffrage universel, une "aristocratie élective" pour reprendre l’expression de Francis Dupuis-Déri, qui rappelle, dans son livre "Démocratie : Histoire politique d’un mot aux États-Unis et en France", que "la république […] peut intégrer des éléments démocratiques, aristocratiques, voire monarchiques". Le politicien américain Thomas Tudor Tucker écrivait déjà en 1784 qu’une "aristocratie [...] est généralement un gouvernement des plus oppressifs, même si souvent, il est dignifié grâce au nom de République dans le but d’aveugler le peuple".

La Ve République actuelle n’étant pas une démocratie (c’est-à-dire une démocratie directe, bien entendu, la seule démocratie digne de ce nom), "la forme démocratique du gouvernement", qui n’existe pas, ou seulement dans le mensonge des politiciens, n’a pas pu être attaquée. Et attaquer la république actuelle, cette aristocratie élective, quelque part, ça n’est pas bien grave. Ce serait même plutôt souhaitable.

La confusion entre démocratie et république (terme qui n’était pas et qui n’est pas nécessairement associé à la participation directe de tous les citoyens au pouvoir politique) est utile pour ceux qui détiennent le pouvoir dans le régime électoral actuel.

(source, Nicolas Casaux, voir la vidéo édifiante en rapport avec ce post FB + article en rapport)

- Et aussi : Pire que Macron : tous ses complices qui disent encore « notre démocratie » ! - TOUS ceux qui prétendent encore qu’on vit en démocratie sont complices du tyran et du système autoritaire en place

- Pour mémoire, un petit CV du sieur Griveaux, porte parole du régime... - Ces êtres ne sont pas corrompus. Ils sont la corruption.

Les vrais casseurs sont à l’Elysée, banderole

"Hier à la télé j’ai entendu une femme, une femme riche, éduquée, qui parle ce français du pouvoir, elle disait sur ce ton des gens qui ne doutent de rien, et surtout pas de leur intelligence, alors qu’ils devraient, on dirait même qu’il y a urgence, elle disait : "Tous les pauvres ne sont pas terroristes, heureusement ! " (...) Mais heureusement pour qui ? Heureusement, qu’elle disait - que le bon pauvre se laisse mener à l’abattoir sans protester, sinon imaginez, le bordel que ça ferait à chaque saignée... Cette femme sait que pendant qu’elle félicite le pauvre de sa docilité (...), les Goodyear, les Air France, les postiers ou les ArcelorMittal sont écrasés, embastillés pour l’exemple (...) Elle sait l’explosion de la misère à quelques mètres du luxe de sa cantine. Ils savent. Ils applaudissent la soumission. Ils se réjouissent de nous voir aussi bêtes. "Heureusement, disent-ils, heureusement que le pauvre laisse le riche lui grimper sur le dos."

V. Despentes, in "Vernon Subutex" III, p. 338.


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