Gilets jaunes - Revue de presse du 5 mai

Retours sur le 1er mai, analyses, le CETA permet aux multinationales d’attaquer les Etats, femme enceinte menacée d’expulsion...

par Auteurs divers.
Mis à jour le dimanche 5 mai 2019

Articles, posts, images, vidéos, témoignages... autour du soulèvement en gilets jaunes qui dure depuis le 17 novembre 2018.

Manifestations, résistances et actions

  • Valence Sud : plus de 60 personnes présentes vendredi 3 mai soir : soirée barbecue partagé, projection du film "j’veux du soleil", un gros feux de palettes et des feux d’artifice pour finir la soirée en chantant.
  • Opération escargot Drôme-Ardèche samedi 4 mai : de nombreux véhicules et motos décorés, et plus de 500 personnes pour la manif à Valence
  • Saillans : depuis midi au rond point samedi 4 mai : repas, spectacle, ateliers, discussions, assemblée, film, barbecue partagé et musique
Valence sud : 3 mai, soirée gilets jaunes au rond point avec le film de Ruffin
https://youtu.be/gRa11qjk-n0

# Dimanche 5 mai : Opération péage gratuit à Saint Arnoult, le plus gros d’Europe ! - Une centaine de #GiletsJaunes d’IDF, portés par les groupes du #91, instaurent de force la gratuité de l’autoroute A10 ! Parfait pour les retours de vacances 😁
Privatisée en 2006, alors qu’elles sont hyper-rentables, les autoroutes sont maintenant gérées par des boîtes privées - surtout Vinci et Eiffage - qui se gavent sur nos déplacements.
Deux heures d’action, 5000 euros pour eux toutes les minutes et autant d’économisé pour les vacanciers ! Et après une 1re expulsion, blocage des péages de Dourdan et Abli !
On attaque la production, la circulation et la consommation d’un seul bloc ! Force aux GJ 👊

# NANTESVOLTÉE : NUMÉRO SPÉCIAL GILETS JAUNES - - 100% Révolution, 0% subventions- Tout le monde l’attendait : il est enfin dans les bacs. Le nouveau numéro de la revue Nantes Révoltée vient de sortir.
En plus de 5 mois d’agitations et de révoltes, les Gilets Jaunes ont multiplié les exploits. Faire trembler un gouvernement d’une arrogance inouïe, qui écrasait toutes les résistances sur son passage. Remettre durablement les questions sociales au centre d’un débat public colonisé par les chiens de garde, et leurs obsessions sécuritaires et racistes. Rendre joyeux et désirables des endroits aussi repoussants que des zones commerciales et des périphériques. Mais aussi rouvrir les hypothèses révolutionnaires qu’on croyait jetées aux oubliettes.
Des journées insurrectionnelles de décembre aux agitations lycéennes, des slogans qui résonnent sur la plus belle avenue du monde aux fêtes sur les ronds-points : la revue propose un récit de l’intérieur de cette longue vague de révolte, dont l’histoire continue de s’écrire aujourd’hui.
Au menu de la revue, des témoignages et des interviews, un voyage dans les villes les plus agitées de l’ouest, des analyses, des tags audacieux, des photos qui déboitent, des jeux … 48 pages en couleurs pour 2€ seulement !
Il n’y en aura pas pour tout le monde, alors profitez en ! C’est disponible dans tous les bons bars et les bonnes librairies nantaises, et en écrivant à : nantesrevoltee.lejournal riseup.net

Analyses, idées

# Le Black bloc a-t-il assagi le Gilet Jaune ? (...) Comment expliquer le manque relatif d’actions offensives et subversives alors que les cortèges n’ont jamais été aussi noirs et déterminés ?
La première explication vient évidemment de la stratégie de la préfecture et des forces de l’ordre : semaine après semaine, le pouvoir durcit le ton et ajoute des techniques de “maintien de l’ordre” : BRAV, drones, voltigeurs et bien sûr toujours plus de gaz et de charges. La technique de la nasse “préventive” également. A cela, il faut ajouter le bilan terrible de la répression : des milliers de blessés et d’interpellés. Forcément, cela impacte acte après acte la force du mouvement dans sa composante la plus radicale (puisque la plus exposée).
Mais cela n’explique pas tout. L’autre phénomène qui pourrait expliquer la baisse d’actions offensives des rassemblements GJ vient justement de la présence de Black bloc. En effet, cette présence désormais acceptée et même souhaitée par une grande partie des manifestants, tend à décharger tout le poids et la responsabilité des débordements à ceux habillés en noir. Le 1er mai, de nombreux manifestants se demandaient “pourquoi le BB n’avait pas forcé le passage pour partir en sauvage” ou encore pourquoi le BB “n’avait pas répliqué à une charge abusive de la police”. Se poser ce genre de questions revient à attendre des autres que les choses se fassent.
C’est tout l’inverse de l’essence du mouvement GJ, qui a toujours promu la responsabilité individuelle dans le cadre d’actions collectives. En novembre ou en décembre, c’est grâce à des actions individuelles mais réalisées par un grand nombre que tant de manifs ont pu déborder. C’est parce que chaque Gilet Jaune a décidé d’avancer face aux barrages policiers que les Champs Élysées ont été repris plusieurs fois de suite. C’est parce qu’une personne a pris un transpalette qu’une porte de ministère a été défoncée.
Le risque aujourd’hui, c’est d’assister à une montée des idées et volontés radicales en même temps qu’une baisse des prises d’initiatives. C’est de voir des manifestants poussant à l’action mais sans y prendre part. En regardant, voir en filmant. Cela ne ferait que fragiliser le mouvement et exposer inutilement ceux qui prendraient les initiatives les plus radicales.
Il importe aujourd’hui de réfléchir à ce que chacun est prêt à apporter à la lutte. D’autant que radicalité et subversion ne signifient pas forcément actions violentes et dangereuses. Chacun dispose d’une multitude d’actions possibles pour fragiliser le pouvoir et pour faire progresser la lutte. Mais l’idée d’être spectateur du mouvement et d’assister à un show émeutier atteint ses limites. L’enjeu nous impose de dépasser ce stade au plus vite.

# Manifestation du 1er mai : qu’attendre du « Black Bloc » ? - Que peut-on attendre de la manifestation du 1er mai prochain ? Peut-on se fier aux rumeurs diffusées par la préfecture qui annoncent le déferlement dans les rues de Paris d’une dizaine de milliers de « Black Bloc » assoiffés de sang et de gaz lacrymogènes ? Verra-t-on au contraire les centrales syndicales reprendre fièrement et rituellement le haut du pavé ? Le cortège de tête, bigarré et décidé, signera-t-il son grand retour ? Le préfet Lallement parviendra-t-il à maintenir l’ordre en quadrillant toutes les rues de la capitale et en ordonnant des arrestations préventives en masse ? - Selon nos informations, les services de renseignement s’avouent parfaitement incapables de prédire ce qu’il va se passer, et comme leur fonction le leur commande, ils imaginent donc le pire. Afin de faire bonne mesure, et comme suffisamment de micros sont déjà tendus vers les angoisses politiques et policières de nos dirigeants, nous avons choisi d’aller nous entretenir avec trois participants au fameux « Black Bloc ». Protégés par toutes les garanties d’anonymat, ils nous ont livré leur sentiment sur cette fête du travail, ainsi qu’une analyse fort éclairante de la configuration des hostilités, remise dans le contexte de l’histoire récente du maintien de l’ordre à Paris. Leurs réflexions et leur lucidité quant aux limites que rencontre leur stratégie nous sont apparues au moins aussi précieuses que la communication de M. Castaner.

# Premier mai : le feu et la douleur, par Tristan Petident (...) Sans les masses, pas de black bloc. Sans les masses pas de victoires possibles. Détruire le Roi de la Nuit, ce n’est pas détruire le capital, c’est détruire une partie du problème. Le reste du problème demeure entier, et ce n’est certainement pas un nouveau roi ou une nouvelle reine qui le réglera. Ce sont les masses. Nous sommes les masses. Nous devons nous organiser au-delà du fantasme et sérieusement, car notre hiver arrive.

1er mai à Paris, photo La Meute
  • « Attaque » ou « intrusion violente » ? Imposteur ou charlatan ? - Chipoter sur la qualification d’un événement qui n’a existé que dans l’imagination poussive du ministre des Yeux crevés et des Mains arrachées devrait nous amener, pour rester dans le domaine du vocabulaire, à nous demander si le Pinocchio en uniforme de la Place Beauvau est avant tout un charlatan ou un imposteur.
  • 1er mai : face aux black blocs, comment Emmanuel Macron a perdu sa légitimité - Emmanuel Macron perd chaque semaine un peu plus la main face à la violence des black blocs. À son incapacité à rétablir l’ordre dans les rues s’ajoute, progressivement, une perte de légitimité qui rend inaudible toute action de sa part. (...) Le « système » – c’est-à-dire l’union d’un système économique capitaliste et d’un système politique, tous deux considérés comme oligarchiques, injustes et oppresseurs – se voit peu à peu dépouillé de toute légitimité. En particulier, l’Etat perd sa prétention à être considéré, selon les termes désormais bien connus de Max Weber, comme l’unique dépositaire de la violence physique légitime, car la légitimité de cette violence est désormais régulièrement mise en cause (...) Si les black blocs ne font jamais de blessés parmi les manifestants, à l’inverse l’usage de la force par le pouvoir politique est perçu progressivement comme générateur d’une violence qu’il est incapable de maîtriser, et qui conduit à blesser, voire à mutiler, des manifestants pacifiques ou des journalistes. Par cette atteinte directe et répétée à l’intégrité physique de personnes qui ne sont pas des casseurs et qui représentent anonymement et indistinctement la société civile, c’est-à-dire « le peuple », Emmanuel Macron perd un aspect essentiel de sa légitimité lié à la nécessité d’incarner la dimension première du contrat social hobbesien : protéger la population et assurer son intégrité physique. Pour le dire autrement, le black bloc ressemble de plus en plus à un sale gosse qui, même s’il casse ses jouets et abîme les meubles du salon, ne fait jamais de mal à personne, contrairement au père de famille qui tabasse sa femme et ses enfants sous prétexte de ramener l’ordre dans la maison. (article de Valeurs Actuelles, lol)
  • Gilets jaunes  : nous ne sommes pas dupes   ! - Juliette Binoche, Emmanuelle Béart, Edouard Louis, Alain Damasio... Autant de personnalités qui apportent leur soutien à un mouvement « sans précédent dans l’histoire ». Un mouvement qui représente tous les métiers de la culture. Un mouvement que le pouvoir cherche à discréditer et réprime sévèrement alors que la violence la plus menaçante est économique et sociale.
  • Le travail (par Roger Belbéoch) - Le travail est la préoccupation majeure de tous, soit que l’on y consacre toute son énergie, comme la morale le voudrait, soit que l’on veuille y échapper, car c’est une activité fatigante et chiante. L’enfant, depuis quelques dizaines d’années, a été retiré du circuit productif, mais ce n’est pas pour autant qu’il reste étranger au travail. Toute l’éducation n’est finalement qu’un apprentissage à son rôle de futur producteur. La préoccupation dominante des parents, c’est de savoir quelle place il tiendra dans la production, sans se soucier beaucoup de l’état dans lequel il y arrivera. C’est donc par rapport au travail qu’il faut, pour nous, juger une société ou un projet de transformation sociale.
  • Premier mai (...) D’où l’ambiance de guerre civile qui règne aujourd’hui en France. Car on ne peut pas se mentir, c’est là que nous en sommes. Nous en voyons les effets tous les jours. Et Macron, son gouvernement de droite et ses partisans en ont plus que leur part. Leur aveuglement et leur arrogance de dirigeants-nés qui auraient toujours le droit (et la force, et l’argent, et les réseaux pour réussir) crèvent les yeux. Rarement le pouvoir a été aussi exposé. Ce premier mai qui vient en est la preuve. Il n’a plus que la force brute à opposer à celles et ceux qui, par leur lutte obstinée, l’ont mis à nu. Dévoilé. Montré pour ce qu’il est.
  • J’ai rencontré les derniers fans de Macron - 408 417. C’est le nombre d’adhérents revendiqué par la République en marche (Rem). Le Postillon en est : on a cliqué sur le site d’En marche pendant la campagne présidentielle, et hop ! Une adhésion, une ! Depuis, on reçoit les mails des camarades du parti, les éléments de langage des grands chefs pour échanger avec les tontons au repas de Noël, les vœux des députés et les invitations à des réunions super passionnantes sur l’Europe.
    À l’automne, plus convaincus que jamais, on a voulu voir ces réunions en vrai. Notre reportrice a traversé quelques joyeusetés : la désignation chaotique d’un référent en septembre, une formation des Jeunes avec Macron de toute la région le 1er décembre, jour de la grosse mobilisation des gilets jaunes. Et pour finir, un repas de Noël à cinq. Bonne ambiance intimiste, dont les marcheurs ont l’habitude : le parti majoritaire, qui revendique 5 000 adhérents en Isère, a du mal à attirer plus de vingt personnes dans la vie réelle.
  • « l’essence de l’État totalitaire consiste justement à effacer la dualité du “légal” et du “moral” » - Günther Anders, L’Obsolescence de l’homme.
  • Infantile, barbare et femelle indomptable : nos préjugés sur la foule ramènent au XIXe siècle - La rumeur de l’attaque de l’hôpital parisien le 1er mai met en lumière l’héritage de Gustave Le Bon, du massacre de Charonne jusqu’au traitement des "gilets jaunes". 125 ans après l’improbable "Psychologie des foules", qu’est-ce qui fait encore de la foule qui manifeste un péril hirsute et menaçant ?
Paris, un photographe pris pour cible avec un Lbd40, sur son casque était mentionné « Presse »

# Alain Lipietz (membre du parti des Verts) : Cette histoire du Premier mai 2019… Je n’arrive plus à travailler, tellement ça me travaille.
Pas tellement la réalité de ce qui s’est passé sur le terrain. Macron et Castaner sont dans le droit fil de la pratique de Hollande/Valls à partir de Sivens et des manifs sur la loi Travail, avec déjà le précédent du « fake » de l’hôpital Necker. Et tout ça c’est vieux, très vieux, je l’ai connu dix fois depuis la guerre d’Algérie, Mai 68…
Non, ce qui me bouleverse c’est le psittacisme, la répétition servile, des macroniens. Y compris d’anciens amis politiques.
Tous les macroniens ne sont pas des ordures. Toutes ne sont pas des dindes. La plupart sont resté.e.s tétanisé.e.s par le spectacle de ce que faisait la police ce 1er mai, par l’énormité évidente du mensonge de Castaner sur la Pitié-Salpé. Comme ils l’ont été après l’affaire Benalla. Le silence de Villani (que j’admire comme scientifique ) , candidat à la mairie de Paris, est significatif.
Le plus significatif peut-être est la déclaration initiale d’Agnès Buzyn, la ministre de la Santé. C’est à la fois une grande professeur d’université, une sommité médicale (elle a été en poste à Necker !) et une haute fonctionnaire (de la surveillance de la sécurité nucléaire…) Elle sait parfaitement ce qu’est un mensonge d’Etat , elle a un QI +++. Voici sa déclaration du jeudi soir, petit chef d’œuvre pour un psychanalyste : « On voudrait ne pas y croire. On voudrait se dire que la violence ne peut tout prendre pour cible. S’en prendre à un hôpital est inqualifiable. » Évidemment ! Seul le régime Assad et l’aviation russe sont capables de ça. C’est énorme, incroyable, manifestement un bobard d’Etat, et encore, extrêmement mal ficelé... Mais elle est ministre de Macron, elle ne tirera pas les conséquences immédiates de ce que lui dicte son cerveau. Elle sera la première au gouvernement à prendre ses distances avec la vérité officielle.
Beaucoup plus grave est la déclaration de la directrice de la Pitié, relayée par son directeur de l’AP-HP, Martin Hirsch. Elle a tout pouvoir, non, devoir, d’enquêter directement auprès de ses propres salariés. Un simple coup de fil, qu’elle a probablement donné d’ailleurs. Ben non, elle emboite le pas au ministre de l’Intérieur.
Martin Hirsch. Jadis très proche des Verts et de Dominique Voynet. Fils et petit-fils d’un des plus grands commis de l’État, qui fut un demi-dieu pour les hauts fonctionnaires progressistes. Passé par la direction d’Emmaüs France. Devenu directeur des hôpitaux publics de Paris (l’AP-HP), sommé par 103 grands médecins de démissionner « comme Hulot » pour protester contre le massacre de l’hôpital public. Eh bien non, il confirme le mensonge Castaner. Sa seule excuse (j’espère) est qu’il ne peut pas désavouer sa directrice de la Pitié qui a confirmé le mensonge.
Cohn-Bendit, Canfin. Anciens eurodéputés. Ils savent par cœur ce que vote l’ALDE au Parlement européen. Ancien soixante-huitard , culture anarchiste anti-stalinienne, puis envoyé spécial sur tous le fronts de la liberté dans les années 70-80 , Dany connaît toute les ficelles du mensonge d’État et des provocations policières. Critiquait amicalement Macron pour sa politique policière dans son documentaire sur la France 50 ans après 68. Pascal, il y a a quelques semaines directeur du WWF-France, fustigeait la non-politique écologique de Macron. Ce que le gouvernement vient de faire est presque le champagne sablé après leur soutien à la liste Macron : « Si même eux peuvent encaisser ça , alors tout est permis. » Leur silence ce matin est fracassant. C’était pourtant leur dernière porte de sortie : tout le monde peut s’être trompé, diabolicum perseverare.
Et je ne parle pas de ceux de mes ami.e.s de la veille, qui suivent aveuglément Dany, qui m’ont injurié sur Facebook toute la journée du 1er mai pour se taire le lendemain, niant la vérité de ce que je voyais, vivais, photographiais, et qui, à des centaines de kilomètres, sans aucune base d’enquête, répétaient en boucle les éléments de langage gouvernementaux.
Ce sont de vieux militants. Ils ont eu à certains moments de leur vie le courage de se révolter contre une vérité établie. Là non. Donc il n’y pas d’expérience qui vaille, pas d’effet cumulatif, d’intelligence qui se construit, individuellement, collectivement.
Le cerveau humain n’apprendra jamais rien. La Planète est foutue.

Paris 1er mai

# Hommage à tous les Gilets jaunes ! Ils sont les héros et les héraults d’un nouveau monde où la fraternité et l’humain passent avant tout intérêt financier. (post FB)
Les soutenir, participer à leur mouvement est un acte de la plus haute importance, aujourd’hui plus que jamais, car une humanité digne de ce nom peut vivre heureuse et dans l’abondance grâce aux services et aux biens que nous offrent les technologies.
Se débarrasser des politiciens et des dirigeants corrompus des entreprises mus par l’avidité financière pour mettre en place un collectif de généreux vrais experts humanistes qui nous guideront vers un monde d’abondance et de partage, où le travail obligatoire disparaîtra progressivement sans douleur ( Allocation Universelle de Bien-Etre) puis la redistribution gratuite des biens permettra, à terme, la disparition de l’argent et ainsi, de toute forme de corruption et de pouvoir coercitif... Tout ceci dans le respect des humains et de leur environnement planétaire...
Paix, Amour, Fraternité et Compassion envers tous ceux qui osent affronter la brutalité et les violences policières, nassés, acculés, bousculés, giflés, gazés, bastonnés, flashballés, éborgnés, estropiés, inquiétés judiciairement... Respect à tous ces braves ! On ne lâchera rien en reconnaissance de vos sacrifices... Merci ! <3 <3

https://youtu.be/hTuHospbi0I

# Le commencement de la fin ?
Courageux ’’ gilets jaunes ’’ n’est pas résistant qui veut , l’histoire de la dernière guerre se répète . La France dort devant son écran de télévision sous le regard de la honte du chacun pour soi . Pourtant pour de nombreux français plus un sou , pas même une croûte , et voilà que beaucoup vont se remettre à se serrer le ventre, parfois avec un œil une main ou un pied en moins . Quel gâchis humain, sous les regards des derniers de la cordée et des syndicats qui refusent la gréve générale . Français jaunes ou moins jaunes réveillez vous Emile Zola vous regarde car sans le blocage économique de notre pays et ses millions de révoltés dans les rues point de victoire, et le roi de Elysee peut dormir tranquille . Fini les balades dangereuses sur le macadam, fini le bonjour aux klaxons des automobilistes le sourire jaune ou moins jaune aux lèvres . Rappelez vous la grande gréve de 1936 : « Cela a commencé en province puis gagné la banlieue parisienne. Fin mai, une usine toute proche, Nieuport à Issy-les-Moulineaux, entre dans le mouvement. C’est une première, les ouvriers occupent l’usine. Le 28 mai au début de la matinée, un mot d’ordre, venu d’on ne sait où, court d’un établi à l’autre. La grève « sur le tas » est décidée par acclamations. Renault est en grève, chacun sait l’importance de l’événement car c’est, avec Citroën, l’un des deux bastions ouvriers. On ne connaît pas le chiffre exact du personnel mais on sait que l’ensemble se situe autour de 35 000, chiffre énorme pour l’époque, l’événement va avoir des répercussions nationales et accélérer le mouvement aujourd’hui pour une meilleure vie sociale de nos retraités, de nos fonctionnaires, des travailleurs, des handicapés et des sans emplois .
"Actions sociales gilets jaunes"

# « Ne parlez pas de répression, vous insultez la start-up nation ! » - Le président et son gouvernement mènent à l’encontre des gilets jaunes une politique de maintien de l’ordre d’une extrême brutalité, avec au moins 2200 blessés et 8700 gardes à vues. Pour tenter d’étouffer la contestation, l’État a également recours à des violences symboliques : dans cet édito musical au vitriol, la Parisienne libérée montre comment, au mépris de la réalité, le chef de l’État prétend proscrire l’usage du mot de « répression ».
- Une super vidéo ironique et critique en chanson :

https://youtu.be/Edj3IBjvXZo

Répression policière et terrorisme d’Etat

https://www.youtube.com/watch?v=fx7vhuBoQYY&feature=youtu.be

# Connaître l’adversaire (ou plutôt les défenseurs des adversaires ?) : CRS, gendarmes mobiles, BRAV... quelles sont les sept familles des forces de l’ordre ?
Derrière leurs tenues de protection, les forces de l’ordre se ressemblent beaucoup. Pourtant, elles appartiennent à des corps très distincts et n’ont pas les mêmes fonctions.

- Et voici le résultat des brutalités sans nom des flics aux ordres du régime :
Blessés gilets jaunes par les brutalités policières ordonnées par le gouvernement {JPEG}Blessés gilets jaunes par les brutalités policières ordonnées par le gouvernement {JPEG}Blessés gilets jaunes par les brutalités policières ordonnées par le gouvernement {JPEG}

Magouilles, violences et mensonges du régime et de son monde

  • #PITIÉSALPETRIÈRE : MENSONGE D’ÉTAT, FAILLITE DESDIAS - "Les voltigeurs sont arrivés, on était pris en tenaille, on a paniqué, on a pris le fameux escalier..."
  • 1er-Mai : les gardés à vue de la Pitié-Salpêtrière dénoncent un « engrenage politique » - Les manifestants placés en garde à vue après s’être réfugiés dans l’hôpital de la Pitié-Salpêtrière ont livré leur récit des événements et dénoncé des « ultra-violences policières », lors d’une conférence de presse samedi.
  • MENSONGES DE CASTANER : « C’EST LA MARQUE DES TOTALITARISMES » - "Il n’y a jamais eu autant de mensonges d’État, relayés par une presse servile. On accuse les porteurs de la vérité d’être les propagateurs des fake-news. Ca nous renvoie à Orwell" - Antoine Peillon
  • Ministère de l’Intérieur : des chiffres divisés par 2, et absurdement minimisés à 14h !
  • Des témoignages sur l’intox de la préfecture à propos de l’intrusion à la Pitié-Salpêtrière - Toute la classe politique est unanime : des manifestants ont tenté d’entrer en force dans une unité de réanimation de l’hôpital de la Pitié-Salpêtrière pendant la manifestation du premier mai. Pour Castaner et compagnie, il ne fait aucun doute qu’il s’agissait d’un acte prémédité et d’une tentative de nuire au service hospitalier. C’est évidemment faux, mais le pouvoir n’en est pas à son premier mensonge…
  • Incendie à Courchevel : luxe insolent, insalubrité meurtrière - Au mois de janvier 2019, un incendie d’une rare intensité se déclare dans un bâtiment logeant des travailleurs saisonniers, provoquant 2 décès et 21 blessés. Si l’origine criminelle du feu ne fait guère de doute, la gravité des conséquences pourrait être due aux déficiences des installations de sécurité dans cet immeuble de Courchevel appartenant à la richissime famille Tournier. - Un bâtiment insalubre pour les travailleurs saisonniers - L’enquête s’avère délicate du fait de la personnalité des frères Tournier, très influents tant au niveau local que national. Le voisinage de Bernard Arnault, propriétaire de l’hôtel du Cheval Blanc et grand ami du président E. Macron, pourrait aussi interférer sur les suites judiciaires.

# Extraits d’un article : Stratfor ou un exemple du combat du monde de l’entreprise contre les milieux activistes
[...] Outre sa clientèle, digne d’intérêt, la formule de Duchin consistant à diviser pour mieux régner sur les mouvements militants — une reproduction de ce qu’il avait appris en travaillant sous le patronage de Rafael Pagan — a résisté à l’épreuve du temps. À ce jour, elle est toujours employée par Stratfor.

Dans la formule de Pagan, Duchin remplaça « meneurs activistes fanatiques » par « radicaux ». Il créa une formule en trois étapes pour diviser et régner sur les militants, formule qui reposait sur leur classement en quatre sous-catégories, ainsi que l’expose son discours prononcé en 1991 devant l’Association nationale des éleveurs de bétail (National Cattleman’s Association), intitulé « Qu’est-ce qu’un activiste ? Et comment se charger de lui/elle ? » :

Les « radicaux », les « idéalistes », les « réalistes » et les « opportunistes ».

Les radicaux « veulent changer le système, ont des motivations sociopolitiques sous-jacentes et voient les multinationales comme intrinsèquement malfaisantes, expliquait Duchin. Ils n’ont pas confiance […] dans la capacité des gouvernements fédéraux, étatiques et locaux à les défendre et à protéger l’environnement. Ils croient plutôt que les individus et les groupes locaux devraient avoir un pouvoir direct sur l’industrie. […] Je définirais leurs buts principaux […] comme la justice sociale et l’émancipation politique ».

Selon les analyses de Duchin, il est plus simple de coopter les « idéalistes ».

« Les idéalistes […] veulent un monde parfait. […] Du fait de leur altruisme intrinsèque, cependant, […] [ils] ont un point faible, dit-il à l’assistance. Si on peut leur démontrer que leur opposition à une industrie ou à ses produits entraîne un dommage pour d’autres et n’est pas éthiquement justifiable, alors ils seront obligés de changer de position. »

Les deux catégories qui rejoignent le plus facilement le parti des entreprises sont les « réalistes » et les « opportunistes ». Par définition, un « opportuniste » saisit l’opportunité de se rallier aux puissants en vue d’un bénéfice professionnel, expliqua Duchin. Il recherche « de la visibilité, du pouvoir, des troupes, voire, dans certains cas, un emploi ».

Le « réaliste », par contraste, est plus complexe, mais constitue la partie la plus importante du puzzle, selon Duchin.

« [Les réalistes sont capables de] s’accommoder de compromis ; ont la volonté de travailler à l’intérieur du système ; ne sont pas intéressés par un changement radical ; sont pragmatiques. Les réalistes devraient toujours recevoir la priorité maximale dans une stratégie de gestion d’un problème de politiques publiques. »

Duchin élabora une stratégie en trois étapes pour « se charger » de ces quatre catégories de militants. Premièrement, isoler les radicaux. Deuxièmement, « cultiver » les idéalistes et les « éduquer » afin d’en faire des réalistes. Enfin, coopter les réalistes afin qu’ils se rangent aux côtés de l’industrie.

« Si votre industrie parvient à établir ce type de relations, les radicaux perdront leur crédibilité et vous pourrez compter sur les opportunistes pour tirer profit de la proposition politique finale », souligna Duchin à la fin de son discours. [...]

# Les fonctionnaires rapportent 375 milliards à la France - "En cassant des services publics par ces réformes successives, les gouvernements « libèrent » ainsi des activités économiques entières qui échappaient aux lois du marché : énergie, autoroutes, aéroports, santé, enseignement (notamment supérieur)… ce sont ainsi des milliards d’euros qui se retrouvent à disposition de firmes privées qui pourront réaliser des bénéfices dessus.
Et ces bénéfices, ce sont les coûts que l’on ne présente pas aux usagers lors des campagnes de dénigrement de la fonction publique. Pour répondre aux lois du marché, il faut dégager des marges qui retombent dans les poches des actionnaires. Autant d’argent qui n’est plus réinvesti pour le bon fonctionnement du service public ainsi privatisé. Et qui reste financé par l’impôt par le truchement des aides publiques et autres Cice, tandis que l’usager peut être amené à payer plus cher un service autrefois public."

Ecocide, destructions écologiques et climatiques catastrophiques provoquées par le capitalisme, le productivisme et les civilisations industrielles

Toujours plus de droits pour les multinationales...!

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