Gilets jaunes - Revue de presse du 25-26-27-28 février

Fortes manifestations, (Re)devenir une menace, stratégie ignoble du régime, association de malfaiteurs imaginaire, cobayes...

par Auteurs divers.
Mis à jour le jeudi 28 février 2019

Articles, images et vidéos autour du soulèvement des gilets jaunes. Cette page sera mise à jour au fur et à mesure les 25-26-27-28 février.

Mars : printemps jaune ! 8/9/10 mars : blocages et sit-in - 16 mars : ultimatum

Manifestations, résistances et actions

  • Clermont agressé ? - Le niveau de répression est encore monté d’un cran hier, samedi 23 février, à l’occasion de l’acte XV des Gilets jaunes. Près de 5.000 manifestants ont défilé à Clermont-Ferrand malgré les alertes savamment entretenues par les pouvoirs publics et les médias locaux. Mises à part des dégradations dans la rue du 11 novembre, l’apocalypse prophétisée par de nombreuses rédactions n’a pas eu lieu.
  • Acte XV à Lyon : Tous ensemble contre Macron et l’extrême droite le 23 février -
    Samedi 23 Février aura lieu l’acte XV du mouvement des Gilets Jaunes, l’appel est d’une banale régularité à se retrouver à 14h sur la place Bellecour. Mais si la forme est indentique semaine après semaine, la composition des manifs, les mots d’ordres changent. Depuis l’acte XIII, l’extrême droite lyonnaise n’a plus les moyens de s’imposer sur le mouvement. C’est un changement qu’il faut consolider pour que le mouvement vive sans être sous le joug d’une menace fasciste permanente.
  • Acte XV : malgré un mois de « Grand Débat », la mobilisation des Gilets Jaunes repart à la hausse ! - 15e samedi de manifestation pour les Gilets Jaunes, et une mobilisation qui repart à la hausse, après plusieurs semaines de stagnation voire de baisse. Et ce malgré le Grand Débat et la propagande médiatique, le contre-feu médiatique de Macron au salon de l’agriculture, les Gilets jaunes sont toujours aussi déterminés. Il en faudra cependant amplifier à une autre échelle la mobilisation pour défaire Macron, amplifier le mouvement par les grèves et la jonction avec d’autres secteurs du mouvement ouvrier.
  • TOULOUSE : Ne nous laissons pas enfermer ! Infos et suivi du 22 au 28 février - Plus de 3 mois de luttes des centaines d’incarcéré.es des milliers de blessé.es et pas mal de mutilé.es. C’est une lame de fond qui agite, dérange et bouscule pas seulement le pouvoir mais tout un chacune... Ne nous laissons pas enfermer par la police, la justice et toutes les stratégies qui veulent que tous rentres dans l’ordre.
  • (Re)devenir une menace - Le troisième mois de mobilisation contre le gouvernement s’achève. A Toulouse, les samedis sont toujours agités et le centre-ville a, depuis bien longtemps, délaissé ses oripeaux de temple de la consommation pour ceux de la contestation. Retour partiel sur la journée du samedi 16 février.
  • VIDEO. Acte XV à Paris : des Gilets jaunes solidaires avec le peuple algérien - Alors qu’hier l’Algérie a été secoué par d’immenses manifestations partout dans le pays contre le dictateur Bouteflika qui compte se représenter pour un 5e mandat, plusieurs milliers de Gilets jaunes ont manifesté à Paris ce samedi 23 février pour l’Acte XV. En solidarité avec la mobilisation du peuple algérien, des Gilets Jaunes portaient le drapeau algérien.
  • Des gilets jaunes bloquent le dépôt Amazon de Toulouse - Depuis ce samedi matin, une centaine de personnes bloque l’accès au dépôt Amazon de Toulouse. Elles se sont rassemblées sur le rond-point de Langlade et ont déposé des pneus pour bloquer les sorties du site.
  • Rennes. Des chômeurs saccagent le centre de contrôle de Pole Emploi
  • Lancement d’ACTA - nouveau média autonome et partisan - ACTA est un nouveau média autonome et partisan qui a pour ambition de produire des vidéos, des entretiens et des articles d’intervention - de l’intérieur des luttes.
    Voir par ex l’article : Vous avez dit « populaire » ?
  • « LES MANIFS TUENT LE COMMERCE », VRAIMENT ? - Démontage d’une intox médiatique
Et les chômeurs ?
Dernière sommation

# Nantes Révoltée - ACTE XV : LE GOUVERNEMENT S’ESSOUFFLE
- 1000 manifestants à Nantes, 4000 à Rennes. Manifestations pendant plusieurs heures -
Samedi 23 février, c’est la quinzième sommation des Gilets Jaunes contre le gouvernement. 15 semaines, 15 actes, et malgré la répression et les campagnes médiatique, il y a toujours autant de monde dans les rues. En réalité, c’est le gouvernement qui s’essouffle !
A Nantes et Rennes, deux manifestations avaient lieu simultanément. Elles ont duré plusieurs heures, sous un grand soleil.
Dans la Cité des Ducs, le cortège part de la Place Bretagne avec beaucoup de retard. Quelques centaines de participants seulement, car beaucoup de nantais sont partir grossir les rangs de la manifestation « inter-régionale » dans la ville voisine, Rennes. Mais comme souvent, le cortège petit au départ ne cessera de grossir au fur et à mesure, jusqu’à atteindre 1000 manifestants, avec un renouvellement des participants tout au long de l’après-midi.
CRS, Gendarmes Mobiles, Compagnies d’intervention, BAC cagoulée et même BRI déguisée en ninjas. Le dispositif répressif reste totalement délirant, alors même que la manifestation s’annonce calme. C’est sous forte escorte que le cortège fait un premier tour du centre-ville. L’ambiance est plutôt joyeuse : les manifestants jouent au foot, et s’amusent à tirer sur les "gardiens" casqués en armures. Quelques projectiles et de nombreux tags Cours Saint-Pierre, sans véritable tension. Pour le deuxième tour, l’ambiance change totalement. La Place du Bouffay et ses terrasses bondées sont noyées sous les lacrymogènes. Les détonations de grenades répondent à un feu d’artifice coloré envoyé sur une ligne de policiers qui gardent le Mac Donald. Chasse à l’homme dans les ruelles, puis nouveau départ. Le cortège manque alors d’énergie et de cohésion, et progresse lentement.
La suite de l’après-midi se fait au rythme des salves de grenades, y compris sur la Place du Commerce, où des dizaines de clients doivent fuir les assauts de la police. Personne ne comprend la débauche de munitions envoyées sans raison sur des places remplies de badauds. Repoussés à Gloriette, les manifestants sont chassés jusque sur l’île de Nantes ou vers gare Maritime. Il y a désormais plus de policiers que de manifestants, mais un cortège repart vers la préfecture, avec une nouvelle banderole. Le rapport de force est de plus en plus défavorable. Les derniers irréductibles se dispersent peu avant la tombée de la nuit.
A Rennes, c’est la grosse manifestation de l’Ouest. Plusieurs milliers de manifestants se retrouvent dans la ville pour l’appel inter-régional. Les autorités ont mis les gros moyens, avec des canons à eau, un hélicoptère, et une chasse aux manifestants partout dans la ville dès le matin. Il y a des arrestations préventives et énormément de matériel de protection confisqué.
4000 manifestants vont défiler à partir de 14H, y compris dans les rues de l’hyper-centre pourtant sévèrement gardées, où une immense banderole sera déployée sur un échafaudage : « Les vrais casseurs sont en costards ». Le cortège est bigarré, avec beaucoup de drapeaux bretons. Après plus d’une heure de manifestation, le dispositif policier est débordé : une partie du cortège parvient à prendre la répression de vitesse, s’empare des rues piétonnes et s’engouffre sur la place du parlement de Bretagne. L’avant de cortège munie d’une banderole et de parapluies arrive à faire bloc et à protéger les manifestants des tirs de la BAC. Différents points de tension éclatent en plusieurs endroits de la ville. Des agences immobilières sont prises pour cible. La manifestation est divisée en plusieurs cortèges qui ripostent à la police.
Après quelques heures de conflit, les manifestants sont finalement repoussés vers la place Charles de Gaulle. La ville de Rennes, où le mouvement des Gilets Jaunes était timide depuis le mois de novembre a retrouvé l’agitation des mouvements sociaux passés. Toute l’après-midi, l’ambiance aura été festive, avec de la musique et des slogans. Les participants sont déterminés et heureux d’être là, ça se sent.
A Nantes et à Rennes, plus de 30 personnes ont été arrêtées, dont plusieurs préventivement.
Dans la manifestation rennaise, un tract jaune aura circulé de mains en mains : rendez-vous samedi prochain, le 2 mars, pour une grande manifestation régionale dans les rues de Nantes !

Les vrais casseurs sont en costards - Rennes
  • La grève pour le climat s’épanouit dans les rues de Paris - Des milliers de lycéens, étudiants et collégiens ont défilé vendredi 22 février à Paris, rejoignant le mouvement international de grève pour le climat lancée par Greta Thunberg en Suède. « En 2050 vous serez morts, pas nous », ont-ils notamment crié.
  • 3e leçon des jeunes au gouvernement : lançons la transition alimentaire - Le mouvement des jeunes pour le climat s’installe en France. Une partie d’entre eux lancent au gouvernement, dans cette tribune, un troisième « ultimatum punitif » : la transition alimentaire ou une large participation à la manifestation du vendredi 1er mars.
Soyons ingouvernables, et contagieux
https://www.youtube.com/watch?v=5OExoz_KBAI

Analyses, idées

  • Harz-labour n°23 : Macron, va te faire gilet jauner ! - Réflexions sur le mouvement des Gilets jaunes et la démocratie. Journal distribué à Rennes à l’occasion de l’acte 13, pendant la manifestation en centre-ville, ainsi que lors de la rencontre avec Etienne Chouard, où nous sommes allés débattre et porter la contradiction.
  • (Re)devenir une menace - Le troisième mois de mobilisation contre le gouvernement s’achève. A Toulouse, les samedis sont toujours agités et le centre-ville a, depuis bien longtemps, délaissé ses oripeaux de temple de la consommation pour ceux de la contestation. Retour partiel sur la journée du samedi 16 février.
  • Casser la loi anti-casseurs - Pour couper court aux captures réformistes comme aux dérives réactionnaires. Il n’y a que dans les assemblées, à la base du mouvement, que les leaders auto-proclamés pourront être contestés – lorsqu’ils déclarent vouloir pacifier les manifestations, faire approuver l’itinéraire en préfecture ou encore livrer les « black blocs » et autres « casseurs » à la police. Ne soyons pas dupes, cette dissociation n’est pas que le résultat de la peur ou de pressions politiques. La tendance à la « normalisation » du mouvement (du moins à Paris), dont se réjouissent les éditorialistes et la classe politique, ne peut pas être disjointe du devenir des figures médiatiques qui accaparent l’attention et se posent de plus en plus en porte-paroles – à rebours de leurs prétentions initiales.
    Des zones périurbaines aux centres-villes en passant par les quartiers populaires, ne nous laissons pas effrayer par la « loi anti-casseurs », ne nous laissons pas dicter nos conduites par l’État. Renforçons l’horizontalité décisionnelle, le partage des savoir-faire, les liens matériels qui nourrissent notre révolte.

- Citation :
« Le citoyennisme n’est rien d’autre qu’une procédure d’accompagnement psychosocial du naufrage mondial, réclamant sa gestion rationnelle, la transparence sur ses conséquences, leur partage équitable, la normalisation de taux de létalité acceptables, l’accès démocratique à la protection, bref le droit pour tout un chacun d’être constamment pris en charge ou rassuré. » L’abasourdissement et la soumission sont obtenus par les démonstrations mises en oeuvre en situation de crise. « L’État qui rassure gouverne par la crainte et généralise l’inquiétude plus efficacement qu’il ne l’apaise ; mais il n’est pas du tout certain que de cette inquiétude sorte autre chose qu’un syndrome de Stockholm généralisé, où les hommes résignés à l’incarcération industrielle, fraternisent avec les contraintes imposées par la rationalité techniciste et finissent par ne même plus imaginer pouvoir un jour sortir de cet enfermement. »

https://www.youtube.com/watch?v=nuu4VKSmOs0

Répressions, terrorisme d’Etat, pressions, violences policières, surveillance

Barrières policières à Lyon, acte XV

Les magouilles et violences des Pouvoirs

134 morts après une dégustation de glyphosate ! lol

Destructions écologiques et climatiques catastrophiques provoquées par le capitalisme et les civilisations industrielles

Pendant que le « grand débat national » met l’accent sur le rôle des individus dans la transition écologique, celui des grandes entreprises est largement laissé de côté. Au même moment, Total est autorisée à forer au large de la Guyane, l’industrie automobile pousse au développement de mégas 4x4, EDF continue de retarder l’essor des renouvelables et la grande distribution s’approvisionne massivement auprès d’exploitations agro-industrielles. Basta ! fait un passage en revue de secteurs où les multinationales françaises, avec l’appui des pouvoirs publics, bloquent ces changements qui deviennent chaque jour plus urgents.

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