Gilets jaunes - Revue de presse du 19-20 juin

par Auteurs divers.
Mis à jour le jeudi 20 juin 2019

Articles, posts, images, vidéos, témoignages... autour du soulèvement en gilets jaunes qui dure depuis le 17 novembre 2018.

Manifestations, résistances et actions

  • 22 JUIN : Loriol, rdv rond point d’Inter, manifestation déclarée de 9h à 18h
  • Post FB : Samedi 22 !! Pour répondre à l’appel national à se réunir de nouveau, le week-end des 22 et 23 juin, autour des ronds-points et des péages, les Gilets jaunes du Vaucluse, Drôme, Ardèche, ont prévu d’ouvrir les barrières d’autoroute dès 6 heures ce samedi matin. 👍
  • ▶️ APPEL NATIONAL À BLOQUER LES POINTS STRATÉGIQUES À PARTIR DU SAMEDI 22 JUIN - L’ÉTÉ SERA CHAUD, ONCHE RIEN (VIDEO) ✊
  • Cerveaux non disponibles : Bloquer un centre commercial, une autoroute, une raffinerie ou une plateforme logistique, ce n’est pas seulement exprimer sa colère, c’est décider qu’on remet la main sur le cours des choses. La question c’est comment éviter le retour à la normale...
Des catalans soutiennent les gilets jaunes

# Magnifique vidéo de Le Média TV !
GILETS JAUNES : LESVOLUTIONNAIRES DU XXIÈ SIÈCLE - Ils voulaient la fin des oppressions, la fin des tyrannies, la fin du glaive, la liberté, l’égalité, la fraternité, le pain pour tous. Ils semblaient des barbares, et ils étaient des sauveurs. - Par Victor Hugo.

qui sont les vrais bloqueurs ?

Analyses, idées

  • Le mythe du “petit patron qui galère” ou comment le “soutien au TPE-PME” sert le grand patronat – Intouchables entreprises privées, épisode II - Le petit patron qui galère, qui croule sous les charges, qui est submergé par les normes, qui se noie dans l’épaisseur du code du travail. Voici la figure systématiquement convoquée par chaque ministre chargé de défaire ce que des générations de lutte ont fait en terme de droits du travail, et de justifier des milliards transférés chaque année au profit de toutes les entreprises privées – petites comme gigantesques. Ce mythe mensonger masque la réelle répartition des entreprises en France et leurs situations concrètes.
  • “1 à 2 accidents mortels au travail par jour, et tout le monde s’en fout” (...) L’invisibilité médiatique des accidents du travail joue en faveur de cette sous-estimation. La façon dont des pathologies liées au travail sont traités sous l’angle du développement personnel (mieux respirer, faire de la méditation, faire de la natation sont devenus des réponses classiques à des troubles psychiques liés à un boulot stressant) est aussi un facteur de méconnaissance du phénomène dans la société. Au plus grand bonheur du patronat.
  • Le capitalisme ne sera jamais vert…
  • Les Premiers Agriculteurs (par Helga Vierich)
  • EUROPÉENNES : VICTOIRE D’EELV, DÉFAITE DE L’ÉCOLOGIE - "Les gens votent EELV parce qu’ils se disent que c’est quand même bien l’écologie. [...] L’écologie que propose Yannick Jadot n’est pas une écologie radicale. Beaucoup de gens diront que ça n’est pas un parti écologique."
  • Le raidissement répressif obligé du pouvoir contre la presse alternative
  • Macronie ! La naissance d’un état policier !
  • Haussmann ou le triomphe (toujours actuel) de la pensée bourgeoise de la ville - Sous le Second Empire (1852-1870), parallèlement à une des politiques les plus autoritaires et répressives du 19e siècle, Napoléon III dirige la modernisation d’ensemble de Paris, avec l’aide du baron Haussmann. Avec ses immenses percées, son architecture régulière, ses parcs et ses grandes places, la capitale aérée et assainie connaît un nouveau prestige et une splendeur que peu lui refusent. Le Paris d’Haussmann est sublime. Considérations esthétiques importantes, mais banales. On oublie trop souvent les enjeux stratégiques de cette rénovation d’ensemble, plus ou moins revendiqués par Haussmann lui-même. Les remettre à la lumière semble d’autant plus important que ces aspects problématiques traduisent une vision de la ville toujours largement dominante : une ville doit profiter aux plus méritants ; une ville ne doit pas s’abandonner à l’émeute ; une ville doit pouvoir assurer la circulation des hommes et des marchandises. Cette vision de la ville est en première instance celle de la bourgeoisie, méritante, effrayée par le désordre et n’empruntant la rue que pour aller d’un confort à un autre.

# L’ennemi sur un Plateau - Serge Quadruppani - À propos d’une opération de guerre psychologique du capitalisme vert - L’ennemi a plusieurs visages. Mais chacun de ces visages nous vise. Il y a le visage sans regard du robocop qui vise notre oeil avec son LBD. Il y a le visage au regard mort du manager, de France Télécom hier ou de la Sncf aujourd’hui, qui vise l’objectif de déflation du personnel. Il y a aussi, indispensable complément des deux premiers, la bonne bouille aux yeux rieurs des « jeunes » de La Bascule, « lobby citoyen et étudiant » qui annonce vouloir rassembler 50 000 personnes dans un « festival écolo de masse » à Gentioux-Pignerolles, fin août, sur le plateau de Millevaches. Mais que visent-ils ?
(...) son projet, et celui de ses soutiens, demeure inchangé : verdir le capitalisme.
L’opération dont la grande teuf de Gentioux-Pigerolles devrait être un des moments phares participe de ce grand mouvement international qui, à travers les marches pour le climat et sous le haut patronage de Greta Thunberg et Arnold Schwarzenegger, s’efforce de capter l’élan sincère d’une jeunesse particulièrement sensible à l’angoisse de la fin qui hante notre époque. Il s’agit d’intégrer ces énergies dans une forme de lobbying mondial qui prétend conjurer la catastrophe en s’adressant à ceux qui en sont les premiers responsables, sans jamais remettre en cause ni leur pouvoir, ni le système qu’ils servent – soit au final, en les renforçant, l’un et l’ature. C’est ainsi qu’on assiste à une mobilisation mondiale autour de cet objectif : utiliser la peur de la fin du monde pour sauver ce qui en prépare indéfiniment la fin.
(...) Dans le canton français, on a une tentative pour répéter aux dépens des luttes écologiques l’opération menée dans les années 80-90 par SOS-Racisme face aux luttes de quartiers contre les violences policières et à l’exigence d’égalité qui montait des banlieues : il s’agit, à coups de mégaconcerts, d’engagement « citoyen » du show-biz et de recrutement de quelques « rebelles », de stériliser une opposition qui, autrement, menacerait les fondements même du système. On va, assure La Bascule, « accélérer la transition écologique » : comme s’il existait aujourd’hui une « transition » dont il faudrait seulement changer le rythme, à coup d’éoliennes, de bio et de basse consommation ! Mais là où l’arnaque se précise c’est quand Rostolan annonce : « Nous travaillons à la mise en place de sessions de formation pour les candidats aux municipales de 2020, à déployer sur toute la France ». (...) En ce qui nous concerne, nous n’accepterons jamais de dialoguer avec quiconque ménage un gouvernement qui, du glyphosate au nucléaire, de la chasse aux bétonneurs du littoral, a toujours tout cédé aux lobbies mortifères. Et qui, depuis six mois, a réprimé un mouvement populaire avec une violence inédite qui lui a valu jusqu’aux remontrances répétées de l’ONU, remontrances d’ailleurs repoussées avec une arrogance digne d’un de ces pouvoirs autoritaires dont il prétend nous protéger. Entre la Macronie et nous, il y a désormais une morte, 24 yeux crevés, des dizaines de milliers d’arrestations arbitraires et l’abolition ultraviolente du droit de manifester. (...) cette opération devrait aussi être l’occasion de s’interroger sur les limites d’un modèle de pensée localiste qui imagine la transformation du monde comme le développement de « communes » sur des territoires libérés en peau de léopard. Les questions qui fâchent, celles du nucléaire ou de la présence policière, des transports ou des soins hospitaliers, par exemple, ne peuvent pas se résoudre à l’échelle locale.

Ecocide, destructions écologiques et climatiques catastrophiques provoquées par le capitalisme, le productivisme et les civilisations industrielles

https://vimeo.com/21922694

Répression policière et terrorisme d’Etat

# AVEC MACRON : UNE JEUNESSE QUI SE TIENT SAGE
- Encadrement militaire, répression policière : le régime veut mettre au pas les plus jeunes -
- En décembre 2018, le gouvernement Macron déploie contre la jeunesse une violence extrême. Le 5 décembre à Orléans, un lycéen de 16 ans a le crâne fracturé par un tir policier devant son lycée. Le même jour, Ramy, 15 ans, est blessé à l’œil à Vénissieux. Jean-Philippe, 16 ans, lycéen à Bézier perd un œil la même après-midi. Doriana 16 ans, a la mâchoire explosée le 3 décembre. Même sort pour Issam, 17 ans, à Garges-lès-Gonesse. Une cinquantaine d’adolescents sont blessés chaque jour. En moyenne, deux hospitalisations en urgence absolue pour chaque journée de la première semaine de décembre. Un véritable bain de sang, contre des lycéens. Un scandale historique, qui n’a pas suscité de réaction à la hauteur.
Et puis il y a les arrestations de masse. 3200 gardes à vue de mineurs pour la seule semaine du 3 au 10 décembre. 700 lycéens arrêtés rien que le 6 décembre. L’arrestation massive de Mantes la Jolie fait le tour du monde : 151 adolescents, les mains sur la tête, contre le mur, humiliés. Un policier s’amuse : « ça c’est une classe qui se tient sage ». C’est la plus grave vague de répression contre des mineurs de la 5e République. Le point culminant d’une répression qui touche depuis des années toutes les mobilisations lycéennes et étudiantes.
- Début juin 2019, le même gouvernement, celui fait tirer sur la jeunesse, lance son « Service National Universel ». Une version revisitée du service militaire, mais encore plus chauvin et abrutissant. Au programme : encadrement militaire, "entraînement commando", lever à l’aube et salut du drapeau. Les jeunes lycéens seront obligés d’endosser l’uniforme et de suivre des stages de formatages. Déjà, les premières images de ce SNU, diffusées par le gouvernement, montrent des lycéens en uniformes de policiers, chanter en boucle l’hymne national, et applaudir en rang derrière un ministre ou un militaire. Un cauchemar qui rappelle les images de sales périodes.
Pour organiser ce programme d’endoctrinement, le gouvernement va dépenser au moins 1,6 milliards d’euros par ans. Dans le même temps, il laisse s’effondrer la santé publique, l’éducation et les minimas sociaux, au prétexte « d’économies budgétaires ».
Macron frappe sur tous les fronts : il attaque l’éducation publique, il écrase toute parole contestataire de la jeunesse et il met en place un nouveau service militaire.
L’objectif est clair : mettre au pas les jeunes. Y parviendra-t’il ?

  • L’état déclare la guerre aux gilets jaunes
  • Collectif OEIL - Ce dimanche 16 juin 2019 à 6h, 7 policiers ont sonné à la porte de chez Leo Ks, photographe et vidéaste, membre du Collectif OEIL, pour l’interpeller. Il a été menotté et emmené en garde à vue au commissariat du XVe arrondissement de Paris. Lors de son interrogatoire, la police lui a reproché des faits de « dégradations au siège de la Poste ». il a été libéré le jour même, un peu avant 20h. (...) Par ces attaques, ce sont non seulement les journalistes qui sont visés ; c’est l’ensemble du mouvement qui est pris pour cible avec une volonté claire de criminaliser les luttes sociales et syndicales.
  • Les syndicats font la police dans les tribunaux - Les deux plus grosses organisations de policiers maintiennent une pression constante sur les juges et les politiques.
  • Six mois après les blessures : « Les violences policières ont ruiné ma vie » - Il y a six mois, ils ont été blessés par un tir de LBD ou des coups de matraque. Aujourd’hui, certains ont abandonné le gilet jaune, résignés et contraints par le porte-monnaie. D’autres sont encore traumatisés, allant parfois jusqu’à la dépression ou la décision de déménager. Retour sur les violences policières et les cicatrices indélébiles.
  • La Ligue des droits de l’Homme dénonce le harcèlement des opposants à Cigéo
« Police nationale, milice du capital ! »

# DEUX NANTAIS CONDAMNÉS POUR UNE « PENDAISON » SYMBOLIQUE DE MACRON - Le retour du crime de lèse majesté -
Les faits ont eu lieu à Nantes, bien avant le mouvement des Gilets Jaunes.
Le 7 avril 2018, lors d’une manifestation bon-enfant contre la politique du gouvernement, une marionnette en papier et en chiffon est jugée symboliquement par les participants. Sur cette marionnette, le visage d’Emmanuel Macron. Dans une cérémonie collective, avec des rires et des slogans, la marionnette est pendue. L’action est ironique, non-violente, banale, digne d’un carnaval. Cela fait des décennies que les figures au pouvoir sont caricaturées ou punies symboliquement dans les manifestations. Mais à présent, plus aucune contestation n’est tolérée par le pouvoir. Sans peur du ridicule, l’ensemble de la classe politique avait alors dénoncé dans les médias et sur le net un acte « inqualifiable ».
Mardi 18 juin 2019, plus d’un an après les faits, deux nantais passent en procès. Ils sont condamnés pour « outrage à une personne dépositaire de l’autorité publique en réunion » par le tribunal correctionnel de Nantes. La peine est légère, mais la condamnation, bien réelle, risque de faire jurisprudence pour tous les autres cas de pendaison ou de condamnation symbolique de Macron, effectuées par les Gilets Jaunes récemment. Le « crime de lèse majesté » est de retour. (...)

Magouilles, violences et mensonges du régime et de son monde

# Quand la réalité dépasse la fiction - A gauche, la réalité : des jeunes de 16 ans en uniformes, en rang. Au premier plan, le secrétaire d’Etat Gabriel Attal, principal promoteur du nouveau Service National, qui ressemble à une nouvelle organisation paramilitaire de jeunesse.
A droite, la fiction : des jeunes en uniformes, en rang. Une image tirée du film « La vague », qui raconte comment une expérience menée dans une classe de lycéens allemands sur les risques d’un retour à un système dictatorial se met à déraper. Si vous ne l’avez pas vu, faites le.

à gauche, le service national des macronistes, à droite, la fiction...

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