Gilets jaunes - Revue de presse du 17-18-19 février

Quel anticapitalisme ?, fin des systèmes représentatifs, grève pour le climat, répression numérique, gilets jaunes des quartiers populaires, dossier ressources naturelles...

par Auteurs divers.
Mis à jour le mardi 19 février 2019

Articles, images et vidéos autour du soulèvement des gilets jaunes. Cette page sera mise à jour au fur et à mesure les 17-18-19 février.

Analyses, idées

# Gilets Jaunes : ruptures et possibles - La suite possible de la présentation physique des gens, la puissance réelle qui peut en découler peut venir d’une telle position : être en mesure de décider, à partir de soi-même et avec d’autres, dans une volonté à porter un « pour tous ».
Une telle ténacité veut dire quelque chose : il y a volonté des gens à porter eux-mêmes leurs affaires, leur volonté, leur pensée.
Cela marque la fin de la légitimité de la représentation : toute la séquence où le parlementarisme était considéré comme le garant de la démocratie et sa seule forme possible se termine. Au contraire, la représentation parlementaire apparaît aujourd’hui pour ce qu’elle est : une façon d’opprimer les gens, d’imposer des choix contre eux, contre le bien public et l’intérêt général, et de le faire au nom de la défense de la démocratie et de la république : « le vote a eu lieu, vous devez accepter et vous taire, vos représentants savent ce qui est bien pour vous ». Avec le mouvement actuel, tout cela vole en éclats.

Cette volonté de se présenter soi-même a mis en évidence que ce que pense un « jojo en gj » compte autant que ce que pense un ministre, ce qui ébranle toute la construction politicienne des partis, des élus, du gouvernement, du président, comme seules instances pensantes et décisionnaires possibles.
Qu’on ne s’y trompe pas : le débat n’est pas sur la violence et la non-violence, il est sur la capacité des gens ou l’impuissance ; il est sur la possibilité de faire puissance sans prendre, d’une manière ou d’une autre, le pouvoir d’Etat. Exister en se tenant à distance de l’Etat.
Nous proposons de réfléchir, en situations, à ce que dit vraiment cette prescription issue d’un débat en réunion : « la puissance, c’est de ne plus faire par rapport à en face, mais c’est de tenir dans la durée ce que tu penses et veux toi-même, pour tous ».

# Bruno Latour : « Les Gilets jaunes sont des migrants de l’intérieur quittés par leur pays » - Qu’est-ce que le mouvement des Gilets jaunes révèle de l’épuisement de l’organisation politique et économique de notre société ? Quel est le rôle de l’État ? De la société civile ? Quelle place occupe l’écologie dans la transformation de la société ? Dans cet entretien, Bruno Latour livre ses réflexions sur ce moment politique « enthousiasmant ». - dès qu’on commence à discuter d’une maison, d’agriculture, de voitures ou de déplacements, on se rend compte que chaque sujet est attaché à beaucoup d’autres produits qui viennent de plus ou moins loin, et que tout est lié par des réseaux de dépendance. Cela permet de se rendre compte que les questions dites « écologiques »ne sont pas extérieures aux préoccupations dites « sociales » mais au contraire intérieures. - La solution n’est pas d’inventer une nouvelle institution alors que les institutions se sont vidées depuis longtemps faute de société civile active. (...)
La politique, cela tourne autour d’objet de dispute précis, des affaires, des causes, des « concernements ». Une généralité, ça ne fait pas de la politique sauf si l’on s’adresse à l’État ou si l’on prétend prendre sa place. Mais l’État aujourd’hui est totalement incapable d’anticiper ce qu’il faut faire pour passer du système de production visant le développement à l’infini, à un système qui suppose de pouvoir durer sur un territoire viable. Son maillage territorial est complètement inadapté à ce changement radical de mode de subsistance. Donc, il est sûr que si l’on ne fait qu’adresser des opinions à un État sourd et inerte, même si on adresse 3 millions d’opinions, cela ne sert à rien. (...)
Les cahiers de doléances de 1789 décrivaient leurs situations et les injustices qui sont liées. Ils faisaient exactement ce que ne fait pas le « grand débat national » : la description précise de la situation. Le « grand débat » recueille des opinions ; c’est un vaste sondage sans même le respect des statistiques.
C’est important que les malheureux sujets néolibéraux retrouvent des liens de parole et de solidarité, oui, mais ce n’est pas leur faire injure que de reconnaître que c’est juste le début. Ensuite, il faut passer à la description des situations concrètes pour qu’on commence à repérer les intérêts divergents et voir avec qui on s’allier contre qui. Cela m’étonnerait beaucoup que, dans un rond-point, si on poursuivait la description des conditions de subsistance de chacun, on maintiendrait la chaude unanimité que nous décrivent les journaux.
J’ai lu plusieurs fois des propos de Gilets jaunes dire : « On s’entend très bien, mais on évite de parler des sujets qui fâchent. » Si on est bien ensemble mais qu’on évite les sujets qui fâchent, on ne fait pas de la politique ! Ce qui est rageant, c’est de voir qu’ils essaient de se battre mais qu’on les a forcés à être des individus néolibéraux à opinions personnelles et que cela les paralyse d’autant plus que l’État auquel ils s’adressent est aux abonnés absents, par définition. On sait bien, tout le monde l’a dit, on ne fait pas une société avec des individus. Seulement, avant la période actuelle, on n’avait jamais eu de « vrais individus ». Maintenant, on les a. Voilà, de vrais sujets totalement isolés les uns des autres comme des lentilles dans un sac de lentilles. Comment faire de la politique avec ça ?
(...)
Et, c’est là évidemment la partie positive du mouvement des Gilets jaunes : des gens se remettent à parler, à rétablir la base humaine normale. Mais, l’étape suivante c’est de dire : « Mais où sommes-nous ? » Et ensuite seulement : « Que voulons-nous faire ? » De toute façon, il est impossible que les revendications, si elles deviennent concrètes, soient les mêmes partout.
Nous vivons bien une « crise de subsistance ». Nous nous apercevons qu’il faut se poser la question : « Que fait-on quand les insectes, les glaces, les êtres vivants disparaissent ? »
Ce moment est à la fois enthousiasmant d’un point de vue politique — c’est le bon côté de ce qui se passe en ce moment — et désespérant parce que devant cette nouvelle situation, on construit pour l’instant une scène d’émotions et de paroles inadaptée. On en reste à : « J’ai mon opinion, je l’exprime et je suis content » et je l’adresse à l’État avec la confiance totale dans sa capacité d’action et je m’indigne qu’il n’agisse pas ! Comment l’État peut-il répondre à 600.000 opinions ? Il ne fera que choisir deux ou trois trucs et se modifiera à la marge. Ce n’est pas à l’État qu’il faut s’adresser.
(...)
il ne faut pas rater l’occasion pour que des gens nombreux s’aperçoivent de la différence énorme entre exprimer une opinion sur une injustice en l’adressant à l’État, et s’organiser eux-mêmes pour démêler dans leurs conditions d’existence avec qui s’associer contre qui. Ce sont les désaccords sur des questions qu’il faut creuser, et au début elles sont forcément locales, précises. Ensuite, ces questions se délocalisent mais elles ne deviennent pas générales et globales pour autant.

# L’anticapitalisme est-il toujours de gauche ? - En ces temps de saines agitations il semble intéressant d’approfondir ce que peut porter le fameux slogan anti anti anti capitaliste. Il ne s’agit pas de s’opposer à des dérives d’un systèmes carnassier en se protégeant derrière des frontières ou des drapeaux, mais bien de foutre à bas la propriété, l’Etat et tutti cuanti...

  • Qu’est-ce que le municipalisme libertaire ?
  • Renaud Duterme : « Le fil rouge de l’effondrement, c’est l’explosion des inégalités » - Depuis que Pablo Servigne et Raphaël Stevens ont publié un petit livre intitulé Comment tout peut s’effondrer (2015), le sujet est à la mode [1] . Les auteurs sont régulièrement invités dans les médias pour évoquer la « collapsologie », concept qu’ils ont forgé pour étiqueter cette « science » de la mort des civilisations. Leur postulat de départ n’a rien de farfelu : nous serions au bord d’une grave crise aux motifs complexes et il conviendrait d’ores et déjà de s’y préparer. D’où le titre de leur dernier ouvrage : Une autre fin du monde est possible [2]
    Problème : si la probabilité d’un effondrement général crève les yeux, les ouvrages de ses thuriféraires manquent singulièrement de mordant, versant même dans des passages new age un peu trop lénifiants. On n’y trouve aucune critique réelle du capitalisme ou de l’explosion des inégalités sociales à l’échelle de la planète. Un manque comblé par l’essayiste Renaud Duterme, qui a publié un ouvrage mettant en avant l’aspect politique de la question : De quoi l’effondrement est-il le nom ? [3] Un livre qui rappelle que la fin du monde aussi est affaire de lutte des classes. Entretien.
De l’audace, toujours de l’audace !

Manifestations et actions

# Préparons la grève pour le climat !
Depuis plusieurs mois ont eu lieu à Rennes et partout en France de nombreuses "marches pour le climat". Malgré le nombre important de participant·e·s et l’urgence de la situation, le gouvernement n’a rien fait, à part créer une taxe supplémentaire sur les carburants, qui outre son inutilité, précarise une fois de plus les plus démuni·e·s d’entre nous.

Alors que nous sommes à l’aube d’une sixième extinction de masse, qui a déjà commencé et n’est pas prête de s’arrêter, alors que tous les experts qui se sont penchés sur la question du réchauffement climatique nous disent qu’il faut agir maintenant, et pas dans deux ou cinq ans, alors qu’une centaine d’entreprises sont responsables de 70% des émissions de gaz à effets de serre et que les produits que nous achetons on fait plusieurs fois le tour du monde avant d’arriver entre nos mains, pour que certain·e·s puissent s’enrichir à outrance, le gouvernement fait une taxe sur le carburant... Autant dire qu’on n’est pas sorti de l’auberge.

A côté de cela le mouvement des Gilets Jaunes a pris une ampleur très importante, et a poussé Macron à reculer. Certes ce n’est pas encore une victoire, mais le simple fait de faire vaciller Jupiter sur son trône est un exploit étant donné la violence de la répression, tant policière que judiciaire, organisée par ce dernier. Les Gilets Jaunes ne gagnent pas grâce à leur nombre, ou grâce au soutien de l’opinion publique, iels gagnent grâce à leur ténacité, iels gagnent parce que semaine après semaine, malgré les personnes éborgnées, défigurées ou mutilées, iels reprennent systématiquement la rue, iels perturbent l’économie et laissent un joyeux bordel partout où iels passent.

Face à ce constat, il semble évident qu’il nous faut changer de mode d’action. Les marches pour le climat ont permis de rassembler de très nombreuses personnes, il est maintenant temps de lancer la contre-attaque face au gouvernement et au patronat !

Le 15 mars Youth For Climate appelle à une journée de grève et de mobilisation pour le climat, suite aux énormes grèves et manifestations de la jeunesse dans les pays du nord, en Belgique et au Luxembourg. Retrouvons nous ensemble pour en parler et déterminer ce qui sera fait

14e sommation : cassez-vous !!!

Répressions

# L’avocate Alice Becker fait le point sur les arrestations de Gilets Jaunes et la justice expéditive et d’une sévérité exemplaire qu’ils subissent :

https://www.youtube.com/watch?v=5tjR65X7a28
  • Le gouvernement français mobilise désormais les enfants pour sa propagande contre les Gilets Jaunes - la mise en scène des responsables politiques d’un régime avec des enfants pour véhiculer un appel au loyalisme.
  • Témoignage sur FB : Aujourd’hui j’étais rue Marbeuf, avec un casque presse. Pour avoir filmé, j’ai été arrêté discrètement à 19h50 toujours dans la rue Marbeuf par 4 policiers qui ont démonté ma caméra, sorti ma carte mémoire et l’ont brisée en deux. Je n’ai rien pu faire, dès que je bougeais, ils me menaçaient de rébellion. J’ai réclamé les numéros RIO (matricule) ils m’ont répondu "on est pas des filles faciles, on file pas nos numéros comme ça". Peut-être certains d’entre vous m’ont entendu hurler en suivant ces 4 flics dans l’avenue des champs Élysées, en demandant aux gens de les prendre en photo, si c’est le cas prévenez-moi pour être témoins. Je vais déposer plainte. J’ai heureusement retrouvé la photo de l’un d’entre eux dans mes archives.
  • « Il y a une campagne mondiale de diffamation et de criminalisation visant les défenseurs des droits humains » - Les Nations unies ont fêté les 70 ans de la Déclaration universelle des droits de l’homme. Considérés comme des « défenseurs des droits humains », des femmes et des hommes les font vivre au quotidien : des journalistes, des lanceurs d’alerte, des blogueurs, des syndicalistes, des membres d’ONG, des magistrats, des activistes... Ils sont désormais la cible « d’une véritable offensive » au niveau mondial, selon le rapporteur spécial de l’Onu Michel Forst. Non seulement au sein des dictatures, mais aussi de la part de certains gouvernements européens, sud-américains, ainsi que d’entreprises multinationales. Entretien.
  • Acharnement judiciaire contre les Gilets Jaunes - Une synthèse des audiences de comparutions immédiates au Tribunal de Lyon après les manifestations du samedi.
  • Acte XV des Gilets jaunes à Clermont-Ferrand ce samedi : des premières mesures de sécurisation en place
Boucherie Castaner

# Désarmons-les
Nous venons d’apprendre qu’une 21e personne a été éborgnée par un tir de LBD 40, le 27 novembre 2018 dans le cadre des manifestations de gilets jaunes à Saint Louis de la Réunion.
JACKY SINEDIA EST LA 3EME PERSONNE ÉBORGNÉE DANS LES 15 PREMIERS JOURS DU MOUVEMENT DES GILETS JAUNES A LAUNION.
Précisons que dans le silence le plus total, le procureur de la République a classé sa plainte sans suite en moins d’un mois, prétextant qu’on ne pouvait identifier l’auteur du tir !
Source : presse écrite locale. Merci à la personne qui nous a fait parvenir l’information.
Nous avons décidé de mener une enquête spécifique sur les conditions dans lesquelles les forces de l’ordre répriment les mouvements populaires à la Réunion. Les témoignages que nous avons reçu nous laissent penser que les révoltes sur place ont subi un traitement particulier, digne du maintien de l’ordre colonial.
TOUT NOTRE SOUTIEN AUX COLONISE-ES DE L’INTÉRIEUR, QUILS VIVENT DANS LES BANLIEUES FRANÇAISES OU DANS LES "DOM-TOM" !!!
Nous invitons toutes les témoins sur place à La Réunion à nous adresser leurs témoignages, analyses et images à l’adresse suivante : desarmons-les riseup.net

Les magouilles des Pouvoirs et des gros capitalistes

Les alliés des flics

# « GENERATION HATE » : LE VRAI VISAGE DE L’EXTRÊME DROITE
- Un reportage à voir et faire voir en période de crise sociale et politique -

Alors que différents groupuscules racistes et fascistes tentent d’infiltrer les luttes sociales, et en particulier les manifestations des Gilets Jaunes, il est plus important que jamais de s’informer sur l’extrême droite. Du point de vue historique, cette tendance politique a toujours été du côté de l’ordre policier, des grands patrons et des pouvoirs autoritaires. Tout l’inverse des valeurs portées par les révoltes en cours. Mais au delà de la théorie, un reportage donne un aperçu concret, réel, des agissements de l’extrême droite française actuelle. Il faut voir, revoir et partager cette longue enquête intitulée « Génération Hate », sur le groupe Génération Identitaire.

Ce reportage en deux parties livre des images brutes, captées dans le local du groupe à Lille. Il n’y a pas de tromperie, pas d’exagération : ce sont les agissements et les paroles de ces militants d’extrême droite qui sont filmés en caméra cachée par un journaliste infiltré. Le film met en lumière les propos racistes, la violence et les menaces d’attentats dont sont responsables des membres du groupuscule identitaire et de leur bar : La Citadelle.

On y voit notamment ces militants tabasser une passante maghrébine dans la rue : « Meuf ou pas meuf, c’est des rebeus ! Elle a dû bien la sentir parce que moi j’ai pas mal ! »

L’auteur des coups déclare plus tard qu’il veut faire « un carnage » contre « une mosquée, n’importe quoi. Même en voiture bélier, je prends ma voiture, baaaaam ! ». Les mêmes militants crient dans les rues « sales bougnoules » ou « sieg heil ».

Cette enquête met aussi en lumière les liens étroits entre Marine Le Pen et ce groupuscule néo-nazi, révélant ainsi de façon indiscutable que derrière la façade respectable donnée par le Rassemblement National, se trouvent des groupes haineux, violents, et dangereux. On voit notamment des responsables du RN venir dans le bar identitaire.

Ce reportage a été tourné à Lille, dans une ville habituée à la violence des groupes d’extrême droite. En effet, plusieurs personnes sont mortes noyées dans une rivière lilloise après avoir été frappées par des skinheads néo-nazis. Une friterie tenue par un autre chef identitaire a été pendant des années le lieu de rencontre et d’actions violentes pour l’extrême droite lilloise. Ce même chef identitaire est aujourd’hui emprisonné pour avoir trafiqué des armes avec des réseaux djihadistes, avec la complicité d’un gendarme. Une histoire incroyable mais vraie. Bref, le contexte local du nord de la France est particulièrement inquiétant.

Aujourd’hui, les identitaires organisent justement ce weekend dans leur local une « soirée djellaba » pour se moquer du reportage. En toute impunité.

C’est cette même extrême droite qui tente d’infiltrer les Gilets Jaunes, alors qu’elle a toujours été l’ennemie des luttes sociales et des révoltes. Elle a toujours été du côté de la police. Elle a toujours tenté de détourner les colères sociales légitimes vers d’autres personnes plus démunies, en particulier les immigrés, au lieu de s’en prendre aux puissants.

Voici les deux épisodes à voir (on prévient, ça fait parfois bizarre pour les francophones, car ce sont des reportage en anglais sous-titrés en français) :
Partie 1 : https://youtu.be/Il2GbD4mrrk
Partir 2 : https://youtu.be/_kEgufjqlio

Destructions écologiques et climatiques catastrophiques provoquées par le capitalisme et les civilisations industrielles


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