Gilets jaunes - Revue de presse des 24-25-26 mars

Le terrorisme de l’Etat au grand jour, toujours des cabanes partout, Rebellion contre ce qui détruit le climat et le vivant, l’Australie brûle, on a perdu l’Arctique...

par Auteurs divers.
Mis à jour le mardi 26 mars 2019

Articles, posts, images, vidéos, témoignages... autour du soulèvement en gilets jaunes qui dure depuis plus de 4 mois.

# ON N’ARRÊTE PAS UN TORRENT D’ESPOIR AVEC DES BARRAGES POLICIERS - Une nouvelle fois, les GJ ont déjoué les plans du pouvoir pour mettre un terme au mouvement. Ni l’appel à l’armée, ni les interdictions de manifester ni l’augmentation des amendes n’ont pu stopper la mobilisation. Pas plus que la campagne de diabolisation suite aux dégradations du 16 mars. (...)

Avignon GJ le 30 mars

# Rosanna Lendom, avocate : " J’ai vécu dans des pays en guerre civile, occupés par des armées étrangères, et dans des pays de dictature. J’ai de plus en plus de difficultés à percevoir ce qui nous distingue en France.
Je peux vous dire que vu la manière dont magistrats, policiers, et donneurs d’ordre se sont affranchis des dispositions du code de procédure pénale dans le cadre de la répression des manifestants à Nice, nous sommes clairement sortis de l’état de droit. Nous en sommes au fichage des citoyens. Nous ne sommes plus à un point de bascule. Nous avons basculé. Je n’en ai pas dormi de la nuit. Ce matin, j’en ai pleuré".

# 350 universitaires se déclarent « complices » des gilets jaunes - « Prenant acte de cette aggravation exponentielle des tendances autoritaires du pouvoir et des institutions, nous enjoignons toutes et tous les ami.es de la liberté à ne pas céder un pouce de terrain face à la répression et à s’organiser pour y faire face. »

Manifestations, résistances et actions

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# ACTE 19 A NANTES : LA LUTTE NE S’ESSOUFFLE PAS, ON TENTE DE L’ASPHYXIER - Répression hors du commun et rassemblement interdit. Blocage économique et manifestation improvisée dans le centre. Mobilisation en hausse au niveau national -
Toute la semaine, les menaces les plus affolantes ont été proférées par la classe politique et les éditorialistes sur les plateaux télés. Gilets Jaunes qualifiés de « terroristes », menaces de tirs à balles réelles, déploiement de l’armée, batterie de mesures hautement liberticides. L’histoire de France bascule sous nos yeux. Cette politique de la terreur n’a pas découragé les Gilets Jaunes. Dans tout le pays, des manifestations le samedi 23 mars. A Nantes, la mobilisation ne s’essouffle pas : elle a été asphyxiée.
Plutôt que de se risquer le centre-ville, l’appel de ce samedi se situe sur la route de Vannes. L’artère commerçante la plus fréquentée de la métropole, en périphérie de Nantes. Une route sans vie. Une enfilade de concessionnaires auto, de magasins sans âmes, de sièges de multinationales et de grandes surfaces. L’incarnation du monde de la marchandise et du profit.
Malgré cet appel hors du centre-ville, la répression s’est déchainée. Implacable. L’ensemble de la zone était militarisée. Quadrillée par différentes forces de police, avec de nombreux check-points. Les véhicules contrôlés, les passants fouillés. Des manifestants sont arrêtés et mis dans des camions cellulaires avant même d’atteindre le point de rendez-vous. Beaucoup de matériel est confisqué, notamment des produits de soin.
Dans ces conditions, il est extrêmement difficile de tenir même un simple rassemblement. Ramener une pancarte ou un gilet jaune relève de l’exploit. « J’ai été contrôlé 6 fois avant d’arriver » raconte un homme, « et moi 5 ! » répond une jeune femme. Un petit cortège se met en marche, timidement, sous le soleil. La foule gonfle en avançant, jusqu’à atteindre au plus fort environ 600 manifestants. Mais la manifestation n’aura pas lieu. Après quelques minutes de marche à peine au milieu d’une artère verrouillée par les forces de l’ordre, c’est un déluge de lacrymogène. Tous les magasins ont fermé leurs portes.
Des gendarmes, en batterie, tirent sans discontinuer des grenades sur toute la longueur de la route. Un gaz très concentré, particulièrement toxique. La scène a de quoi rendre incrédule : on tire sur une foule nue, désarmée, passive, à visage découvert, qui n’a fait que chanter quelques slogans. Mais ce n’est pas tout. Castaner a donné l’ordre « d’aller au contact ». Ordre respecté : tout en continuant à gazer, les gendarmes vont charger en courant sans s’arrêter vers les manifestants restants. Les personnes les plus âgées ou les plus fatiguées sont bousculées car elles ne courent pas assez vite. Une personne reçoit un tir de grenade dans la tête. Pure violence gratuite. On comprend aisément qu’une dame ait été gravement blessée à Nice, dans des conditions similaires.
Le cauchemar continue. Des camions banalisés sillonnent l’avenue et ses alentours. Des hommes cagoulés en surgissent pour chasser des manifestants. C’est la fameuse unité « anti-casseurs ». Les personnes arrêtées sont molestées, insultées, humiliées. Des courses poursuites ont lieu dans des rues pavillonnaires. Après un moment d’hébétude, une partie des manifestants se donne rendez-vous dans le centre-ville.
Prenant de vitesse la répression, 200 personnes vont défiler dans les rues d’habitudes interdites par la police. Un petit moment de liberté, qui prouve qu’il est possible de déborder même les pires situations répressives en étant mobile et réactif. Assez vite, le dispositif arrivent, et nasse les derniers manifestants. Des arrestations et quelques affrontements auront lieu jusqu’à la Gloriette.
C’est donc un blocage économique, largement réalisé par les forces de l’ordre elles-même, suivi d’une cortège sauvage dans le centre qui ont eu lieu. A part à Nice, il semble que, malgré les menaces gouvernementales, des manifestations aient pu se tenir un peu partout ailleurs. Il y avait même plus de manifestants que la semaine dernière. Nantes bénéficie donc d’un traitement spécial lors de cette journée, alors même qu’aucune interdiction de manifester n’avait été annoncée. Le fait de décentrer le lieu de mobilisation n’a pas permis de faire descendre la pression policière. Au contraire, les Gilets Jaunes ont été violentés loin des regards.
Pour retrouver du souffle et éviter l’asphyxie, lors des prochaines dates, sortons des écrans, retrouvons nous plus nombreux et déterminés que jamais, unis et solidaires !

Nantes 23 mars
  • Malgré les menaces, les Gilets jaunes manifestent plus nombreux encore - Après les annonces marquant une escalade répressive en ce début de semaine, l’objectif du gouvernement était de rétablir l’ordre après l’acte 18. Si Christophe Castaner s’est enorgueilli en fin de journée, déclarant que « l’ordre républicain a bien été maintenu », cela exprime en définitive les difficultés persistantes du gouvernement face au mouvement des Gilets jaunes. Sinon comment expliquer que, 4 mois après le début du mouvement, se repose cette même question déjà posée lors du soulèvement du 1er décembre. Preuve que les contradictions du gouvernement sont loin d’être résolues comme en témoigne notamment la hausse de la mobilisation pour l’acte 19 qui montre bien que les Gilets jaunes ont réaffirmer massivement leur droit à manifester et la volonté de se battre jusqu’au bout pour défaire Macron.
  • Aux Champs-Elysées la la la la la - La balade d’un provincial a Paris, ou comment l’action des Champs-Élysées a ensoleillé mon week-end. - Mieux qu’une simple convergence, ils auront fait de ces combats une seule et unique lutte pour la justice climatique, sociale et économique. Une lutte pour la vie contre le pouvoir mortifère. Pour ne pas comprendre ça, il n’y a que deux solutions, la malhonnêteté ou la bêtise.
  • Ce jour là il faisait beau - « Alors devant le Fouquet’s en ruine tout le monde s’est marré. Tout le monde. Et tout le monde a bu une rasade dans une bouteille sortie du bar. Tout le monde. »
  • Violences et affrontements au Mans entre forains et forces de l’ordre - Les forains protestent contre le refus d’autoriser une fête foraine en centre-ville. Le maire, Stéphane Le Foll, a parlé d’« une violence insurrectionnelle inacceptable ».
  • Le rose et le jaune - « Et si on giletjaunait les marches des fiertés ? »
  • A Toulouse et dans le reste de la France : la mobilisation continue, malgré la tension
  • A Paris, les « gilets jaunes » dans la rue malgré les menaces
  • [Acte XVIII] De l’autre côté du miroir - Retour sur la journée insurrectionnelle du 16 mars 2019
Ils éborgnent ceux qui ouvrent les yeux

Analyses, idées

# Trois textes d’analyse lyonnais sur l’émeute parisienne de l’acte XVIII et ses conséquences répressives - Après les scènes d’émeutes, les symboles du pouvoir en flamme et le paradis des riches saccagé, le pouvoir se réveille et montre les crocs en annonçant encore et toujours de nouvelles mesures de répression. Trois textes d’analyse reviennent sur les évènements du samedi 16 mars 2019 à Paris et ses conséquences politiques, médiatiques et répressives.

  1. L’Etat et la doctrine de la fermeté
  2. L’après acte 18 à Paris : l’Empire contre-attaque
  3. Jaune. Vert. Rouge ?

# Jean-Paul Jouary : « De tout temps, les démocrates ont refusé le suffrage universel » - Nous ne sommes pas en démocratie. Nous ne sommes pas non plus, en France, en dictature. Et c’est précisément parce que la vie politique a été réduite à cette opposition que nous sommes impuissants. Rousseau aimait à dire qu’aussitôt l’élection passée et les membres du parlement élus, le peuple redevient esclave. Être représenté, ajoutait-il, est une idée récente dans l’histoire des humains. Les gilets jaunes ont remis sur le devant de la scène cette critique historique de la confiscation démocratique au nom de la « démocratie représentative ». Nous en discutons avec le philosophe Jean-Paul Jouary, auteur, depuis les années 1970, de près de 30 ouvrages et ancien rédacteur en chef de l’hebdomadaire Révolution. Comment le peuple peut-il « se gouverner » et non plus être dirigé ?

# Violences policières « en marge » des manifestations : les mots pour (ne pas) le dire - « Blessures, mutilations, violences, tirs dans le dos », « mise en place de dispositifs générant de fortes tensions », « usage non conforme de l’armement », « répression sans discernement », « mise en danger d’autrui », « abus de pouvoirs, humiliation, injures, menaces »… Autant de phénomènes observés et rapportés dans un « Rapport d’information sur les actions de maintien de l’ordre menées depuis le début des manifestations d’opposition à la loi sur le travail en février 2016 » publié par Reporterre et consacré aux pratiques de « maintien de l’ordre » pendant la mobilisation contre la loi Travail [1].
Pourtant, la presse (qu’elle soit locale ou nationale) ne l’entend souvent pas de cette oreille. Les pratiques policières y sont au contraire présentées de façon récurrente comme des « réponses » – des « ripostes » – efficaces, dont les objectifs et les conséquences sont évoqués dans des formules toutes faites mais qui sont loin d’être neutres, et les avalisent [2]. Petit lexique pour temps de mobilisation, ébauché à partir d’articles de la presse locale et nationale sur la mobilisation contre la loi Travail à Rennes, sur la période mars-juin 2016.
- Analyses critiques sur les manipulations merdiatiques et policières

Répression policière et terrorisme d’Etat

Au Mans des forains se révoltent pour défendre leurs moyens de subsistance
  • 2016 déjà, en banlieue : Qui nous protège des flics ? - Melun. La police tire au flash-ball sur une fille de 11 ans - Ce mardi soir, aux alentours de 20 heures, des échauffourées entre un groupe d’une trentaine de personnes et les forces de l’ordre ont éclaté à Melun (Seine-et-Marne), dans le quartier de Montaigu. Une fille de 11 ans, accompagnée de sa sœur et qui rentrait de chez une amie, a été touchée par deux tirs de Flash-Ball.
  • Vendredi 22 mars a eu lieu à Rennes la deuxième marche pour le climat
    Le rassemblement place de la mairie et la manifestation se sont dans un premier temps déroulés dans une ambiance bonne enfant, mais les manifestant·e·s sur place ont été très étonné·e·s de constater l’ampleur du dispositif policier. En effet ce dernier était bien plus conséquent que la semaine passée, alors même que le nombre de manifestant·e·s était plus faible. On peut également noter que les forces de l’ordre à proximité du cortège dissimulaient leurs visages derrière des cagoules, et que plusieurs d’entre eux portaient des LBD (lanceurs de balles de défense, responsables d’un nombre conséquent de blessures - 17 personnes éborgnées depuis le début du mouvement des Gilets Jaunes d’après le journaliste indépendant David Dufresne). Étonnant si on considère le déroulement de la première marche, durant laquelle les forces de l’ordre avait été presque totalement absentes, sans que la ville ne soit mise à feu et à sang pour autant...
    Vers 15h, le cortège a subitement accéléré en direction du centre commercial "Colombier". Le but était de pénétrer dans le centre commercial, et d’y effectuer un sit-in pour y dénoncer les effets catastrophiques du modèle économique productiviste et capitaliste sur l’environnement. Ce mode d’action est totalement non-violent, aucune dégradation n’avait été commise avant cette action, et personne dans la manifestation ne dissimulait son visage. Bref, rien ne justifiait une intervention policière. Malgré cela, la Police a chargé le cortège. Après la saisie de deux banderoles, de deux mégaphones et l’interpellation d’un étudiant déguisé en ours polaire*, finalement relâché après une vérification d’identité, le cortège a pu s’éloigner du centre commercial. Quelques minutes plus tard, alors que le cortège se dirigeait (toujours très tranquillement) vers le mail pour y tenir une Assemblée Générale, le cortège a été immobilisé, nassé, puis dispersé par la Police. Plusieurs manifestant·e·s ont été contrôlé·e·s après la dispersion, et certain·e·s ont été emmené·e·s au poste de police pour une vérification d’identité.
    Le moins qu’on puisse dire est que ce comportement des forces de l’ordre nous interroge. En effet à l’heure où le gouvernement renforce l’arsenal policier (officiellement pour lutter contre la casse), voir des jeunes mobilisé·e·s pour leur avenir être victimes de la répression ne peut que nous inquiéter, sans nous surprendre malheureusement, les 19 semaines de mobilisation des Gilets Jaunes nous ont déjà prouvé que le Président actuel et son gouvernement n’ont pas une grande tolérance vis à vis des mouvements contestataires. On peut également s’interroger sur le message envoyé aux personnes souhaitant se mobiliser. Faut-il comprendre que la liberté de manifester s’arrête où commence le commerce ?
    Nous tenons à protester contre cette répression policière totalement injustifiée, et à réaffirmer notre soutien aux jeunes mobilisé·e·s pour protéger l’environnement.
    * Pendant son interpellation, l’ours polaire s’est notamment vu signifier par les policiers que "l’anticapitalisme n’a rien a faire dans une manifestation écolo"... C’était visiblement la véritable raison de son interpellation, un peu léger non ?
    A cela s’ajoute divers propos pour le moins étonnants ("On doit déjà avoir une fiche sur toi", "Attention ça filme" adressé à un policier par son collègue, etc).
  • Alex, arrêté dimanche sur une action antipub pacifiste est en Garde à Vue : appel à rassemblement à 8h00 à Marius Berliet
L’Australie part en fumée

Destructions écologiques et climatiques catastrophiques provoquées par le capitalisme et les civilisations industrielles

Sans commentaire
Si vous désirez une image de l’avenir, nous dit l’aimable tortionnaire de 1984, imaginez une botte piétinant un visage humain… éternellement
Le monde de Big Brother, c’est maintenant ! Merci macron, merci les grands capitalistes et tous ceux qui ont laissé faire en restant en pantoufles

Magouilles et arnaques du régime et de son monde

# NOUVEAU MONDE, MÉPRIS ET VIOLENCE D’ÉTAT

En 1986, lors d’un grand mouvement étudiant, le jeune Malik Oussekine tombait sous les coups de policiers aux abords d’une manif. Ce drame avait provoqué un scandale national, une forte réaction dans la rue et la suppression des "voltigeurs", ces policiers à moto, responsables des violences, et aujourd’hui réintroduits par le gouvernement pour chasser les contestataires.

A l’époque, le ministre de la sécurité, Pandraud, avait provoqué une énorme polémique en culpabilisant la victime et ses proches. A propos du défunt, qui était insuffisant rénal, il avait dit : "si j’avais un fils sous dialyse, je l’empêcherai de faire le con la nuit".

Aujourd’hui, alors qu’une retraitée de 71 ans a été très gravement blessée à Nice lors d’une charge de la police contre un cortège pacifique, Macron fait exactement la même chose "quand on est fragile, qu’on peut se faire bousculer, on ne se met pas dans une situation comme celle-ci".

En gros, la police est tellement violente, que les mobilisations et leurs abords sont des lieux dangereux pour toute personne fragile, malade, âgée. Et toute blessure grave, mutilation, ou pire, est de la responsabilité de la victime. Des propos abjects, qui visent à terroriser et culpabiliser celles et ceux qui prennent la parole.

Pour rappel, en 1986, un ministre avait démissionné, des policiers avaient été sanctionnés, l’ensemble des institutions, syndicats, associations étaient descendus dans la rue. En 2019, le gouvernement a provoqué la mort d’une femme de 80 ans, des dizaines de mutilations à vie, des centaines de blessures graves, des milliers d’atteintes physiques et une attaque sans précédent contre les libertés fondamentales. Quasiment sans réaction.

C’est dingue que leur "nouveau monde" ressemble à l’ancien. En pire.

1986-2019 : les tyrans brutaux se suivent et se ressemblent
Big Brother Castaner, dit la brute : « les flics n’agressent pas et ne visent pas la tête »

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