Gilets jaunes - Revue de presse des 13-14-15-16 avril

par Auteurs divers.
Mis à jour le mardi 16 avril 2019

Articles, posts, images, vidéos, témoignages... autour du soulèvement en gilets jaunes qui dure depuis 5 mois !

Manifestations, résistances et actions

# ACTE 23 : Tous en Aftermanif pour le carnaval jaune et nocturne - Samedi 20/04 à Paris, la fête des GJ se prolonge la nuit avec un carnaval des régions et des cultures - Ce 20 avril, des milliers de GJ vont venir à Paris pour crier une nouvelle fois leur ras-le-bol de ce système injuste et d’un pouvoir méprisant, qui s’enferme dans sa bulle dorée.
Chacun manifestera comme il le souhaite. Mais cette fois, quand la journée sera terminée, quand le soleil déclinera, la fête ne fera que commencer : Paris invite tous les GJ de France à un carnaval des Régions et des cultures. Musiques, danses flambeaux, déguisements, fumigènes...
Tous en Aftermanif, parce que nos désirs font désordres mais qu’ils ne sont pourtant qu’amour, fête et solidarité. Enterrons les vieux mondes dans la joie. Dans l’innocence de notre fureur de vivre.

- Teaser VIDEO : et le carnaval il est à qui ?

Nantes 13 avril : allusion aux gardes à vue pour confection de banderoles

# Gilets jaunes, écolos : qui a peur de ne pas être gouverné ? - « Il est urgent de créer des alliances contre le désastre dont Macron porte provisoirement le nom. » - Depuis plus de cinq mois des centaines de milliers de gens se battent aux quatre coins de l’Hexagone contre le rouleau compresseur néolibéral représenté avec une singulière brutalité par le régime macroniste. Cette révolte, partie des ronds-points, autant de lieux de convivialité et d’auto-organisation, prenant à certains moments des allures quasi insurrectionnelles, s’inscrit dans la continuité d’autres soulèvements révolutionnaires qui ont interrompu le cours de l’ordre prescrit.

Belgique : le climat mérite l’insurrection
  • Vu à Bruxelles : « Le climat mérite l’insurrection ».
    Notons la couleur jaune choisie. Simple hasard ?
    N’oublions pas que les gilets jaunes ont fait bien plus ces derniers mois pour l’écologie que bien des marcheur.euse.s pour le climat ont pu le faire en au moins 10 ans (chiffre choisi au pif).
    Bloquer Feluy, Total, des ports, des centres commerciaux, des zonings, des ronds-points, détruire des magasins, tout cela c’est bloquer les fluxs. Bloquer les fluxs de cette civilisation terrible et tenter à son échelle de saboter cette machine de destruction des réalités sociales et de ce qu’il reste d’environnements non bétonnés, naturels.
    Hier encore, des gilets jaunes se sont mobilisés pour défendre la foret de Kaulille dans le Limbourg, pendant que d’autres battaient le pavé, ailleurs en Belgique, pour des questions sociales.
    Plus que jamais, convergences des mondes.
    Fin du monde, fin du mois, mêmes coupables, même combat.
  • Nous sommes le C.I.A – le Collectif Interfac Autonome
  • Action, ce lundi matin, place de la Concorde du neuro_chirurguien Laurent Thines pour l’abolition de l’usage en France des armes sub-létales #LBD40 ou #GLIF4 - Remise des 170.000 signatures
  • Climate insurrection : Bon, c’est chouette de voir des personnes motivées à bloquer des trucs, mais le faire devant les institutions européennes... C’est encore et toujours cette pulsion que l’on avait déjà vue durant l’occup’ du 16 Rue de la Loi : se montrer aux dirigeant.e.s et dire ’hey on existe svp respectez nous’.
    Il y à d’autres choses à bloquer avec vos corps, choses qui bloquées attireraient plus de médiatisation, seraient plus efficace pour faire peur aux dirigeant.e.s et finalement auraient plus d’impactes au niveau environnemental (genre bloquer un dépot pétrolier). Mais bon, on va pas se plaindre quand même, c’est cool que des personnes se bougent !
  • Gilets jaunes : l’assemblée de Saint-Nazaire parfois tendue, souvent créative - L’appel de l’Assemblée des assemblées, à Saint-Nazaire, se prononce clairement pour la sortie du capitalisme. Bond en avant dans la conscientisation du mouvement, ou forcing de la gauche des gilets jaunes ? Pas si simple de trancher.
Pour l’interdiction des LDB et grenades !

Analyses, idées

# Des peuples indigènes aux gilets jaunes : la nécessité d’une résistance internationale (par Ana Minski) - Le bras armé de l’État nous rappelle, dès que nous désobéissons, que les gouvernements modernes ne sont et ne seront jamais démocratiques. Comme le souligne Francis Dupuis-Déri dans son ouvrage Démocratie, Histoire politique d’un mot aux États-Unis et en France : « Si le droit de voter et d’être élu s’est élargi pour les hommes, au point où l’on parle de suffrage « universel », ces électeurs n’ont pas plus qu’avant le droit de participer directement à l’élaboration des lois et le pouvoir est toujours entre les mains de quelques centaines de politiciens élus. » (...)
Les injustices sociales et l’extermination du vivant sont un seul et même combat. Si nous voulons lutter efficacement contre cette destruction, il nous faut envisager des stratégies adaptées à la situation et aux forces disponibles. Nous ne sommes ni suffisamment nombreux ni suffisamment équipés pour affronter frontalement le bras armé de l’État, mais les écologistes les plus lucides comprennent que ce système mortifère constitue une guerre contre le vivant. Pour le défendre, nous devons donc recourir aux stratégies et tactiques de guerre asymétrique. Il existe de multiples manières d’arrêter l’expansion techno-industrielle dans son entreprise de dégradation de tout. Il est possible de mettre hors d’état de nuire ses machineries les plus destructrices et de développer des zones-refuges et autonomes que nous devrons apprendre à défendre efficacement. Mais pour que cette guerre écologique décisive puisse se développer et gagner, il nous faut construire une culture de résistance afin de soutenir vaillamment et loyalement les activistes qui s’attaqueront aux infrastructures de la civilisation industrielle. Cette culture de résistance est un tissu de camaraderies et d’appartenances sur lequel peuvent s’appuyer les activistes, une membrane qui les protège et les assiste « dans leurs actes de résistance en leur fournissant de l’argent, des vivres, des avocats et en les soutenant en cas d’incarcération. Tandis que le combat prend forme, les membres du mouvement à visage découvert prennent en charge la construction d’institutions alternatives, des écoles aux milices, qui prendront le relais une fois le système oppressif écroulé. »

Pour un climat de révolte

# Demandons pardon à nos étudiants pour notre complicité dans la destruction de leur avenir - « Nous devons regarder en scientifiques lucides et non en autruches notre avenir et l’effondrement certain. » (...) Nous demandons pardon à nos étudiants de ne pas les préparer à l’avenir. En 2050, ils nous maudiront en constatant les conséquences de notre insouciance criminelle.
Nous osons demander pardon parce que nous nous engageons à réparer.
Bien sûr, rien ne pourra réparer le préjudice.
Mais nous nous engageons à enseigner à nos étudiants ce qui va les aider à vivre dans les temps difficiles qui sont devant nous.
Nous nous engageons à faire de notre mieux pour juger des conséquences de nos travaux. Il faut affronter les conséquences de nos recherches, il faut enquêter sur les conséquences sociales et écologiques de nos productions. Et à chaque fois qu’il sera nécessaire, il faut refuser de se taire et faire ce qui nous parait juste.

  • La dissimulation du visage en lien avec une manifestation : un nouveau délit délirant - Le délit de dissimulation totale ou partie du visage créé par la « loi antimanifestants » du 10 avril 2019 a été validé par le Conseil constitutionnel. Il porte pourtant une atteinte non-nécessaire et disproportionnée à la liberté d’expression et de communication.
  • Faire de l’enquête militante aujourd’hui - Nous avons réalisé cet entretien avec deux camarades de la Plateforme d’Enquêtes Militantes afin d’approfondir ensemble les enjeux d’une conception de l’enquête comme style et méthode d’organisation, leur permettre de formuler un premier bilan d’expérience, tout en évoquant les possibilités politiques nouvelles ouvertes par la situation en cours.
  • L’État n’avoue jamais - Toujours la même technique de communication : mentir, tromper, divulguer de fausses informations, détourner l’attention, cacher les preuves, pour ne pas laisser l’évidence de l’intolérable (l’assassinat d’un jeune homme entre les mains de la police) provoquer de réaction populaire incontrôlable. Mais ce que l’État n’avoue pas, n’avoue jamais, et que les crimes de sa police remettent inlassablement à la lumière du jour, est plus profond : c’est la violence nue qui fonde son droit, qui garantit sa perpétuation. D’où qu’il doive en permanence mobiliser la rhétorique de la défense de “l’ordre républicain” et des “valeurs de la démocratie” pour se justifier.
    En vain : ce discours creux suscite de moins en moins d’adhésion et de plus en plus d’indifférence. Ce que tout le monde voit chaque jour davantage, c’est que le monopole de la violence légitime, que les Gilets Jaunes remettent en cause depuis plusieurs semaines, est la dernière branche à laquelle s’accroche l’État pour se maintenir, et pour maintenir le régime social inégalitaire dont il est le serviteur. Lorsque, comme c’est le cas aujourd’hui, un soulèvement d’ampleur menace sa stabilité même, il est prêt à déchaîner une force répressive sans limite pour l’écraser. Cette force que l’enveloppe démocratique dissimule habituellement, et qui est son fondement véritable.
    Au mouvement, par son intelligence et son courage, d’être à la hauteur d’un tel rapport de force.
  • 16 mars : la guerre des pauvres - Nous avons reçu ce texte, écrit par “quelques gilets jaunes parisien.ne.s”, et le publions afin de compléter ceux déjà disponibles à propos de l’émeute du 16 mars dernier. En effet celui-ci s’intéresse à une pratique trop souvent ignorée (ou caricaturée) : celle du pillage. (...) Le lexique de la sauvagerie préside : des “assassins” aux “saccages” en passant par les “complices”, les Champs-Elysées se transforment en territoire de guerre chaotique, envahie par des raids vikings et des hordes de barbares en masque à gaz. Ce qui se joue ici, c’est la dépolitisation de l’émeute d’une part, la déshumanisation des manifestant.es d’autre part. Il s’agit pour les médias de présenter le pillage et la destruction comme des actes incompréhensibles, réalisés sous l’emprise d’une foule haineuse, comme si les gens étaient devenus fous.
    Si les médias sont bien obligés de reconnaître un caractère politique à la casse de banques, dans le cas des grands magasins des Champs il est plus facile pour eux de dresser un nouveau portrait du.de la manifestant.e : celui du pilleur qui voudrait seulement s’en mettre plein les poches.
    (...) Les révolté.e.s font partie des “classes dangereuses”. Aux États-Unis mais aussi dans beaucoup de pays du Sud ou sinistrés, les termes de looting (pillage) ainsi que les vocabulaires de “l’émeute” sont convoqués à volonté par les médias et la police, pour dépolitiser toute forme de révolte, d’auto-organisation et d’auto-défense des quartiers populaires et des populations non-blanches qui se révoltent. Dans ce jeu-là, les médias se font les relais de la propagande policière, celle bien analysée par Mathieu Rigouste dans sa généalogie esclavagiste et coloniale (dans La domination policière). Toutes les techniques de maintien de l’ordre se sont fondées “à partir de répertoires coloniaux” et esclavagistes : (...) Au lieu de la noble révolte, celle dont parle la République à travers les tableaux de Delacroix et la prise de la Bastille, « la mise en scène de “l’émeute” » sert à « dépeindre les insoumissions des dominés comme une forme de sauvagerie » et « fournit une arme politique pour soumettre les damnés intérieurs »2. Et la construction de la sauvagerie justifie ainsi la “chasse”, les violences policières, et donc la domination par la violence.
    Ceux et celles qui ont décidé de condamner moralement ce qui s’est passé samedi ont choisi le camp de l’ordre établi dans cette guerre sociale. Les médias bourgeois jouent leur rôle de chiens de garde, mais d’autres se dévoilent, comme le journal L’Humanité, qui réduit ces actes – de révoltes de classe – à des “exactions”. S’iels sont choqué.e.s par les pillages, nous sommes, nous gilets jaunes, choqué.e.s que ces pillages n’arrivent pas plus souvent, vu l’obscénité des objets et des prix affichés dans les vitrines.

Toulouse 13 avril : un camion canon à eau se bloque tout seul {JPEG}
# Gilets jaunes, cinq mois après : insurrection urbaine, démocratie diffuse, contre-pouvoir social - Nous publions une analyse de fond du mouvement des GJ, qui essaye de faire le point après cinq mois de mobilisation, dans un moment de passage délicat de cette longue séquence de lutte. Après avoir pris en considération les éléments épars qui ont fait de la mi-mars un moment particulièrement fort de l’affrontement social en cours (pt. 0), l’article revient sur les transformation des formes d’organisation qui ont eu lieu entre janvier et l’acte XVIII (pt. 1), pour analyser ensuite la réponse étatique et gouvernementale qui en est suivie (pt. 2). Le coeur du texte (pt. 3) consiste à examiner les phénomènes saillants des GJ, notamment la rédéfinition du binôme grève/blocage (pt. 3.1), l’articulation entre lutte économique et lutte politique (pt. 3.2) et la centralité des enjeux démocratiques, à savoir la critique de Macron (pt. 3.3.1), l’importance du RIC (pt. 3.3.2) et l’hypothèse de Commercy/St. Nazaire (pt. 3.3.3). L’éditorial se conclut (pt. 4) en esquissant quelques perspectives à venir, dont dépendra le futur du mouvement des GJ.

Ecocide, destructions écologiques et climatiques catastrophiques provoquées par le capitalisme, le productivisme et les civilisations industrielles

  • Les oiseaux disparaissent des campagnes françaises à un rythme alarmant - Le Muséum national d’histoire naturelle et le CNRS annoncent une diminution dramatique du nombre d’oiseaux dans les campagnes françaises. Selon deux études, un tiers d’entre eux aurait disparu ces quinze dernières années.
  • Sauver la civilisation, sauver le monde, régler tous nos problèmes, etc. - L’écologisme grand public et ses promesses absurdes (...) Car il ne peut exister de version écologique et démocratique de la civilisation industrielle. À l’instar du capitalisme, l’industrialisme ne sera jamais ni soutenable ni démocratique (...) Tout indique que la situation socioécologique va continuer à empirer au cours des prochaines décennies (la surface urbanisée du monde devrait tripler, la production de déchets être démultipliée, les gaz à effet de serre continuer de s’accumuler dans l’atmosphère, les inégalités socioéconomiques continuer de croître, et la déforestation et tous les fléaux environnementaux s’intensifier), d’où l’urgence de rejeter les balivernes de l’écologisme dominant. La démocratie est incompatible avec une société de masse et avec l’industrialisme. La gigantesque machine planétaire que constitue la civilisation industrielle ne sera jamais verte/soutenable/etc. Ceux d’entre nous qui souhaitent mettre un terme à la destruction du monde et vivre au sein de communautés humaines véritablement démocratiques ne devraient pas se faire d’illusion : ainsi que l’explique l’organisation Deep Green Resistance, cela passe par un combat contre la civilisation industrielle.
  • « Main basse sur nos forêts », le nouveau livre de la collection Reporterre - La forêt française s’industrialise à grande vitesse, soumise à la logique productiviste qui a ravagé l’agriculture. Le dernier livre de la collection Reporterre raconte cette dramatique transformation. Et montre également qu’il est encore possible d’inverser le cours de la destruction.
  • "Le site de l’entreprise propose de l’air pur de Banff ou du lac Louise à 32 dollars canadiens (environ 21 euros) la bouteille, qui permet quelque 160 respirations d’une seconde" - “Nous ciblons les endroits qui ont beaucoup de pollution atmosphérique” - Vers de l’air pur payante ?
    Drôle de futur que nous prépare le capitalisme. Alors que la biodiversité s’effondre, que les pics de pollution se succèdent, que la qualité de l’eau et des sols se dégradent ce système économique basé sur l’exploitation des ressources à sa porté rebondit sans cesse. Ici un exemple parfait de l’aberration qu’il représente. Après avoir ravagé l’environnement, au point de compromettre la vie des populations humaines et non humaines ( 5,5 millions de personnes meurent chaque année à cause de la pollution atmosphérique), ils met en vente une des dernières "ressource naturelle" qu’il ne pouvait commercialisé : l’air.
    Ainsi, dans certaines partie de la Chine et de l’Inde avoir accès à de l’air pur coûtera 21euros les 160 respirations, on peut imaginer qui en profitera une nouvelle fois.
  • Le plastique est une menace omniprésente pour la santé - Les déchets plastiques polluent, on le sait. Mais c’est dès sa phase de production, au moment de l’extraction du pétrole, que le plastique est une source de pollution. Un rapport récemment publié parle même de « crise sanitaire globale ignorée, bien que sous nos yeux ». Reporterre vous en résume les principales conclusions.
  • La Norvège autorise une mine de cuivre au détriment de la biodiversité arctique - En février 2019, le gouvernement norvégien a donné son feu vert pour un gros projet de mine de cuivre en Arctique. Avec à la clé : des boues toxiques néfastes pour la faune aquatique et pour les rennes. La communauté autochtone sami et les associations écolos se mobilisent contre cette « catastrophe environnementale ».
Voici les vrais casseurs

Répression policière et terrorisme d’Etat

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  • Post FB : En rouge, Milfet Redouane. Sa mère, Zineb Redouane, est décédée début décembre après avoir reçu un tir de grenade lacrymogène en plein visage. Elles étaient au téléphone quand le drame est arrivé. Milfet a donc tout entendu : le bruit fracassant de l’impact, les cris de sa mère et ses mots, qu’elle n’oublie pas, "ils m’ont visée, ils m’ont visée." Le "ils", ce sont les deux policiers qu’elle explique avoir croisé du regard quelques minutes plus tôt.
    Que s’est-il passé ? Milfet, sa famille, et leurs soutiens, parmi lesquels Imane (à gauche) et Laura (à droite), veulent des réponses. Déterminées à faire toute la lumière sur ce décès, elles ont créé le comité "Vérité, Justice & Dignité pour Zineb Redouane" et comptent bien se battre jusqu’au bout.
    Elles ont besoin de soutien. Le traitement médiatique & politique n’a pas été à la hauteur, à nous d’y pallier.
    Courage aux proches de Zineb Redouane, Allah y rahma. Force à ses soutiens. Solidarité avec toutes les familles en lutte.
  • Gilets jaunes : la famille de Zineb Redouane, morte à Marseille, porte plainte - Lors de l’acte 3 de la mobilisation, l’octogénaire avait été touchée par une grenade lacrymogène. Selon sa famille, elle a été délibérément visée par les forces de l’ordre.
  • Les yeux perdus de l’île Bourbon - À la Réunion, trois éborgnés par des LBD 40 racontent la vie après... - Fin novembre 2018, sur l’Île de la Réunion, de violents affrontements opposent Gilets Jaunes et forces de l’ordre. Cédric, Jacky et Ritchie perdent l’œil gauche. (vidéo ci-dessous)
  • Témoignage garde à vue Marseille commissariat de Noailles Acte XXII. Nous étions 4 à nous rendre sur Mars ce samedi 13/05.
https://vimeo.com/327977703
Météo de printemps

Magouilles et arnaques du régime et de son monde

# ALLOCUTION PRÉSIDENTIELLE : LE POUVOIR A DU SANG SUR LES MAINS - La mort de Zineb, une affaire d’État passée sous silence -
Ce soir, Macron fera son grand show à la télévision. Des annonces destinées à calmer la lame de fond qui traverse le pays depuis 5 mois. Un exercice de communication, inévitablement décevant.
Ce soir, Macron aura-t-il un mot, un seul, pour Zineb, dame de 80 ans tuée par une grenade en plein visage tirée par un CRS à Marseille ?
Aura-t-il un mot pour les centaines de mutilés, de défigurés, de traumatisés par ses policiers ?
Car la mort de Zineb est une affaire d’État, dont tout le monde devrait parler aujourd’hui. Car sans justice, il ne peut y avoir de paix.
« C’était les premiers jours de la mobilisation des gilets jaunes. Le 1er décembre dernier, alors que le mouvement vivait son acte 3, une octogénaire marseillaise avait été touchée au visage par une grenade lacrymogène.
[...]
Avant son décès, la victime a pu s’entretenir avec ses proches et elle a affirmé que lorsqu’elle tentait de fermer ses volets, elle a identifié les forces de l’ordre en uniforme et elle a vu une personne la viser avec son arme. Donc il y a ce témoignage et des éléments médicaux, notamment le rapport d’autopsie, qui fait état d’une fracture au niveau du visage. »

# [LE « GESTE » DE PINAULT OU LEVE FISCAL DES GRANDS BOURGEOIS : ] - Le milliardaire français n’a pas attendu que les braises soient refroidies pour faire son annonce. Sur le cadavre encore chaud de Notre-Dame-de-Paris, il a annoncé le déblocage de 100 millions d’euros pour contribuer aux réparations, et le tout a été repris en boucle par l’ensemble de nos journalistes, dont on sait que le sens de l’éthique et du recul est suspendu dès qu’un truc brûle quelque part. Tels des invités affamés piaffant d’impatience devant le barbecue, toute la meute de récupérateurs a pu ainsi bénéficier de l’exposition médiatique usuelle. (...)

# Des « casseurs » vont-ils prendre d’assaut le lycée Charlemagne ? - Des élèves réagissent à l’annonce de cet étonnant PPMS
Mardi 16 avril, la direction du lycée Charlemagne de Paris organise un Plan particulier de mise en sûreté dont le thème est aussi novateur que préoccupant. Dans une lettre au parents d’élèves, le proviseur expose ce "risque majeur" auquel il entend préparer collégiens et lycéens :
« Nous ferons l’hypothèse de manifestations bloquant le quartier et dégénérant avec des casseurs dans la rue Charlemagne et la rue Saint-Antoine. Des personnes présentes dans la rue commencent à dégrader les vitrines voisines et jettent des projectiles sur les fenêtres de l’établissement.  »
Des élèves ont décidé de répondre à la direction de leur établissement en développant quelques brillantes considérations philosophiques sur l’imprévu. [1]
« Le confinement ne protège pas d’une éventuelle intrusion mais figure un fait moins avouable : il faut fermer les portes pour nous empêcher de prendre part à l’émeute. »

Une image qui résume nos « sociétés »

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