Développement durable : la mairie de Crest de Mariton reprend des illusions désastreuses, avec 30 ans de retard !

Mensonge du développement durable : le désastre et les destructions n’ont fait qu’augmenter

par Les Indiens du Futur.
Mis à jour le mercredi 23 octobre 2019

La mairie de Crest dirigée par Mr Mariton s’illusionne et fait de la com en « découvrant » le développement durable. 30 ans plus tard, la municipalité crestoise ressort les mêmes conceptions désastreuses que presque tout le monde.
Dans l’organe de communication en couleur de l’équipe Mariton n°16 (automne 2019), on lit avec tristesse les voeux pieux et creux, les belles phrases et des mesures le plus souvent cosmétiques, à l’image de ce que professent la quasi totalité des élus et capitalistes depuis que l’écologie est venue sur la scène dans les années 70.

Ces mesures superficielles ont montré depuis 40 ans leur incapacité totale à changer la donne

Ces mesures superficielles ont montré depuis 40 ans leur incapacité totale à changer la donne concernant les catastrophes écologiques et climatiques puisque la situation et les destructions n’ont fait que s’aggraver, mais les autorités continuent à les vanter comme le summum de l’action prétendument écologique !

A Crest, élection municipale de 2020 oblige, Mr Mariton et ses obligés parlent davantage de préservation de la planète et de développement durable afin de ne pas s’aliéner un électorat de plus en plus préoccupé par la très grave situation écologico-climatique (qui mène à une planète à peu près inhabitable si on laisse faire). 30 ans après tout le monde, les mêmes mensonges sont ressortis.

Par ailleurs, via son Agenda 21 la mairie de Crest se vante de mettre en place certaines mesures comme si elles venaient de son initiative engagée alors qu’elles ne font qu’obéir avec lenteur à des obligations légales. C’est le cas avec le PLU et la limitation de l’étalement urbain et de l’imperméabilisation des sols, avec l’interdiction des pesticides dans l’entretien des espaces verts publics, avec les travaux d’amélioration énergétique des bâtiments publics.
La municipalité maritonienne s’efforce aussi de « récupérer » à son compte certaines initiatives portées par des habitant.e.s et assos (verger en ville, composteurs publics) en faisant croire insidieusement que ces projets seraient de son invention.
Rien de nouveau, les politiciens professionnels récupèrent toujours les initiatives des habitant.e.s, tout particulièrement en période électorale, pour combler le vide de leur « projet », car il est rare qu’ils inventent quelque chose.

« Ensemble pour Crest » reprend les mêmes folies suicidaires du développement économique, du développement durable...

Même si la liste candidate « Ensemble pour Crest » aura sans doute (pas difficile de faire mieux) des propositions plus écologiques (à voir sur pièces) que l’actuel maire sortant, on constate avec tristesse et effroi que cette formation reprend les mêmes folies suicidaires du développement économique, du développement durable...
Il serait peut-être bon qu’un autre groupe soit candidat aux municipales, portant une vraie écologie populaire, une écologie sociale et réaliste qui s’éloigne pour de bon du désastre du « développement économique », ne serait-ce que pour élever le niveau du débat ?

Sur la fumisterie criminelle qui, dans un cadre capitaliste, poursuit le désastre de la transition écologique, du développement durable et des énergies renouvelables, voyez l’extrait de cet article « Nous reprendrons la Plaine » - Ou comment la transition énergétique détruit la planète ! :

LA TRANSITION, CETTE FARCE INDUSTRIELLE

1. Dans son effondrement le système industriel a un besoin toujours plus compulsif d’énergies pour maintenir sa domination, tant dans la production effrénée de marchandises, avec des process de plus en plus automatisés, que pour créer des dispositifs de contrôle et d’informations. Ce besoin exponentiel d’énergie c’est l’organe reproducteur de l’industrialisation du monde. Il est à nu.

2. L’illusion des énergies renouvelables a été créée pour additionner de l’énergie électrique à l’économie fossile. Mais cette électricité est elle même fossile, son carburant principal n’est ni le vent, ni le soleil, c’est l’ensemble des minerais nécessaire à la construction des infrastructures. Le monde industriel est indivisible en technologies propres ou sales, il est uniformément extractiviste, il dévore les sols de la planète. Rien que pour le trou du transfo : « Le volume des déblais à évacuer d’environ 110000 à 160000 m3, soit 60 à 110 semi-remorques tous les jours pendant 6 mois, soit 18300 à 26650 aller-retour de camions ». Notre imagination est malheureusement bien peu armée pour mesurer ce qu’il faudra en retour de minerais du monde entier, pour faire de ce trou un transformateur.

3. La propagande de cette transition industrielle tourne autour d’un levier majeur, celui de la compensation carbone. Journalistes et politiciens nous en tartine des couches tous les jours. Pour sauver la planète du réchauffement climatique, il faut compenser les émission de GES, et le moyen privilégier de cette compensation ce sont les énergies propres. La cause de cette profusion médiatique relève sûrement de l’incompréhension de ses acteurs. Il est évident que pour la plupart ils ne comprennent pas ce qu’ils disent, ils ne font que répéter le crédo. C’est le vieux symptôme du catéchisme. Il arrive souvent que même le mouvement climat, qui attaque l’État pour inaction climatique, ne voit pas encore ce détail simple de la propagande : la compensation carbone est tout simplement une imposture scientifique. Expliquons : le réchauffement climatique en cours est un immense incendie alimenté mondialement. Une métaphore s’impose. Prenons celle du feu de cheminée pour figurer le réchauffement. Devant ce feu il y a deux pompiers, le premier a pour fonction de jeter dans le brasier autant de seaux d’eau que de bûches, le second a en main un cahier sur lequel il fait des croix dans les colonnes EAU et BÛCHE. Voilà comment dans la logique technocratique on prétend éteindre un feu. On continue à émettre des gaz nocifs tout en prétendant créer des activités non émettrices de CO2. On en fait ensuite la balance dans une logique toute comptable. Balance qui est elle-même fausse puisque les seaux d’eau n’existent pas ! La civilisation occidentale est une immense entreprise de déréalisation du monde, face à un feu, rien ne sert d’inventer une ligne de compte « crédit carbone », sauf si l’on veut rationnellement l’empirer. Face à un feu il faut s’organiser collectivement pour stopper son apport en carburant !

4. Toutes les politiques environnementales sont des politiques pour sauver les pollueurs. Devant ce fait dont l’actualité est remplie, les responsables n’ont toujours qu’un seul mot : les procédures ont été respectées, force doit rester à la loi."

Pour se désintoxiquer pour de bon des mythes de la croissance verte et du développement durable, quelques articles


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