Défendons partout nos territoires contre le capitalisme et la civilisation qui sont portés et défendus par l’Etat et ses non-démocraties

Des peuples indigènes aux gilets jaunes : la nécessité d’une résistance internationale

par Auteurs divers.
Mis à jour le dimanche 14 avril 2019

Voici un article qui rappelle les luttes indigènes pour la Terre vivante et les territoires, et la nécessité de la résistance partout :

- Des peuples indigènes aux gilets jaunes : la nécessité d’une résistance internationale (par Ana Minski) - Le bras armé de l’État nous rappelle, dès que nous désobéissons, que les gouvernements modernes ne sont et ne seront jamais démocratiques. Comme le souligne Francis Dupuis-Déri dans son ouvrage Démocratie, Histoire politique d’un mot aux États-Unis et en France : « Si le droit de voter et d’être élu s’est élargi pour les hommes, au point où l’on parle de suffrage « universel », ces électeurs n’ont pas plus qu’avant le droit de participer directement à l’élaboration des lois et le pouvoir est toujours entre les mains de quelques centaines de politiciens élus. »

À l’heure actuelle, de nombreux peuples indigènes luttent contre des projets miniers, l’extraction de combustibles fossiles, l’exploitation de terres rares, pour la défense de terres communales ou pour les restaurer. Ainsi les femmes de la Réserve nationale de Flore et de Faune de Tariquía sont prêtes à donner leur vie pour défendre cette zone habitable, riche en biodiversité et en eau potable, convoitée par la rapacité des compagnies pétrolières. Ces projets mortifères se multiplient, gouvernements et multinationales ne s’effondreront pas d’eux-mêmes. Les injustices sociales et l’extermination du vivant sont un seul et même combat. Si nous voulons lutter efficacement contre cette destruction, il nous faut envisager des stratégies adaptées à la situation et aux forces disponibles. Nous ne sommes ni suffisamment nombreux ni suffisamment équipés pour affronter frontalement le bras armé de l’État, mais les écologistes les plus lucides comprennent que ce système mortifère constitue une guerre contre le vivant. Pour le défendre, nous devons donc recourir aux stratégies et tactiques de guerre asymétrique. Il existe de multiples manières d’arrêter l’expansion techno-industrielle dans son entreprise de dégradation de tout. Il est possible de mettre hors d’état de nuire ses machineries les plus destructrices et de développer des zones-refuges et autonomes que nous devrons apprendre à défendre efficacement. Mais pour que cette guerre écologique décisive puisse se développer et gagner, il nous faut construire une culture de résistance afin de soutenir vaillamment et loyalement les activistes qui s’attaqueront aux infrastructures de la civilisation industrielle. Cette culture de résistance est un tissu de camaraderies et d’appartenances sur lequel peuvent s’appuyer les activistes, une membrane qui les protège et les assiste « dans leurs actes de résistance en leur fournissant de l’argent, des vivres, des avocats et en les soutenant en cas d’incarcération. Tandis que le combat prend forme, les membres du mouvement à visage découvert prennent en charge la construction d’institutions alternatives, des écoles aux milices, qui prendront le relais une fois le système oppressif écroulé. »


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