Bloquons tout à partir du 10 septembre : tout gagner ensemble au lieu de continuer à tout perdre chacun son tour

Méthodes, annonces de grèves, assemblées populaires, culture du blocage...

jeudi 4 septembre 2025

Le 10 septembre approche, les politiciens sont fébriles, les services de renseignements s’inquiètent un tantinet, c’est bon signe.
Pendant ce temps des AG se font partout, et le nombre de participant.e.s augmente depuis la rentrée. Multiplions les lieux de rencontres identifiés et les AG régulières.

- Le plus gros écueil à éviter sera de ne pas se laisser entraîner dans les revendications restreintes des gros syndicats (qui veulent surtout se compter, et toujours pas se mêler de politique) ni dans les visées électoralistes/réformistes des partis de gauche. Car ils sont rodés pour ça, ils ont des fidèles, des moyens de communication importants et des relais médiatiques influents.
Le mouvement rassemble toutes les composantes de gauche et aussi des personnes de tout bord, des « non-affiliées » à un courant particulier.

Pour ne pas se faire récupérer par la gauche des syndicats et partis, et pour pouvoir continuer à rassembler au delà de la gauche « habituelle », il est important d’avoir des revendications concrètes/matérielles qui parlent à toustes, en même temps que des objectifs plus radicaux comme la démocratie directe ou l’expropriation des ultra-riches. Evitons de ressortir tout le corpus réformiste et légaliste de gauche qui laisse prise à la récupération et à l’acceptation de miettes, et qui peut dépiter ceux de tout bord qui en sont dégoûtés.

- S’il n’y a rien à espérer de bon des gros syndicats (qui n’appelent qu’à des journées éparses comme en 2023) et partis, en revanche des syndiqués, certains secteurs et sections syndicales, des membres des partis de gauche se batteront vraiment, sachons distinguer.
C’est avec ces syndiqués, avec les secteurs prêts à vraiment lutter, qu’on doit s’organiser et faire des AG, pour conjuguer nos forces.

- Après le fusible Bayrou, comme prévu c’est l’épouvantail (l’arbre qui cache la forêt) des deux jours fériés travaillés non payés, qui pourrait sauter. Tandis que la sinistre Yaël Braun-Pivet appelle Bayrou « « à ne pas avoir de tabou » sur une augmentation des impôts pour les hauts revenus ».
Manoeuvres habituelles : fusibles pour laisser croire à une ouverture, lâcher sur une mesure (choisie à l’avance comme repoussoir et pouvant être abandonée) en disant qu’on a fait un gros effort et en espérant que toutes les autres mesures pourries passent crème, promettre quelques miettes....
Plus personne n’est dupe. Bloquons tout !

- Ces manoeuvres peuvent laisser penser que le régime va peut-être plutôt opter pour désigner un nouveau gouvernement moins anti-social (en apparence) au lieu de la dissolution de l’assemblée. Le PS piaffe d’y participer.
Le bloc bourgeois a sans doute peur que la gauche ou le RN remporte les élections législatives, et il n’est pas encore assez au bout du rouleau pour vouloir laisser complètement les clefs à l’extrême droite.
Le régime espérera alors comme d’habitude l’essouflement de la contestation et la répression pour se maintenir.

- A Nantes, Paris et d’autre villes des points de rdv et/ou de blocage sont donnés. A Paris, un appel à bloquer les portes et autoroutes d’accès a été lancé.
Et en Drôme-Ardèche ? On sait que la vallée du Rhône est un axe stratégique où passent divers flux majeurs indispensables à l’Economie...
Comme le dit Fly Rider plus bas, les actions les plus spectaculaires de « combats de rue » ne sont pas forcément les plus efficaces...

- Ci-dessous, de nombreux textes et appels pertinents, percutants, quelques analyses, des visuels et des appels à la grève.

Bloquons tout à partir du 10 septembre : tout gagner ensemble au lieu de continuer à tout perdre chacun son tour

Histoire et méthodes pour rendre le 10 septembre irréversible :

➡️ Depuis plusieurs semaines se multiplient les appels à bloquer les grands axes routiers dans le pays pour le 10 septembre. Cette stratégie de blocage permet de paralyser l’économie, et nous donne des points stratégiques de rendez-vous pour faire masse face à l’État.
Pourquoi et comment faire pour tout bloquer ?

➡️ La France n’est plus un pays où l’on produit des marchandises matérielles en masse, il reste encore quelques usines dispersées mais elles ne sont plus le noyau dur de l’économie française. Domine actuellement en France une économie de la logistique, où occupe une place importante la circulation des marchandises à travers les livraisons. Cette circulation des marchandises est essentielle pour l’économie, une livraison qui arrive à bon port c’est de l’argent dans la poche du patron et de l’Etat. Sans livraison pas d’argent pour l’adversaire.

🔴 Des blocages d’autoroutes, de nationales ou encore de périphériques ont déjà été utilisés comme arme par les peuples en luttes dans plusieurs pays qui traversaient des séquences insurrectionnelles. Des exemples comme ceux d’Hong Kong ou du Chili nous ont montré que des actions de ce genre, en plus d’être suffisamment offensives pour ne pas être récupérées, ni par les partis ni par les syndicats, peuvent être facilement mises en place et song à la portée de tout le monde.

🔴 Nous avons connu pendant les gilets jaunes l’occupation des ronds points, le blocage des hypermarchés et des péages. Le 10 septembre est l’occasion d’élargir ces méthodes qui se sont montrés déterminantes, en s’inspirant de ce qui à été fait dans les exemples cités ci-dessus.

🔴 Le Chili à été le théâtre d’un fort mouvement populaire contre la précarité, de 2019 à 2021. En plus de gigantesque manifestation, les insurgés ont utilisé le blocage des grandes routes comme stratégie de massification et de paralysie du pays. Les barrières d’autoroutes ainsi que les chantiers aux abords étaient systématiquement démontés et transformés en barricades. La ferraille était parfois entourée de barbelés, et le bois enflammé. Ces murs de fer permettaient d’empêcher les véhicules de prendre la route, de maintenir la police à distance et de créer des espaces de rencontres.

🔴 Les insurgés d’Hong Kong ont usés de pratiques similaires, en utilisant de solides cordages et en collant des centaines de briques sur les routes menant vers le centre.

Les révoltés d’Hong Kong se sont illustrés par leur capacité offensive et de défense pour tenir ces blocages, avec un service de street medic organisé, des bidons d’eau pour éteindre les palets de lacrymo, où encore des casques, protections de rollers et parapluie pour se protéger des tirs et des coups.

🔴 D’autres méhodes de blocages existent. En Catalogne comme en Kabylie, les indignés marchent sur les grans axes et occupent ainsi ces routes, montrant une présence que l’on ne peut ignorer.

Ces marches peuvent durer plusieurs jours. Pour tenir, on installe des tables, on y organise des banquets pour fédérer et rassasier la révolte à chaque étape.

Un mouvement qui se veut réellement conflictuel avec le régime doit savoir que sa force et sa durée tiennent dans sa capacité à organiser la vie collective indépendamment de l’adversaire.

🔴 Inspirons nous de toutes les méthodes qui permettent de ralentir le fonctionnement de l’économie. Certains groupes de « Bloquons tout » parlent également de petits sabotages dans les lieux de production et de maintenance, de coupures d’électricités ciblées, ou d’utilisation de la paraonoïa policière autour des colis « suspect » pour contraindre à fermer les gares et les métros...

(post de CND)

Des réflexions très interessantes d’une historienne de la révolution française :

10 SEPTEMBRE : « LAPRESSION PEUT ÊTRE PIRE QUE POUR LES GILETS JAUNES »
par [BLAST, Le souffle de l’info->https://www.youtube.com/@blastinfo]
https://www.youtube.com/watch?v=yifOol0mleY

NOTE : Il faudrait ajouter le fait que le capitalisme tend à séparer tout le monde avec les classes et les intérêts individuels, et que le cycle capitaliste fait que au bon d’un moment un pays n’est plus compétitifi sur le marché mondial, sans parler qu’il devient structurellement de plus en plus difficile de créer de la Valeur et de la croissance.

10 SEPTEMBRE : Porte par porte et mur par mur - Bloquons Paris

#BloqueTaPorte #PrendsTaPorte

Appel général à encercler Paris pour bloquer les flux et occuper ses portes !

Depuis nos banlieues ou nos campagnes, depuis nos villages et nos villes, depuis l’extérieur comme l’intérieur du périph : convergeons ! Bloquons les points d’entrée et de sortie du périphériques et les voies d’accès à l’autoroute pour ralentir la cadence infernale de la production et de la distribution. Occupons les ronds points des portes pour en faire des lieux de vie, de rencontres et de luttes. Si nous sommes expulsé-es le matin, retournons-y le soir ! Si nous n’arrivons pas à occuper le 10, réessayons le 11, puis le 12 puis le 13... ! Sortons des formes traditionnelles de mobilisation et occupons les portes des villes pour y construire notre pouvoir collectif.

On nous a trop fait croire qu’on en était pas capables, ou pas légitimes, alors qu’il ne tient qu’à nous de nous réunir et de faire ensemble !

À toutes celles et ceux que ce monde étouffe.

Qui s’inquiètent de la fin du mois comme de la fin du monde.

Qui n’en peuvent plus de l’isolement, de la fatigue et du sentiment d’impuissance que ce système capitaliste, raciste, colonial et patriarcal génère.

Qui pensent que l’éducation, l’hôpital et l’agriculture importent plus que la police et l’armée.

Qui ne supportent pas qu’on tue qu’on viole et qu’on mutile, ici ou ailleurs, à Gaza ou en Kanaky.

Qui refusent que l’on trie les bons et les mauvais.es citoyen.nes selon leur correspondance aux critères de rentabilité du capitalisme, leurs papiers, leur couleur de peau, leur genre ou leur religion.

Qui n’en peuvent plus de tous ces gouvernements et des milliardaires qui les nourrissent.

À toutes celles et ceux qui aspirent à un autre monde.

Un monde qui n’enferme personne, où on peut faire ce qu’on veut de nos corps.

Un monde où on partage et où on met en commun, où on respecte le monde vivant car nous en faisons partie !

Un monde où nous décidons de nos vies depuis nos villes, nos quartiers, nos villages.

Un monde qui verrait la libération de la Palestine, de la Kanaky, des Soudanai.ses, des Iranien.nes et de tous les peuples opprimés !

Un monde qui signifierait la fin du pouvoir des capitalistes, la fin de l’impérialisme et le début d’un pouvoir réellement populaire !

À toutes celles et ceux qui sont assez fous pour partager ces rêves et assez folles pour tenter de les réaliser.

À celles et ceux qui ne les formuleraient pas comme ça mais qui partagent ces désirs d’émancipations, qui ont comme nous la conviction qu’un tel moment est fait pour se rencontrer, être transformé-e et réfléchir ensemble à comment vivre mieux !

Rendez vous le 10 septembre pour paralyser Paris. Occuper ses portes. Se retrouver et commencer à construire la vie que nous voulons vraiment.

Pour faire de ce jour le début de la fin de Macron et son monde, de la chute du régime et l’ouverture de la Révolution.

- source : https://paris-luttes.info/10-septembre-porte-par-porte-et-19849

Rendez-vous le 10/09 à Valence devant la gare à 10h10 !

10 Septembre : des assemblées populaires dans tout le pays

Le mouvement du 10 septembre est parti d’appels spontanés et disparates sur les réseaux sociaux au début du mois de juillet, après les annonces du plan d’austérité gouvernemental. Rien ne garantissait qu’il prenne une forme concrète : on a déjà vu par le passé des mouvements de colère qui sont restés cantonnés à la sphère numérique, sans s’organiser réellement. En effet, les motifs d’indignation ne manquent pas, mais la transformation de cette indignation en action est plus rare.

Certains appels pour le 10 septembre étaient d’ailleurs totalement inoffensifs, par exemple ceux qui proposaient de « rester chez soi » ou « d’arrêter de consommer » pendant une journée, comme si rester isolé sans rien faire avait déjà changé quoique ce soit.

On peut désormais l’affirmer, le mouvement du 10 septembre a franchi le cap de l’auto-organisation dans toute la France, est c’est en soi une victoire. Voici les assemblées que nous avons recensées dans la presse locale ces derniers jours, et le nombre de participant-es annoncés :
(...)
Au total, plus d’une soixantaine d’assemblées ont déjà eu lieu, parfois dans des petites communes. D’autres sont déjà programmées ailleurs. Le mouvement essaime sur tout le territoire et s’organise sans attendre les consignes de directions syndicales ou politiques. C’est la recette d’une lutte qui gagne. Rejoignez les collectifs de votre région, il reste 9 jours pour faire du 10 septembre une date historique.

- source : https://contre-attaque.net/2025/09/01/10-septembre-des-assemblees-populaires-dans-tout-le-pays/
(note : il y a déjà eu bien plus de 60 assemblées en réalité, en Drôme y a des réunions à au moins 8 endroit différents)

Bloquons tout à partir du 10 septembre : tout gagner ensemble au lieu de continuer à tout perdre chacun son tour

Nantes : plus de 500 personnes en assemblée populaire

Spontanément, après l’annonce du plan d’austérité de Bayrou au début de l’été, des dizaines de personnes se sont retrouvées pour organiser la riposte, à Nantes comme partout en France. Le gouvernement pensait profiter de la pause estivale pour provoquer l’apathie, c’est l’inverse qui a eu lieu.

Ces dernières semaines, partout dans l’agglomération nantaise, des milliers de tracts, des centaines d’affiches, des banderoles et publications en ligne ont appelé à une grande Assemblée populaire le 30 août, sous le mot d’ordre « Bloquons tout ».

Il y avait ainsi ce samedi plus de 500 personnes sur l’île de Nantes, sous les Nefs, pour ce rendez-vous de pré-rentrée sociale. Une affluence tout simplement inédite pour une fin d’été à la météo maussade, ce qui témoigne de la lame de fond en cours.

Il s’agissait d’un rassemblement totalement auto-organisé, parti de la base, pour tracer la voie du mouvement. Avec une efficacité remarquable, en un peu plus de deux heures, l’assemblée a réussi à acter le principe d’un vaste blocage du périphérique de Nantes le 10 septembre, et d’une grande assemblée dans le centre-ville le soir pour décider de la suite du mouvement.

Lors des échanges, des habitant-es d’Ancenis et de Saint-Nazaire ont aussi pris la parole pour rappeler que des blocages auront lieu en dehors de Nantes. Un lycéen a aussi affirmé que des établissements scolaires seraient en mouvement. Il y avait là des personnes de tous âges et horizons partageant le même objectif : paralyser le département. Si tout le monde joue son rôle, c’est le pays qui sera mis à l’arrêt, ce qui lancera le coup d’envoi d’une révolte de grande ampleur contre le gouvernement des riches.

Les informations précises seront diffusées prochainement, réservez votre journée du 10 septembre, c’est une date historique.

Cette assemblée nantaise a été dynamique, enthousiasmante, et mieux : elle a lieu la même semaine que de nombreuses autres à Paris, Caen, Lyon, Grenoble, Guingamp ou Rennes, où des milliers de personnes échangent, se concertent et s’organisent pour lutter. Macron peut trembler. À suivre !

- source : Contre-Attaque.net

La force du 10 septembre est ailleurs que dans les urnes

Alors que les responsables politiques saturent l’espace médiatique, leur capacité à mobiliser reste faible. Les grandes colères collectives naissent ailleurs : dans l’organisation patiente des syndicats de base, dans la spontanéité des mouvements populaires. Mais à chaque fois surgit le même risque : voir cette énergie sociale confisquée par les logiques institutionnelles, réduite à une bataille parlementaire ou électorale qui détourne le regard des véritables enjeux de la mobilisation et du fond révolutionnaire qu’elle contient.

Contrairement à ce que pourrait laisser croire leur omniprésence médiatique, les femmes et hommes politiques n’intéressent que très peu de monde et ne sont que rarement des vecteurs de mobilisation réelle. Leur parole compte, certes, mais bien moins qu’ils ne l’imaginent. Quand il y a des mouvements puissants dans le pays, ce n’est pas parce qu’un leader syndical ou un chef de parti l’a décidé, mais parce qu’à la base, militant après militant, union locale après union locale, fédération après fédération, les gens s’organisent d’eux-mêmes. C’est ce qui a fait la force des Gilets Jaunes, ou de nombreuses grèves ces dernières années : la spontanéité, la créativité, l’énergie libre d’un mouvement qui échappe aux appareils traditionnels. C’est dans ce contexte que s’inscrit la journée du 10 septembre. Son succès éventuel ne dépendra pas des discours, mais de la capacité des gens à se mobiliser par eux-mêmes. Elle mettra une fois de plus en lumière deux mondes : d’un côté, les responsables qui occupent les médias pour encadrer, critiquer ou, sous couvert de soutien, orienter le mouvement vers une issue politique ; de l’autre, les participants qui, dans leur diversité et leur désordre, font exister une dynamique vivante précisément parce qu’elle est spontanée.
(...)
Le problème, c’est qu’en ramenant l’énergie sociale sur le terrain institutionnel, on change la nature même de la mobilisation. Et la manœuvre du pouvoir consiste précisément à alimenter cette illusion : transformer une colère populaire en enjeu politicien. La démission possible de Bayrou, suite à un vote de confiance, illustre bien cette logique. Que se passera-t-il si Bayrou tombe ? On aura l’autre face de la même pièce : soit un premier ministre encore plus à droite, scénario tout à fait crédible sous Macron, soit un retour faussement « à gauche » avec un PS prêt à reprendre la main, quitte à mener une politique sociale tout aussi brutale qu’auparavant. Dans les deux cas, rien qui puisse répondre aux aspirations réelles des mobilisations. Quant à la destitution de Macron lui-même, elle nécessiterait la majorité de Parlement et du Sénat, c’est donc tout simplement impossible.
(...)
En d’autres termes, la vraie émancipation ne consiste pas à changer de gouvernement, mais à transformer les rapports sociaux. Elle commence quand les individus reprennent en main leurs propres forces, en les unissant collectivement, au lieu de les confier à un pouvoir politique qui les représente à leur place. On est encore loin de cette situation, et donc il faut bien faire de la politique. Tant qu’il existera des classes sociales, il existera des luttes politiques. « Ne dites pas que le mouvement social exclut le mouvement politique. Il n’y a jamais de mouvement politique qui ne soit social en même temps. Ce n’est que dans un ordre des choses où il n’y aura plus de classes et d’antagonismes de classes que les évolutions sociales cesseront d’être des révolutions politiques », écrit à ce sujet Marx dans Misère de la philosophie.

Il est clair qu’en l’état actuel, le pouvoir bourgeois ne tombera pas par les urnes. Certes, ses représentants peuvent changer, mais derrière eux, ce sont toujours les mêmes forces qui orientent leurs décisions
(...)
Le véritable enjeu n’est pas de savoir si Bayrou sera renversé et par qui il sera remplacé, mais de maintenir l’autonomie et la durabilité du mouvement social.
(...)
Le blocage des réformes est d’abord une stratégie défensive : empêcher le pouvoir d’imposer des mesures qui nuisent aux salariés et à la population. Mais si ce blocage s’installe et se répète, il devient une expérience collective : nous pouvons découvrir qu’en retirant notre consentement, nous paralysons l’appareil d’État et les élites économiques. De là peut naître une étape suivante : l’auto-organisation. Quand les institutions officielles sont incapables d’agir, des formes alternatives peuvent apparaître : assemblées locales, caisses de grève, comités de quartier, coopératives de production, occupations d’usines ou de terres. Ces structures par en bas commencent alors à assurer des fonctions que l’État ou le patronat ne remplissent plus. C’est justement dans ce passage de l’opposition aux réformes à l’expérimentation d’autres manières d’organiser la société que réside le potentiel révolutionnaire. Car à partir du moment où la population se rend compte qu’elle peut gérer elle-même des pans entiers de la vie sociale (transport, alimentation, production, entraide, éducation), la question n’est plus seulement de bloquer le pouvoir, mais de le remplacer collectivement.

- article complet : https://frustrationmagazine.fr/la-force-du-10-septembre-est-ailleurs-que-dans-les-urnes

🔴Les renseignements inquiets pour le 10 septembre

Selon une note des renseignements territoriaux consultée par Franceinfo, Le Parisien, et l’AFP, le 10 septembre présente « une volonté de paralyser le pays via des actions de blocages de sites ou d’emprises stratégiques dans le domaine des transports, de l’énergie ou encore de l’industrie de Défense » ces actions seraient « susceptibles d’entraîner des troubles à l’ordre public et de paralyser localement certaines activités » avec des manifestations classiques, des sabotages et des blocages en tout genre, des opérations péages gratuits,...

Ils pensent que cette journée « comptera » car il y a « de la grogne et de la colère » et que celle-ci s’inscrira dans « une séquence, une journée d’action syndicale étant prévue le 18 septembre »

Les renseignements estiment que le mouvement est désormais construit « par des réunions et des assemblées où les gens se voient et échangent concrètement » « partout, dans des villages et pas seulement dans les grandes villes » avec des mots d’ordre relativement divers allant des « revendications locales, économiques, à la démission du président Macron ».
Les renseignemnets s’inquiètent également d’une mobilisation massive et incontrôçlée des lycéens et étudiants. « Les images ne seront pas belles » selon un responsable de la police

A Paris les autorités prévoient de sécuriser l’Elysée, Matignon, les ministères, l’Assemblée et le Sénat
Les réseaux de @grevemanifsblocages10septembre : https://linktr.ee/grevemanifsblocages10septembre

Article du Parisien parlant d’un rapport des renseignements territoriaux

- L’article suivant porte des réflexions stratégiques parfois ardues à saisir, et surtout à mettre en oeuvre concrètement, mais qu’il faut prendre en compte pour ne pas se retrouver dans des impasses ou tourner en rond.

« Tout est prêt. Les pires conditions matérielles sont excellentes »

Le 10 septembre fera ou bien flop ou bien vroum, ou bien ni flop ni vroum. Tout ce qui nous est permis, en guise d’analyse non réductrice, ce n’est qu’une poignée de bons mots. « Tout est prêt. Les pires conditions matérielles sont excellentes » (André Breton).
(...)
Demandez-vous : si je passe à l’offensive ici, quelle sera la défense ? Quelle quantité de résistance mon choc va-t-il produire chez l’adversaire ? Si j’opte pour la défensive là, quelle sera ma faculté de durer. De supporter l’usure. Est-ce qu’il vaut mieux se disperser, diverger, se disséminer dans la ville, les villages, l’espace logistique, les champs - pour disperser, disséminer la force de résistance de mes adversaires ? Ou mieux vaut-il se concentrer en un point, dense, choisi d’avance, dont la topographie est connue, maîtrisée, et où sont installés nos pièges ? Dois-je aller au choc frontal ? Ou multiplier les harcèlements soudains et impromptus, suivi de dispersions discrètes ? Dans tous les cas, je me demande quels seront les effets de mes effets, les effets en retour, je ne pense pas en actions mais en réactions, non pas en position mais en riposte, je me demande comment la défensive devient offensive, comment l’offensive devient défensive. Je me demande comment rester souple.
(...)
En même temps, si le peuple à l’offensive est matériellement faible, l’État sur la défensive ne bénéficie pas du soutien absolu de la majorité. En tant qu’État, institution sécuritaire, il bénéficie du soutien majoritaire de la population apeurée. Mais en tant que régime, ou gouvernement, en tant qu’orientation politique, il est minoritaire et conspué. Il faudra garder à l’esprit que le refus de l’État est minoritaire dans la population - il n’est pas bien compris - mais que le refus du gouvernement, lui, est majoritaire et bien compris. Il faudra donc articuler : refus minoritaire de l’État et refus majoritaire du gouvernement. L’un sera nécessairement le masque de l’autre. Cela donne à l’offensive populaire une bonne cause majoritaire facilement acceptée par tous. En revanche, il est à parier que la spontanéité de la population neutre, bien que refusant le régime, restera loyaliste envers l’État en tant que tel, parce que l’État signifie pour elle « sécurité ». Il faut que ce sentiment de sécurité associé à l’État en tant que tel tombe pour transformer le refus majoritaire du gouvernement en refus majoritaire de l’État. Cette possibilité a été ouverte par la répression brutale des Gilets Jaunes qui ont bien compris que le problème n’était pas tel ou tel gouvernant mais l’État en tant que tel.

Autrement dit : il faudra que les actions offensives soient en même temps rassurantes pour la majorité sécuritaire. Tout le défi est d’être offensif et festif, offensif et hilarant. Et surtout, offensif et rassurant, consolant, balsamique. D’un côté, en s’appuyant sur le refus majoritaire du gouvernement (Bayrou-Macron) on peut agir contre l’État en général de telle sorte que l’action contre l’État paraisse plaisante, consolante et rassurante. Bref, de telle sorte que la sécurité, la vraie sécurité, la sûreté des individus contre l’État, semble se trouver du côté des réseaux d’entraides populaires, de fêtes, de carnavals et d’actions offensives exemplaires.

Notre camp, qui n’est pas un Parti, ni même un camp circonscrit, a donc une série de faiblesses et d’avantages tactiques comme stratégiques. Notre camp a le désavantage de l’offensive. Car l’offensive est une forme de guerre faible. Ce désavantage est extrême contre l’État, car l’État a les moyens de se défendre. En même temps, l’État est aussi sa population. Et sa population soutient l’État mais pas sa direction. Il y a donc un avantage majeur : toute répression sera scandaleuse. Ce qui a pour conséquence : ou bien le gouvernement s’évite l’escalade répressive et nous avons alors les mains libres pour inventer des buts positifs ; ou bien il ne l’évite pas, et nous avons, mais pour un temps réduit, l’avantage moral, c’est-à-dire la bonne cause populaire. Néanmoins, dans les deux cas, ce n’est pas suffisant.
(...)
- article complet : https://lundi.am/Tout-est-pret-Les-pires-conditions-materielles-sont-excellentes

« Tout bloquer » : histoire d’un geste écologiste et révolutionnaire

Alors que les assemblées et les appels à bloquer la France le 10 septembre se multiplient, Reporterre explore l’histoire de ce mode d’action, fortement lié aux luttes et pensées écologistes.
(...)
Le penseur de l’École de Francfort en conclut, dans ses thèses Sur le concept d’histoire (1942), que tout interrompre, y compris le temps, serait le premier geste authentiquement révolutionnaire.

Alors que les appels à « tout bloquer » se multiplient à l’approche du 10 septembre, les écolos tentent de se saisir du mot d’ordre pour en rappeler ses vertus écologiques, énoncées dès les années 1970 dans la bande dessinée L’An 01 de Gébé : « On arrête tout, on réfléchit, et c’est pas triste. »
(...)

« La “réussite” d’On bloque tout ! aura été de vulgariser en quelque sorte cette idée de blocage de l’économie », note ainsi le syndicaliste à Solidaires et auteur Théo Roumier dans un texte d’analyse de cet appel. Une idée qui infusait jusqu’aux manifestants qui scandaient en chœur « Grève, blocage, sabotage ».
(...)
En 2014, le Comité invisible, un collectif d’auteurs autonomes et anonymes, intitulait un chapitre de son essai À nos amis : « Le pouvoir est logistique. Bloquons tout. » « Bloquer l’économie véritablement, bloquer l’économie aussi en nous, c’est laisser derrière soi la peur de manquer, et ne pas craindre, en conséquence, que vole en éclats l’organisation présente de la vie », écrivaient-ils. Et de poursuivre : « Nous n’avons jusqu’ici connu que la vie organisée, nous allons connaître la vie vivante. […] Bloquons tout, donc. Nous n’avons rien à craindre. Rien ne nous manquera. Nous trouverons les façons de faire ; et elles seront belles. »

Ce que le Comité invisible observe, c’est que le capitalisme après la seconde révolution industrielle tire sa puissance de la bonne circulation des flux de marchandises, comme l’analyse aussi le sociologue Mathieu Quet dans Flux. Comment la pensée logistique gouverne le monde (La Découverte, 2022). L’observation n’est pas nouvelle : dès le début du XXᵉ siècle, les syndicalistes révolutionnaires Émile Pouget et Émile Pataud détaillaient, dans Comment nous ferons la révolution (1909), la nécessité de cibler les infrastructures stratégiques comme les chemins de fer, les réseaux de télécommunications et d’électricité, pour paralyser le système.

Mais les appels contemporains au blocage ont affiné l’analyse, en observant que le pouvoir logistique se cristallise dans des nœuds — et qu’il suffit donc de se concentrer sur quelques points stratégiques pour bloquer l’ensemble du système. La perturbation de l’économie mondiale engendrée lorsque le porte-conteneurs Ever Given a involontairement bloqué le canal de Suez pendant quelques jours, en 2021, en est un bon exemple.
(...)
L’historien souligne aussi une autre faiblesse de la stratégie du blocage : les exemples historiques récents de sociétés grippées, à l’instar de Cuba et de la Corée du Nord, montrent que les systèmes politiques peuvent continuer à fonctionner longtemps dans des circonstances dégradées, plutôt que de disparaître pour laisser place à d’autres formes de gouvernement.

Le blocage serait plutôt la condition préliminaire à l’ouverture d’une réflexion plus large : une fois que tout sera bloqué, qu’est-ce qui vaut la peine d’être redémarré ?
(...)
« Le blocage ne se réduit jamais au simple fait de bloquer, analyse de son côté Dominique Pinsolle. Il est soit un moyen de bloquer quelque chose — des négociations, la prolifération nucléaire, le fonctionnement d’une institution —, soit une manière d’ouvrir de nouveaux espaces — alternatifs, de délibération, de nouvelles expériences. » Tout bloquer, donc, non pas simplement le temps de négocier quelques pourcentages d’augmentation, mais pour prendre le temps de repenser la trajectoire de la société.

- Article complet : https://reporterre.net/Tout-bloquer-histoire-d-un-geste-ecologiste-et-revolutionnaire

- Complément informatif :
Le capitalisme moderne fonctionne en flux tendu, avec peu de stock les usines ne font le plus souvent que de l’assemblage de pièces qui viennent des 4 coins du monde en porte container, puis camions (surtout) ou trains de marchandises.
Les stocks sont de plus en plus dans les camions roulants que dans des entrepôts.
Ce qui signifie qu’interrompre le flux des pièces et marchandises forcerait assez vite de nombreuses entreprises et commerces à stopper/ralentir la production.
Les noeuds principaux de ces flux sont donc les grands ports et les autoroutes.
Comme les dockers et routiers ne semblent pas vouloir faire grève, reste les blocages.

Sinon y aussi bien sûr les raffineries et dépôts de carburant, là aussi : grèves et blocages sont utilisés.

Les deux autres flux indispensables au capitalisme sont les réseaux électriques et internet. Là, les seuls moyens que semblent avoir trouvé des rebelles sont le sabotage à des points clefs pour stopper des réseaux qui sont maillés, pas centralisés.
Sinon on voit parfois des travailleurs faire coupures ciblées de certaines entreprises/organisations, ce qui est plus populaire.

- Pour une histoire du sabotage, des débuts jusqu’à nos jours, voir :

Ils ont osé le dire

- La perlissime de Macron

Le 29 août, Emmanuel Macron excluait totalement de démissionner en cas de chute du gouvernement Bayrou. Il affirmait sans aucune honte : « Le mandat qui m’a été confié par les Français sera exercé jusqu’à son terme ». Non seulement le mandat « confié » par les français n’existe pas, car Macron n’a été élu que grâce au « barrage à l’extrême droite », mais en plus le camp macroniste a perdu trois élections de suite depuis 2022, et n’a donc aucune majorité ni aucune légitimité.

Dans une interview donnée à JDNews, média de Bolloré, Macron insistait : il veut gouverner « jusqu’au dernier quart d’heure » et estime que « présider, c’est faire ce pour quoi on a été élu et surtout ce que l’on croit juste pour le pays ». Là encore, Macron n’a jamais été élu pour imposer par 49.3 des attaques sanglantes contre le système de santé, les retraites ou les jours féries, et tout le monde le sait.

D’ailleurs, Macron lui-même déclarait en avril 2022 : « Je sais que nombre de nos compatriotes ont voté ce jour pour moi non pour soutenir les idées que je porte, mais pour faire barrage à celles de l’extrême-droite. Et je veux ici les remercier et leur dire que j’ai conscience que ce vote m’oblige pour les années à venir ». Il ne s’est pas senti obligé longtemps.

Si l’on croit le dernier sondage réalisé par l’institut de sondage Elabe rendu public le 25 août, 67% des Français sont favorables à la démission d’Emmanuel Macron. Il doit donc partir.

- Juliette Méadel : une petite perlouse macroniste

Dans le même registre, la ministre macroniste Juliette Méadel déclarait sur France Info : « Les Français nous ont donné un mandat lors des dernières élections législatives pour que nous arrivions à nous mettre d’accord ». Ces gens vivent décidément dans une réalité parallèle, et sont persuadés d’avoir un « mandat » !

Plutôt que de lui rappeler le coup de force de l’automne dernier, quand Macron a préféré nommer avec l’appui du RN un gouvernement de droite en ignorant que le Front Populaire était arrivé en tête des élections, devinez ce que lui répond Brigitte Boucher, la journaliste de France Info ? « Là ils ne vous donnent plus ce mandat, ils veulent le RN ». Ah bon ? En quel honneur ? Cette chaine de service public ne cache même plus son militantisme d’extrême droite.

- La perle multi-condamnée de Sarkozy

Autre perle offerte par Nicolas Sarkozy, dans le Figaro : « Jamais je n’appellerai à la démission du chef de l’État. Il ne faut pas – et on ne peut pas – mettre sur le même plan un premier ministre nommé et un président élu par les Français. Emmanuel Macron doit pouvoir aller au bout du mandat que lui ont confié les Français. C’est la République. Elle a des règles. Il convient de les respecter. »

Entendre un ancien président mafieux, multi-condamné à de la prison ferme pour ses innombrables forfaits, parler des « règles de la République » a de quoi faire sourire. Macron et Sarkozy affichent une solide amitié depuis 2017, l’ancien président a félicité l’actuel résident de l’Élysée dès son élection et l’a toujours soutenu et conseillé depuis,

- François Bayrou n’a pas encore compris le message

« Moi ce qui me gêne, ce n’est pas qu’il y ait des riches en France, c’est qu’il y ait des pauvres », a tenté d’expliquer François Bayrou, qui ne comprend déjà rien à rien. « C’est de l’enfer des pauvres qu’est fait le paradis des riches » écrivait Victor Hugo il y a quasiment deux siècles. Pour que les riches accumulent de la fortune, il faut que les pauvres la produisent, c’est le principe même du capitalisme.

Et pour parler concrètement, c’est littéralement ce qui se passe en France à cause de Bayrou et ses copains : le niveau de pauvreté bat de nouveaux records, la mortalité infantile monte, on meurt dans les couloirs d’hôpitaux, alors que les 500 plus grandes fortunes du pays voient leurs profits exploser. Quelqu’un peut-il offrir un cours d’économie de niveau lycée au Premier ministre ?

- Éric Lombard, une perle multi-millionnaire

Éric Lombard, Ministre de l’économie, ose : « L’ISF a eu des effets suffisamment nocifs », on aimerait savoir lesquels. En revanche, il en est certain : « On aura dans les délais un budget pour 2026 », ce qui implique un nouvel usage de la force et de l’autoritarisme, et ajoute : « Le budget va être difficile pour les Français ».

Ce ministre est lui-même multimillionnaire. Ces gens prennent plaisir à faire souffrir la majorité la moins privilégiée de la population.

- Une dernière pour la route, lâchée par Eric Ciotti

Une dernière pour la route, lâchée par Eric Ciotti sur Europe 1, le 3 septembre : « Ceux qui nous gouvernent depuis 2012 (…) sont guidés par une idéologie socialiste de gauche ». Retailleau, Valls et Darmanin, des gauchistes radicalisés bien connus !

Cela risque de faire tout drôle à Ciotti et ses amis si un programme réellement socialiste était appliqué un jour en France : nationalisation du secteur privé, saisie des grandes fortunes, grands procès contre les malfaiteurs en cols blancs et bourreaux du peuple, assemblées de travailleurs, stages obligatoires pour les politiciens véreux qui n’ont jamais travaillé dans les champs et les usines…

- source : https://contre-attaque.net/2025/09/03/ils-ont-ose-le-dire-4/

🔴Provocations de la macronie avant le 10 septembre

Macron qui a déclaré le 29 août qu’il allait exercer son mandat « jusqu’à son terme » ne souhaiterait pas de changement de sa politique et pourrait encore nommer un Premier Ministre issu de son camp à l’issue de la chute du gouvernement. Les noms qui circulent : Darmanin, Vautrin, Lecornu, Lombard, Braun-Pivet ou Séjourné

Fin août Bayrou qui s’était moqué du mouvement du 10 septembre avec une comparaison à la scène « Pas content ! Pas content ! » du film Asterix Mission Cléopatre avait également dit trouver « indéfendable »celui-ci

Lors de son interview au 20h de TF1 du 1er septembre Retailleau a qualifié le mouvement du 10 septembre comme étant « pire que tout »

Enfin Macron et Bayrou s’apprêtent à faire passer par des décrets et donc sans consultation du parlement le doublement des franchises médicales et le durcissement des conditions d’accès à l’AME

Les réseaux de @grevemanifsblocages10septembre : https://linktr.ee/grevemanifsblocages10septembre

- NOTE : Macron et Bayrou devraient s’exprimer plus souvent devant les gros médias, ils sont champions pour provoquer la colère et pousser à la révolte, plus efficace que des centaines de tractages !

10 septembre en France, la gronde sur la planète : on fait quoi ?
par [Au Poste->https://www.youtube.com/@au_poste]
https://www.youtube.com/live/S6eFac1bYc0?si=RBhgaOu97MWUqv03

10 septembre : ce que les assemblées générales révèlent du mouvement

Mouvement nébuleux d’extrême droite, renouveau des gilets jaunes ou réunion de militants de gauche ? Depuis le début du mois d’août, des assemblées générales préparent le mouvement de blocage du 10 septembre dans plus de 60 villes. Elles révèlent un visage du mouvement bien différent de certaines caricatures médiatiques.
(...)
En attendant le 10 septembre, les actions se préparent donc dans les AG et les boucles Telegram. L’une d’entre elles pourrait même intervenir avant la date fatidique. « Le 8 septembre à 20h, retrouvons-nous sur la place des Terreaux pour une grande fête populaire : le pot de départ de Bayrou ! Une soirée pour créer du lien, s’amuser et s’unir avant le 10 septembre », résume un post Telegram de la chaîne Lyon Insurrection, suivie par 10 000 personnes. Cet appel à rassemblement devant les mairies s’est déjà dupliqué dans de nombreuses villes.

Et le jour J ? « On a prévu un rassemblement le matin sur une des places principales de la ville. L’idée est de se rendre visible et de rassembler un maximum de gens pour décider de ce qu’on fait », détaille Pierre d’Alès. À Paris l’AG d’Île-de-France n’avait pas vocation à fixer d’action, prérogative plutôt dévolue aux AG de villes. « Les initiatives proposées différent forcément en fonction des profils des gens. Les syndicalistes parlent de grève quand d’autres évoquent des occupations de rond point ou des blocages symboliques. Pour le moment à Montpellier il semble qu’il y aura des blocages le matin, puis un rassemblement dans l’après-midi pour se compter et enfin une AG », énumère Gaël.

À la grande différence du mouvement des gilets jaunes qui avait commencé un samedi, le 10 septembre aura lieu en semaine, un mercredi, rendant plus prégnante la question de la grève.

- article complet : https://rapportsdeforce.fr/classes-en-lutte/10-septembre-ce-que-les-assemblees-generales-revelent-du-mouvement-083125301

Bloquons tout à partir du 10 septembre : tout gagner ensemble au lieu de continuer à tout perdre chacun son tour

L’escroquerie de la dette résumée en deux chiffres

« Il faut une prise de conscience des Français » sur la dette disait François Bayrou devant le Medef il y a encore quelques jours. Depuis des semaines, il multiplie les phrases alarmistes pour justifier son plan d’austérité. Le 29 août, il s’exclamait que « si rien ne change, le bateau va couler ! Ça se comprend, c’est en français ça ? » Lors d’un débat télévisé le 31 août, il allait jusqu’à affirmer que « ce sont les Français qui dépensent l’argent », et non l’État, déresponsabilisant totalement les politiques menées depuis des décennies.

L’escroquerie du chantage à la dette peut être démontée simplement en deux chiffres :

- 1.043 milliards : la dette provoquée par Macron

Depuis l’élection d’Emmanuel Macron en 2017, la dette publique française est passée de 2.262 à 3.305 milliards d’euros en 2025, soit une hausse de 1.043 milliards. Pour un « Mozart de la finance », on a vu mieux : aucun pays européen n’a creusé sa dette aussi fortement sur la même période. Selon l’Observatoire français des conjonctures économiques – OFCEce déficit colossal s’explique d’abord par la baisse de la fiscalité sur les entreprises et les ménages les plus aisés. Pour parler simplement, Macron a créé de la dette en aidant les riches.

Un rapport du Sénat, publié en juillet dernier, rappelait que chaque année 210 milliards d’euros d’argent public sont versés aux entreprises sans aucune contrepartie ni contrôle. Sur 10 ans, ce sont donc plus de 2.000 milliards qui ont donc été offerts au patronat pour « créer des emplois », sans aucun retour sur investissement, sans vérifications, sans nouveaux emplois. Certaines entreprises aidées par l’État, comme Auchan ou Arcelor, ont même supprimé des emplois tout en réalisant des maxi-profits.

- 1.228 milliards : la fortune des riches

Entre 2017 et 2025, la fortune des 500 personnes les plus riches de France est passée de 571 milliards d’euros à 1228 milliards. Ce magot a donc plus que doublé sur la même période. Plus scandaleux encore, la fortune des plus riches correspond presque exactement à l’augmentation de la dette sous Macron.

- Un hold-up inédit

L’argent ne disparaît pas par magie. La dette a explosé sous Macron alors que plus aucun service public ne fonctionne, qu’on meurt dans les hôpitaux, que les enseignants sont prolétarisés, que les bureaux de Poste et les gares ferment et que la pauvreté explose. Pourtant, la France produit beaucoup plus de richesses qu’après-guerre, au moment de la création de la Sécurité sociale, de grands services publics et d’emplois mieux protégés.

En réalité, l’État n’a jamais récolté autant d’argent alors qu’il réduit les dépenses sociales. Il n’y a donc aucune raison que la dette augmente. Aucune, sauf par une opération gigantesque de hold-up généralisé : une réorientation de l’argent public vers les plus riches, la police et l’armée. Réduire la dette est un jeu d’enfant, il suffit de récupérer les sous dans les bonnes poches.

- source, avec des liens : https://contre-attaque.net/2025/09/01/lescroquerie-de-la-dette-resumee-en-deux-chiffres/

Bloquons tout à partir du 10 septembre : tout gagner ensemble au lieu de continuer à tout perdre chacun son tour

Le 8 septembre est un non-événement

Ne pas tomber dans le piége institutionnel.

En annongant un vote de confiance le 8 septembre a I’Assemblée, le gouvernement manoeuvre pour reprendre le controle de l’agenda politique. Mais l’issue du vote ne changera rien. Le temps de I’hémicycle est révolu, celui de la rue est venu.

En 2023, les “émeutes-poubelles’ et les “casserolades” ouvraient Ia possibilité pour le mouvement des retraites de fixer son propre rythme. Mais par attentisme, par tendance & tout attendre de l’intersyndicale, il a sagement suivi ses dates de mobilisation toujours plus éloignées, jusqu’’d se caler sur celles du processus Iégislatif.

En 2024, la mobilisation anti- fasciste provoquée par le risque imminent d’une majorité RN a I’Assemblée a été éteinte par la force démobilisatrice du vote. Apres la demi-victoire du NFP, les gens sont rentrés chez eux, et la gauche fait en sorte qu’ils y restent en imposant le rythme parlementaire : débats, motions de censure, niches d’opposition.

On se souvient enfin que Macron a refusé la démission d’Attal apres la dissolution pour gagner du temps, et maintenu son gouvernement démissionnaire en place sous prétexte des JO.

D’ou qu’elles viennent, nous devons rejeter en bloc toutes les tentatives dimposer l’agenda parlementaire au mouvement.

A nous de créer des cadres de démocratie directe capables de dicter leur propre rythme a la mobilisation ; de retrouver un esprit de masse indiscipliné et créatif, au service de la dignité du peuple tout entier et de son droit a se gouverner lui- méme.

Le 8 septembre, géchons le pot de départ de Bayrou !

- source : https://rebellyon.info/Le-8-septembre-est-un-non-evenement-31205

Bloquons tout à partir du 10 septembre : tout gagner ensemble au lieu de continuer à tout perdre chacun son tour
Le chaos, c’est les gouvernements et les capitalisme
Bloquons tout à partir du 10 septembre : tout gagner ensemble au lieu de continuer à tout perdre chacun son tour

Pour une culture du blocage, bloquons la culture

Dans dix jours démarre le mouvement « Bloquons tout ».
Depuis plusieurs semaines, les initiatives se multiplient dans toute la France. Des centaines de personnes se rassemblent en assemblées générales, y compris dans des villes moyennes ou petites où une telle effervescence était jusque-là inimaginable.
Même avant l’acte 1 des Gilets Jaunes, on n’avait pas vu une telle mobilisation citoyenne.

Mais une chose saute déjà aux yeux : le monde de la culture est quasiment absent des discussions.
C’est regrettable, car l’histoire montre que les grandes révoltes sociales s’accompagnent toujours de bouleversements culturels.
La lutte ne se mène pas uniquement dans la rue, ni seulement dans les rapports de force économiques. Elle se joue aussi dans les esprits.
Dans notre capacité à transformer les imaginaires collectifs, à inventer d’autres horizons, à faire naître de nouvelles manières de voir le monde. En ce sens, la bataille est autant politique que culturelle.
Et le secteur culturel dispose de leviers immenses. Bloquer des festivals, des concerts, des pièces de théâtre, perturber des émissions de télévision ou de radio, occuper des lieux culturels… tout cela peut avoir un impact considérable.
À l’inverse, la culture peut aussi accompagner les luttes : concerts improvisés sur des piquets de grève, théâtre dans la rue, expositions dans des lieux occupés. On se souvient du ballet et de l’orchestre de l’Opéra de Paris, qui ont donné des représentations sur les marches pour accompagner la lutte contre la réforme des retraites.
Ce qui va se passer à partir du 10 septembre reste incertain : tout va se construire dans l’action, dans les blocages, dans la rue.
C’est ce cercle vertueux qu’il faut absolument activer aujourd’hui :
👉 Des artistes qui s’inspirent de l’énergie de « Bloquons tout »
👉 Et des activistes qui puisent dans les œuvres artistiques de quoi nourrir leurs combats.
La culture de la lutte et la lutte pour la culture ne font qu’un.
L’art n’est pas seulement un divertissement. C’est une arme.
C’est ce qui nous permet d’élargir nos consciences, d’ouvrir des brèches dans la résignation, d’imaginer des possibles émancipateurs.

(post de CND)

Message de Fly Rider, Maxime Nicolle, gilet jaune

Aujourd’hui, jeudi 4 septembre, j-6..

Petit message pour le 10 septembre :

L’appel n’était pas un appel a manifester dans la rue, mais certains d’entre vous iront manifester ce qui permettra d’autres actions qui auront de grandes chances de réussite au vue du fractionnement des dispositif de surveillance et de police.

N’ayez aucuns signes distinctif , ne les aidez pas !

N’oubliez pas ppur ceux qui n’ont jamais manifester, la police obeira toujours, elle sera très violente, vous ne les resonnerais pas en leurs parlant, il obéissent c’est tout et pour certains prennent plaisir même.

Pour ceux qui boycoteront ca va etre dur, je sais, mais tenez bon !

Pour les grève merci au patron qui donnent des jours et ferment leurs entreprises.

Pour les autres actions coup de point, soyez rapide et invisible n’en parlez a personne, les résultats se voient sans besoin d’avoir de gloire .

C’est pour nous tous, c’est pour notre futur, c’est pour qu’ils ne puissent plus jouer avec nos vies !

#10septembre #ric

Aux extincteurs du feu populaire !

J – 6 AVANT LE 10 / 09 / 25

Aux passagers du bus qui dessert l’arrêt “Révolution”, déterminés à détourner ce bus vers la ligne “démocratie parlementaire” ou autres “systèmes pyramidaux” !
A ceux qui appellent à organiser des danses de rues, des pique-niques, ou autres inepties pour nous détourner du véritable objectif ! Mettre les vrais casseurs, nos bourreaux HORS D’ÉTAT DE NUIRE !
Aux vipères qui ont infiltré les canaux de communication pour exclure ceux qui les dérangeaient, annuler des assemblées, les détourner, éteindre, délégitimer ou canaliser votre colère pour servir leurs intérêts de pouvoir et de contrôle, faire du contre.. Infiltration, manipulation, détournement….
A ceux qui appellent à des manifestations dans lesquelles ils simuleront la tristesse, les bras croisés ou les mains dans les poches, en vous regardant vous faire casser la gueule, verbaliser, nasser, gazer, mutiler ou tuer comme les 11 Gilets Jaunes tombés !
A ceux qui dénoncent les black-block et osent encore les appeler "les casseurs".
Micron 25/04/ 2023 à 15h26 ; « C’est plus dur de le réinventer quand tout n’a pas été détruit »
Nous ne proposons pas de tout détruire contrairement à eux, mais de rebâtir ce qu’ils ont détruit. D’inventer un monde où aucun de ces fous ne pourra plus jamais nous reprendre le pouvoir et nous spolier des communs.
A cette classe de privilégiés, incapables de discerner les barbares de la civilisation, des civilisés de la barbarie, car incapables de ressentir notre souffrance ou de ressentir quoique ce soit d’autre.
A ceux qui ne pourront jamais identifier la violence du système capitalo-étatique car ne l’ont jamais vécue !
A ceux qui sont incapables de voir qui organise la casse, la violence et l’injustice du système, car au final, ils n’en font pas partie, ils sont le système ! Directions syndicales, directions des partis politiques, politiciens, hauts fonctionnaires, procureurs, magistrats, gros patrons, et les bleus qui protègent cette belle noblesse Républicaine enrubannée et décorée de bleu, blanc, rouge.
A tous ceux qui appellent encore à la raison, à une paix naïve, à la table des négociations, et à ne surtout pas renverser la table.
A ceux qui se dissimulent sous un vernis de bienveillance et de valeurs que ne sont rien d’autre qu’une morale.

Nous leurs disons ceci : fuyez tant qu’il est encore temps !

L’heure est venue de payer et ce n’est pas votre argent que nous venons chercher mais la JUSTICE !
LE POUVOIR POUR LE PEUPLE ET PAR LE PEUPLE !
ET LAAPPROPRIATION DE TOUT LES COMMUNS, la connaissance, l’air, l’eau, la terre au peuple !
Aucun titre, aucune récompense, aucun confort, ne nous détournera de cette mission.
CAR L’AVENIRPEND DE NOUS et des valeurs que nous portons contre vos règles, vos règlements et votre morale inféodée à votre nécessité vitale de domination, morale dont le vernis de fausse vertu s’est suffisamment écaillé pour laisser apparaître votre âme sombre et vos objectifs.
Nous ne venons pas rétablir la peine de mort, nous venons rétablir notre droit divin à vivre !
N’attendez aucune consigne, des gentils organisateurs, des organisations
N’attendez aucun mode d’emploi.
N’attendez pas de solution. Autonomisez-vous !
Ne suivez pas ceux qui disent, mais ceux qui font.
Suivez ceux qui auront les mains sales et pleines de cambouis.

PARTAGEZ, PARTAGEZ, PARTAGEZ, PARTOUT, ENCORE ET ENCORE !!!!!!!!!

" MANUEL INSURRECTIONNEL " COUP D’ÉTAT de Juan Branco.
https://static.mediapart.fr/files/2018/12/26/macron-et-son-crepuscule-3.pdf

Être stupide, où l’art du sabotage social selon les leçons de l’OSS (ex-CIA)
https://www.hacking-social.com/2016/05/09/etre-stupide-ou-lart-du-sabotage-social-selon-les-lecons-de-oss/

GJ de Quimper

Rubrique pratique

Bloquons tout à partir du 10 septembre : tout gagner ensemble au lieu de continuer à tout perdre chacun son tour
équipement type Hong Kong
Bloquons tout à partir du 10 septembre : tout gagner ensemble au lieu de continuer à tout perdre chacun son tour

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- CND devient une plateforme au service du mouvement :
Parce que le mouvement à venir appartient à tous. Parce que la lutte ne se résume pas à Paris. Et parce qu’on sait que BFM et Cnews ne relaieront que les images qui servent le pouvoir, on vous propose de faire de CND une plate-forme qui met en avant toutes les actions de Bloquons Tout. N’hésitez pas à nous envoyer vos images (photos et vidéos). Anonymat garanti. Et si besoin, nous pouvons flouter nous même les visages. Vous pouvez également nous envoyer des annonces de rdv à venir.

DIVERS

LE 10 SEPTEMBRE ONBRANCHE MACRON
On n’hésite plus, on descend dans la rue, on bloque, on fait peuple, on sort les balais/on sort Macron), on écrit l’Histoire.
#adieuMacron
#10septembre
- vidéo sur CND : https://www.facebook.com/share/v/1B6nxpTSi1/

- communiqué de presse du MRAP : Pour la justice sociale, ne pas se tromper de colère

- Citation de Bilancini, directrice du renseignement de la préfecture de police de Paris :
La nuée de journalistes et de pseudo-journalistes de rue a rendu tout cela spectaculaire, mais le fait que tout le monde filme ne facilite pas le travail des forces de l’ordre, même si je sais que cela permet de pointer des usages abusifs de la force. Les journalistes de rue font n’importe quoi et brisent l’anonymat des militants sur lesquels ils travaillent, ce qui les conduit à se faire violenter. Les journalistes de rue des gilets jaunes sont une bénédiction : ils filment la manifestation de l’intérieur et les gens non grimés de face.

  • Sur les suspensions opérées par les réseaux sociaux, un nouvel exemple qui montre qu’on ne peut plus trop compter sur les réseaux "sociaux" internet en cas de soulèvement : Indonésie : TikTok suspend ses directs après des manifestations d’une rare violence - Face à la colère qui embrase l’Indonésie, TikTok choisit la prudence et coupe temporairement son direct, privant plus de 100 millions d’utilisateurs de cette fonctionnalité très populaire.
  • Pour le défaitisme révolutionnaire dans tous les États en guerre ! (...) Volonté : Soutenir les résistants à la guerre, les insoumis, les déserteurs et les objecteurs de conscience !
    Appel à : Une initiative internationaliste libertaire majeure pour contrer la propagande militariste ! Une catastrophe nucléaire se profile ! Les classes dirigeantes « de l’Est » comme de « l’Ouest » sont des charlatans dont la soif de pouvoir et de profit repose de plus en plus sur l’industrie de la guerre.
    L’Occident autoproclamé élabore des scénarios de nouvelle guerre mondiale. Pour eux, le « monde libre » mène une bataille existentielle contre les « autocraties » de plus en plus identifiées aux stéréotypes orientalistes qui menacent de détruire notre prétendue « civilisation ». (...) Relier nos luttes à l’austérité et à leur profit de guerre. Tout ce que nous faisons pour nous-mêmes et notre classe entrave leur « état de guerre ». Unissons-nous dans la solidarité au-delà des localités et des secteurs professionnels : une victoire sur le front intérieur est une victoire et un exemple à l’étranger.
  • Du fric pour les facs, pas pour l’armée : la jeunesse doit être dans la rue le 10 aux côtés des travailleurs ! - Alors que le gouvernement Bayrou va chuter le 8 septembre, la date du 10 septembre s’annonce centrale pour construire une mobilisation d’ampleur contre l’austérité et le gouvernement. La jeunesse, en première ligne de la casse des services publics et de la militarisation, doit être au rendez-vous.
  • Pour un 10 septembre féministe ! - Les appels à tout bloquer à partir du 10 septembre fleurissent partout et apportent l’espoir d’un mouvement social d’ampleur. Comme dans chaque mobilisation, les féministes seront présentes ! Ce texte est un appel à nos camarades d’intégrer les revendications féministes à ce mouvement, car on rappelle : une grève n’est générale que si elle est féministe !
  • Joignez votre colère à la nôtre ! - Nous, collectif lyonnais du mouvement « Indignons-nous ! Bloquons tout ! », appelons toute citoyenne et tout citoyen, opposé-e à l’austérité du budget Bayrou et révolté-e par les gouvernements successifs, à nous rejoindre dans la rue à partir du 10 septembre, ou dès maintenant, au sein de notre collectif.
  • Bayrou : quatre chaînes d’info, une seule ligne édito - Les journaux trépignaient depuis quelques jours : le Premier ministre François Bayrou, en tournée médiatique après l’annonce surprise d’un vote de confiance à l’Assemblée nationale le 8 septembre, allait accorder une interview « exceptionnelle » d’une heure trente aux quatre chaînes d’info en même temps ! « Une première » dans l’histoire journalistique, souligne Le Parisien, « un format digne du président de la République », s’emballe Le Figaro. S’il n’a accouché de rien de nouveau sur le fond, le format aura permis une nouvelle fois de démontrer que la multiplication des chaînes d’information en continu ne signifie pas une multiplication des points de vue, mais un matraquage plus intense du même, surtout quand il est question d’économie.
  • Dépression : un quart des 15-29 ans disent être atteints, selon un sondage - Les résultats d’une enquête, menée par l’Institut Montaigne, la Mutualité française et l’Institut Terram auprès de 5 600 jeunes, confirment ceux d’autres études et notent de fortes fragilités, touchant davantage les jeunes femmes et ceux qui rencontrent des difficultés économiques et sociales. (Depuis l’ère Macron, doublement des jeunes concernés par la dépression ! - Un bon remède contre la dépression, l’anxiété, l’isolement, les problèmes climatiques, économiques et sociaux... ? participer au mouvement du 10 septembre, ça commence maintenant !)
  • L’unité populaire a horreur du vide - Un appel lancé en plein été et une pétition contre une loi écocidaire ont bouleversé les stratégies gouvernementales et partisanes. L’appel à la résistance rassemble quand l’échéancier des scrutins désespère et divise. Jamais la seule éventualité d’un mouvement populaire n’a autant précipité la crise de la politique parlementaire.
  • En s’attaquant à l’AME, François Bayrou tente de se sauver grâce au RN - Le gouvernement travaille sur des projets de décrets réformant l’aide médicale d’État (AME). À quelques jours d’un vote de confiance qui s’annonce plus que défavorable pour le premier ministre, il tente de manoeuvrer en douce pour séduire l’extrême droite.
  • Les trois décrets que Bayrou veut faire passer avant sa chute : C’est un vieux truc d’illusionniste : profiter de ce que l’attention du public se concentre sur une main pour, de l’autre, réaliser son tour de passe-passe en douce. Alors que l’échéance du 8 septembre, journée durant laquelle le premier ministre engagera la responsabilité de son gouvernement à l’Assemblée nationale lors d’un vote de confiance, est dans toutes les têtes, l’exécutif poursuit discrètement sa politique antisociale. Comme l’Humanité le révèle, François Bayrou s’apprête à s’attaquer à l’assurance-maladie en imposant, entre autres, par décrets, le doublement des franchises pour les assurés.
  • Couverture des violences urbaines : la liberté de la presse menacée - C’est une attaque en règle contre la liberté d’informer et d’être informé. En catimini, en plein été, le ministère de l’Intérieur a diffusé un schéma national des violences urbaines (SNVU). Ce document est destiné « à mettre à disposition des services territoriaux de la police nationale un guide pratique pour la gestion des violences urbaines. » « Ce document a vocation à répondre à toutes les situations de violences urbaines, jusqu’aux émeutes insurrectionnelles, caractérisées par une très haute intensité », explique la place Beauvau, qui s’est bien gardée d’informer les organisations de journalistes.
    À la lecture de ce schéma, une phrase saute particulièrement aux yeux : « la prise en compte du statut des journalistes telle que consacrée par le schéma national du maintien de l’ordre, ne trouve pas à s’appliquer dans un contexte de violences urbaines ».
    Cette incise est une insulte, une provocation envers toute la profession.
    (...) Quatre ans après cette première lutte victorieuse contre un texte liberticide, le ministère de l’Intérieur persiste à vouloir invisibiliser d’éventuelles dérives policières lors de la couverture de violences urbaines en empêchant les journalistes de faire leur métier.
    Le SNJ, première organisation de la profession, condamne cette tentative de vouloir museler la presse. Alors que des appels à manifestations et mobilisations sont lancées pour les 10 et 18 septembre partout en France, il a mandaté le cabinet Spinosi pour déposer une requête en urgence devant le Conseil d’Etat et un dossier au fond d’ici fin septembre. (NOTE : déjà, employer indisctinctement le terme de "violences urbaines" est une manipulation)
  • 10 septembre : le secteur de la culture doit rentrer dans la bataille ! - Nous, travailleur⸱euse⸱s de la culture, déjà frappés par les coupes budgétaires et la précarité, devons rejoindre massivement la mobilisation pour peser dans le rapport de force et lutter contre les projets austéritaires et militaristes du gouvernement.
  • ÉDITO. Crise de régime, crise de système
  • Reportages dans deux AG « Bloquons tout » - Les assemblées citoyennes « Indignons-nous : bloquons tout » sont de plus en plus nombreuses et massives. Reportage à Lyon et à Montreuil (93)
« Oser lutter, oser vaincre », le clip d’une rentrée révolutionnaire
dans le style manifs qui débordent et émeutes

Bloquons tout à partir du 10 septembre : tout gagner ensemble au lieu de continuer à tout perdre chacun son tour {JPEG}

🔴Le 10 septembre soyons unis

Gilets Jaunes, syndicalistes, anticapitalistes, antifascistes, antiracistes, féministes, lgbtqia+, écologistes, internationalistes,... manifestons, bloquons, occupons,... ensemble

🔴Ils nous provoquent, allons les chercher le 10 septembre

Aujourd’hui Bayrou a encore laissé entendre que les français (et non les politiques menées par Macron, ses prédécesseurs et leurs gouvernements) étaient les responsables de la situation catastrophique du pays. Arrêtons les à partir du 10 septembre !

Les réseaux de @grevemanifsblocages10septembre : https://linktr.ee/grevemanifsblocages10septembre

Annonces d’actions et de grèves

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- 🔴Un premier programme non exhaustif pour le 10 septembre à Paris
➡️À partir de 7h (voir plus tôt) - partout :
Blocages (périphérique, lycées, gares,...), occupations, actions coup de poing,...
➡️14h - Esplanade des Halles (à confirmer) :
Manifestation
➡️De 16h à 23h30 - Place des Fêtes :
• De 16h à 19h30 - Bal populaire (avec HK, Zarhzä, Naïm L’Inconsolable et l’Orchestre Debout) et prises de parole
• À partir de 19h30 - Assemblée Générale
(Événement Facebook : https://facebook.com/events/s/10-septembre-rassemblement-pla/1336563784855743/)

- Bloquons tout : les rendez-vous stéphanois à venir
Rendez-vous : mercredi 10 septembre à 8h30 (6h pour les plus déterminé·es) – Gare Châteaucreux
Agora populaire : mercredi 10 septembre en fin de journée – Parvis de la Gare (pour organiser la suite de la lutte)
On lâche rien. Le 10 septembre, on reprend tout.

- Un appel des CSR, comités syndicalistes révolutionnaires :

Communiqué de Comités Syndicalistes Révolutionnaires

- 10 SEPTEMBRE ! ON BLOQUE TOUT !
Ce qui fait peur au pouvoir, aux capitalistes, aux patrons ce ne sont pas les mécanos institutionnels, les élections… mais le risque de mouvement d’ensemble, de grève générale… sous le contrôle des exploités et des opprimés… voilà ce que Bayrou voyait dans le 10 septembre et c’est pour cette raison qu’ils tentent d’en diluer la force, l’explosivité dans les salons et palais bourgeois !
Donnons-leur raison, construisons, renforçons le 10 septembre et ses suites : BLOQUONS TOUT !
(Appel de Gael Quirante (Sud PTT) à un intersyndicale interpro pour construire la grève générale : https://www.facebook.com/reel/1447373093138507 )

Bloquons tout à partir du 10 septembre : tout gagner ensemble au lieu de continuer à tout perdre chacun son tour

UN EXEMPLE A SUIVRE...
L’UNION LOCALE CGT DE BAYEUX CONVOQUE UNEUNION SYNDICALE ET CITOYENNE OUVERTE A TOUS POUR PRÉPARER LE 10 SEPTEMBRE
L’Union locale cgt de Bayeux se mobilise et organise « une assemblée générale des syndicats et des syndiqués mais aussi de tous les citoyens concernés, qu’ils soient Gilets jaunes ou tout simplement militants », expose Cédric Suriré-Boutry, secrétaire général.
(post de Jacques Chastaing)

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« LA GREVE RECONDUCTIBLE DUSEPTEMBRE A POUR BUT EVIDEMMENT DE FAIRE JONCTION AVEC L’APPEL DU 10 SEPTEMBRE A TOUT BLOQUER »
Le 2 septembre prochain, les 140 000 électriciens et gaziers entrent dans une grève offensive toutes et tous ensembles, qui a pour but de revendiquer une augmentation de presque 10 % de nos salaires et la mise en place au niveau de notre branche de l’échelle mobile des salaires, c’est-à-dire indexer nos salaires sur l’inflation.
Nous ne voulons plus nous défendre contre les attaques incessantes du patronat et du gouvernement qui usent notre classe sociale, mais bien porter une grève offensive, où nous choisissons la date, la forme d’action,en court-circuitant le calendrier patronal.
Cette grève si elle est gagnante, apportera de nouveaux conquis aux travailleuses et aux travailleurs de la branche des industries électriques et gazières.
Cette grève qui se veut reconductible, a pour but évidemment de faire la jonction avec l’appel du 10 septembre à tout bloquer.
La grève générale et le blocage de l’outil de production capitaliste à l’échelle nationale, est la solution pour aller arracher de nouvelles conquêtes sociales pour notre peuple.
Ci-dessous, la carte des luttes du 2 septembre prochain dans notre secteur, avec plus de 200 points de grève partout dans le pays.
VIVE LA LUTTE DE CLASSE ✊✊✊
(CGT Energie Paris)

- En grève à partir de ce 2 septembre à l’appel de la FNME-CGT, les agents du secteur de l’énergie revendiquent des hausses de salaires. A Montpellier, le syndicat annonce également une journée de mobilisation le 10 septembre
https://lepoing.net/montpellier-le-secteur-de-lenergie-ouvre-le-bal-de-la-rentree-sociale/

- C’EST PARTI !
L’ÉNERGIE EN GRÈVE OFFENSIVE MONTRE LE CHEMIN DE LA LUTTE ET DU BLOCAGE TOTAL DU PAYS !
200 piquets de grève reconductibles dès ce mardi 2 septembre dans l’énergie
Marseille, Centrale nucléaire Gravelines, Centrale nucléaire de Cruas, Blocage Aix en Provence, Albioma, Lyon, Centrale nucléaire Penly, Velaines,

- 🔴 « Dès le 10 septembre, dans le contexte du mouvement populaire et pour faire tomber le plan Bayrou, nos Organisations Syndicales ont décidé d’appeler à la grève. (…) DÈS LE 10 SEPTEMBRE, ON BLOQUE TOUT ! TOUS EN GREVE, EN AG, ET DANS LA RUE !
AG à Paris à 11h »
Extraits du communiqué commun des organisations syndicales FO CGT SUD de Paris-Nord

VISUELS

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