Réserve des Ramières : Jean Serret et quelques chasseurs ont fait pression pour que la chasse puisse y continuer

Des lobbies locaux contre l’interdition de la chasse dans la réserve des Ramières

par Camille Pierrette.
Mis à jour le jeudi 13 juin 2019

Jean Serret, président de la CCVD et maire de Eurre {JPEG}Plusieurs articles relatent la longue et infructueuse saga de la tentative d’interdiction de la chasse dans la réserve des Ramières.

manoeuvres de Jean Serret et de certains chasseurs

Le journal le Crestois et Roger Mathieu nous relatent les manoeuvres de Jean Serret et de certains chasseurs pour empêcher, avec succès, le préfet de la Drôme de prendre des arrêtés interdisant la chasse dans cette zone protégée exceptionnelle.
Pour l’instant, seule l’embouchure de la Drôme verrait la chasse interdite, mais pas la réserve des Ramières, qui a pourtant vu le nombre d’oiseaux en son sein augmenter durant la période de 3 ans où la chasse a été bloquée du fait des procès.

De petits intérêts privés passent avant le bien commun et la biodiversité !

Ainsi, même une toute petite zone préservée de rivière et de berges n’échappe pas aux intérêts et pressions des lobbies locaux.
Ainsi, l’intérêt général et la protection d’espèces protégées passent après les lubies d’un élu président de la CCVD et maire de Eurre, et de ses amis chasseurs.
Ainsi, les souhaits d’une écrasante majorité d’habitants, de promeneurs, de naturalistes ne pèsent pas dans la balance, et les intérêts d’un autre âge de quelques uns parviennent malgré tout à s’imposer, au nom de traditions et du plaisir de la tuerie de « loisir ».

Partout, on constate avec effroi le déclin massif et rapide des animaux, des oiseaux, des insectes, des zones humides et la nécessité absolue de les protéger et de changer radicalement DE société (économie, social travail, logement, transport, etc.), mais ça n’empêche pas un préfet, pour une fois motivé d’une bonne intention, de céder à des pressions.

Ces chasseurs et leur obligé Jean Serret ne sont même pas conscients de leurs propres intérêts. Ainsi, les sanctuaires marins permettent aux poissons de se reproduire, de proliférer, et de revenir ensuite en nombre dans les zones non protégées où les pêcheurs peuvent en profiter. Il en serait sans doute de même pour la rivière Drôme.

D’ailleurs, si on se préoccupait vraiment des animaux, de la biodiversité et de notre avenir, non seulement on interdirait la chasse dans la réserve des Ramières, mais on créerait d’autres réserves dans d’autres partie de la rivière Drôme et de ses affluents.

Et dans les parties les plus sensibles, il faudrait mieux contrôler ou limiter la présence de promeneurs.
Car comme il reste peu de zones plus ou moins « sauvages », libres, les gens se concentrent sur le peu qui subsiste, au risque de le détruire là aussi.

les jolis discours ne sont pas suivis d’effets

Encore un exemple de plus où les jolis discours ne sont pas suivis d’effets dans la pratique dès que les intérêts (financiers, traditions, profits...) de quelques uns bien placés et influents s’y opposent.
Comme ailleurs, dans la Drôme les exemples abondent : projet d’échangeur autoroutier avec terres agricoles artificialisées pour des hangars commerciaux au nord de St Vallier, à Die projet avec 3 ha de terres agricoles détruites pour un nouvel hôpital, projet d’éoliennes industrielles vers Charsac (Montclar sur Gervanne et Mirabel et Blacons), zones artisanales partout qui souvent restent à moitié vides (Grane), lotissements tout béton et maisons individuelles qui s’étalent (quasiment sans aucune conception bioclimatique), grandes surfaces à gogo, toujours plus de camions et de transports de marchandises, etc.

destituer les systèmes institutionnels et capitalistes en place

Pour l’écologie comme pour les questions sociales, il est vain d’attendre quelque chose de positif des gouvernements, ni même de leur adresser des demandes. Vu l’urgence et vu le verrouillage complet du système en place (le soulèvement des gilets jaunes l’a bien révélé, la continuation de la politique gouvernementale antiécologique parsemée de capitalisme un peu « vert » également), nous devons destituer les systèmes institutionnels et capitalistes en place, pour reprendre la main sur nos vies et décider ensemble, depuis le local, de comment mener vraiment les nécessaires bifurcations radicales à prendre afin de garder les désastres écologiques et climatiques dans des proportions supportables, afin aussi de sortir de la précarisation accrue et de la violence sociale permanente imposées par l’économie et son monde de marchandises.


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