On vit ensemble, on lutte ensemble, complices et solidaires : 16-17 novembre 2019, 05 décembre 2019 et après

Complicités et luttes contre nos bourreaux et leurs systèmes qui détruisent tout - La précarité tue , la solidarité c’est la vie

par Camille Pierrette.
Mis à jour le mercredi 13 novembre 2019

ON VIT ENSEMBLE. ON LUTTE ENSEMBLE

Ce qui s’est passé hier un peu partout en France est peut être le début de quelque chose de vraiment grand.
Hier, dans la douleur du drame de l’étudiant immolé, de nombreux rassemblements ont pris la forme de manifs sauvages, d’occupations et de blocages. Une conférence de Hollande a été interrompue à Lille, l’ancien président devant être exfiltré.
Les portes du ministère de l’enseignement supérieur ont été défoncées à Paris.
Et puis, il y a eu quelque chose de moins spectaculaire mais peut être encore plus important : un début de vraie convergence entre les GJ et les étudiants.

A Paris, les chants GJ ont été repris par tous les manifestants dès le début du rassemblement.
Et, à la surprise de nombreuses personnes, les différentes prise de parole ont globalement toutes appelé à rejoindre les Gilets Jaunes ce weekend pour les 1 an du mouvement.
Mais surtout pour construire de nouvelles choses tous ensemble.
Même discours de la part des syndicalistes présents : étudiants, enseignants mais aussi de milieu des transports ou hospitalier.
La CGT enseignement supérieur a même publié un communiqué appelant « l’ensemble de ses syndicats à se mobiliser les 16 et 17 novembre, date anniversaire du mouvement des Gilets Jaunes, et moment important de convergences des luttes ».
Le syndicat national Solidaires a également publié un communiqué allant dans le même sens.

C’est LE MOMENT : le pouvoir et les puissants sont en train de casser nos vies, de les détruire, et ce n’est pas une image.
Des milliers de personnes en paient déjà le prix fort : dans les hôpitaux, dans les maison de retraite, dans les écoles, à la fac, dans les appartements.
Avec ou sans Gilets Jaunes, nous sommes des millions à refuser cette terrible fuite en avant ultra libérale qui n’a comme horizon que les profits de quelques uns, au détriment des vies des autres, et de la planète.

Les Gilets Jaunes n’appellent pas les autres citoyens en colère à les rejoindre, mais à SE rejoindre.
Il n’y a pas à être GJ ou non.
Il y a simplement à lutter ensemble, au même endroit et au même moment, face au même ennemi.

Les GJ sont présents depuis des mois dans les luttes sociales des pompiers, des retraites, des services publics et désormais des étudiants.
Ce weekend, plus que jamais, il faut que ces secteurs en lutte, ces personnes qui refusent le monde qu’on nous impose, descendent dans la rue, avec ou sans gilet, pour manifester, chanter, bloquer et construire les luttes de demain.

Car demain, c’est aussi le 05 décembre et l’après.
Et pour que cette grève générale et reconductible soit un succès, il est plus que jamais essentiel de construire des passerelles entre toutes les luttes. Chacun a besoin de l’autre, avec ses différences.

La société ultra libérale a réussi à se protéger depuis des décennies en atomisant les individus, en les opposant les uns aux autres.

En nous faisant croire que notre bonheur passera pas le fait d’écraser celui qui est à côté de nous, surtout si’l est un peu différent.

Pourquoi ? Parce qu’il craint plus que jamais que tous les opprimés s’unissent face à leur bourreau, face à ceux qui profitent vraiment du système. Car à ce moment, l’armée la plus puissante du monde ne pourra rien face à la rage et la détermination de ceux qui se sont enfin réveillés.

Plus que jamais, nous appelons donc tous ceux qui rêvent d’un monde plus juste, tous ceux qui ne veulent plus voir la vie détruite par la précarité, à descendre dans la rue samedi 16 et dimanche 17 novembre.

🎼 « On est là, on est là, même si Macron ne veut pas nous on est là. Pour l’honneur des travailleurs, et pour un monde meilleur, même si Macron ne veut pas nous on est là ! » 🎼

Un post de Cerveaux non disponibles

On vit ensemble, on lutte ensemble, complices et solidaires : 16-17 novembre 2019, 05 décembre 2019 et après...

Voir aussi :
- L’appel de Solidaires pour l’anniv GJ

- Rappelons-nous aussi les suicides à France Telecom, à la Poste, à la SNCF, chez les agriculteurs, dans les services hospitaliers, même des policiers se sentent « abandonnés » et se suicident alors que pourtant le régime a bien besoin d’eux pour se maintenir par la force.

La précarité, la pression permanente, la tendance à l’extrême-droitisation, la libéralisation, la perte de sens, la violence du travail, les atteintes à la santé, les privatisations, la brutalité des plans de « réformes » et des hiérarchies ne sont pas juste un hasard, un dysfonctionnement, c’est une stratégie ferme voulue et planifiée par les autorités et le capitalisme.

Des améliorations réelles ne viendront pas de quelques réformes, non-reculs et projets bloqués/reportés. Notre survie impose de lutter collectivement pour un changement radical de système. Ce mode de production, cette civilisation industrielle sont fondamentalement néfastes, les repeindre en vert où limiter certaines conséquences ne changera rien.
A l’image des gilets jaunes et d’autres, nous devons à présent lutter ensemble au lieu de subir, de juste protester et manifester, de nous suicider ou de subir des burn out.
Ne faisons pas plaisir aux tyrans et autres capitalistes, ne nous suicidons pas, ne sombrons pas dans l’apathie et la résignation, (re)levons-nous !
Peut-être que les étudiants vont se mettre eux aussi en grève illimitée à partir du 5 décembre, voir avant ?

Que ce soit pour les questions sociales, écologiques, pour la liberté d’expression, pour lutter contre les ghettos et la répression policière généralisée, seule l’autodéfense populaire, le déploiement partout d’une résistance multiforme organisée et offensive peuvent renverser la vapeur et permettre de sortir de la résignation et de la peur.
L’autodéfense populaire, la résistance collective, sont nos armes contre la guerre que nous mène les puissants et le capitalisme.

#REVOLUTIONEVERYWHERE

Appel de CGT éducation à rejoindre les gilets jaunes les 16 et 17 novembre 2019

🚨 LA PRÉCARITÉ TUE !

(un post de Rouen dans la rue)

Un agent technique se pend dans son collège après avoir été expulsé de son logement.

L’homme de 60 ans avait été expulsé de son logement en septembre. Il s’était alors installé en cachette dans ce collège où il travaillait. La veille de son suicide un membre du personnel du collège avait découvert qu’il vivait sur place.

La précarité tue tous les jours. Lentement et insidieusement. Honteusement. Souvent dans le plus grand des silences. On l’apprend parfois au détour d’un article de journal. Mais on ne sait rien de la détresse ou de la rage qui pousse un jeune homme à s’immoler, un sexagénaire à se pendre. Ou encore de la solitude de deux femmes retrouvée mortes à leur domicile et à qui une voisine avait refusé un paquet de pâtes.

Ce monde est haïssable.

Sources :

La précarité tue : Un agent technique se pend dans son collège après avoir été expulsé de son logement

- Ce qu’il nous a déjà pris : Les prises de guerre (des classes) de Macron - ENCEMBRE, REPRENDRE CE QUIL NOUS A VOLÉ : : « La liste des réformes ? C’est simple, prenez tout ce qui a été mis en place entre 1944 et 1952, sans exception. Elle est là. Il s’agit aujourd’hui de sortir de 1945, et de défaire méthodiquement le programme du Conseil national de la Résistance ! » c’est la présentation que le dirigeant d’entreprise et militant libéral (ancien vice-président du MEDEF et président du club du Siècle) Denis Kessler présentait sans équivoque dans un célèbre éditorial en 2007. Depuis, c’est Macron qui a été son meilleur élève, même si Hollande et Sarkozy en on fait leur part.
Cet agenda libéral n’est pas un complot que les dirigeants, au MEDEF ou au club du Siècle, ont véritablement mis au point sur un tableur excel comportant les réformes à mener. Non, car même si le macronisme clarifie la situation du camp libéral, ils n’ont pas la franchise de publier un programme comme le fit le CNR. Leurs réformes doivent passer pour des idées neuves issues du jeu démocratique. L’agenda libéral, c’est la guerre que les puissances économiques et leurs représentations politiques mènent contre tout échappatoire au système capitaliste. Un service public ? Un marché régulé ? Un système socialisé ? On privatise. On libéralise. On ouvre à la concurrence. De l’ « intérêt général » porté par les forces politiques héritières du Conseil National de la Résistance, on est revenu au pur intérêt économique de quelques-uns.
Concrètement, l’agenda libéral consiste en une lutte féroce contre le « modèle social français », modèle que ceux qui sont nés après les années 1970 avons entendu vilipendé et foulé aux pieds pendant toute notre vie pour louer le sage néolibéralisme allemand. Mais l’élection d’Emmanuel Macron semble constituer un tournant : nous sommes passés d’une guerre de position sous les gouvernements qui se sont succédés disons depuis 1983 (la rigueur sous Mitterrand), qui avançaient à petits pas et reprenaient deux années de retraites par-ci, quelques droits syndicaux en moins et quelques déremboursements de médicaments par-là, à une guerre éclair extrêmement violente, la « blitzkrieg » prônée par François Fillon durant la campagne présidentielle. Les réformes socio-économiques de la première année du quinquennat Macron renversent complètement le sens de certaines institutions sociales, au grand bonheur de ceux qui l’ont soutenu pour qu’il mène pour leur compte leurs basses besognes.
LISEZ LA SUITE :
1 – Le droit du travail 80 ans en arrière
2- Une assurance-chômage en ruine
3 – Adieux au logement social
4- De la nationalisation à l’ouverture du marché à la concurrence
5 – La Sécurité sociale en lambeaux

ON A TOUS QUELQUE CHOSE A REPRENDRE LE 5 DÉCEMBRE !


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