Le jardinage du XXII°Siècle

par auteur2.
Mis à jour le vendredi 8 juin 2018

Je n’ai jamais fait de jardinage mais, ces jours-ci, pour différentes raisons j’ai passé plusieurs heures par jour à regarder des vidéos sur le jardinage et je ne veux pas que ce temps soit perdu, donc je vous fais un résumé.

1) Le Sol

La première possibilité est de retourner la terre.
Les avantages sont dans tous les cas de décompacter la terre et dans certains cas d’enfouir des choses qui vont enrichir la terre.
Les inconvénients sont que ça fout le bordel dans la terre. Dans la terre il y a tout un tas d’organismes vivants non mobiles et le fait qu’ils soient à ras du sol ou à 10 cm de profondeur ou à 50 cm de profondeur ou à ... a une importance.
Je peux citer 2 exemples :
- Il y a des bactéries (qui sont utiles) qui ont besoin de beaucoup d’oxygène et d’autres qui ont besoin de peu d’oxygène. Le fait de retourner la terre tue une bonne partie de ces bactéries.
- Il y a des champignons microscopiques (mycorhizes) qui sont comme des petits tuyaux qui sont branchés sur les racines et qui relient un grand nombre de plantes entre elles. Par ce réseau, les plantes échangent entre elles des substances nutritives, et des informations par des messages chimiques pour prévenir de l’arrivée des maladies ou des prédateurs etc...
Si on coupe ces tuyaux, les plantes doivent vivre uniquement avec l’alimentation qu’elles ont sur place et donc risquent d’avoir des carences.

La deuxième solution est la grelinette.
L’avantage est de décompacter la terre.
L’inconvénient est que l’on va couper le réseau de mycorhizes.

La troisième solution est de couvrir la terre.
On a le choix entre différents éléments ; Le foin est un bon exemple pour les légumes, et le BRF est un bon exemple pour les arbustes à fruits rouges.
L’avantage principal de cette solution est que cela va augmenter le nombre de vers de terre qui se déplacent verticalement et donc cela va décompacter la terre.
Un autre avantage est qu’il y aura moins de repousse de « mauvaises herbes » que dans les 2 solutions précédentes.
Un troisième avantage est que, dans ne nombreux cas, l’arrosage n’est pas indispensable.
Je ne connais pas les inconvénients.

2) Les plantes

Une première idée est de ne pas planter les mêmes plantes les unes à coté des autres pour ne pas faciliter la contamination par les maladies et de ne pas faciliter le déplacement des prédateurs spécifiques.

Une deuxième idée vient du fait que l’on a constaté que, dans la nature, certaines plantes sont toujours ensemble et donc on reproduit la même chose dans le jardin.

Une troisième idée est de « protéger » une plante en mettant autour des plantes qui ont des odeurs qui sont répulsives pour les prédateurs.

Une quatrième idée est de ne pas laisser trop d’espace entre les plantes. Pour cela par exemple on va mettre une plante petite à coté d’une moyenne et ensuite d’une grande.

Une cinquième idée est de faire ses propres semences de façon à ce qu’elles soient bien adaptées au terrain, au climat etc...

Une sixième idée est de dire que lorsque l’on taille une plante on crée une porte d’entrée pour la maladie. Donc on évite de tailler si ce n’est pas indispensable.

3) Les maladies et les prédateurs

La première idée c’est de faire en sorte que le jardin fonctionne comme la nature, par exemple en mettant une mare, des arbres, des haies pour que les oiseaux nichent etc...

La deuxième idée, qui est une des conséquences de la première c’est que l’on ne va pas exterminer les escargots, les limaces etc.. On va leur laisser manger une petite partie de la production. Pour qu’il n’y ait pas trop de limaces (par exemple) on va créer un milieu qui soit bon pour les bêtes qui mangent les limaces et pour cela on va s’assurer que ces bêtes ont de quoi manger toute l’année.

Pour la troisième idée je vais prendre un exemple. Un des gros problèmes du plan de tomate c’est le mildiou. Au lieu de se précipiter pour mettre du produit dés que le mildiou apparaît on va réfléchir à mettre la plante dans les meilleures conditions pour que la maladie n’apparaisse pas. Par exemple on peut faire un abri pour que la pluie ne la mouille pas et assurer un courant d’air pour que la plante sèche bien.

La quatrième idée est que l’on va faire attention aux produits que l’on utilise contre les maladies. Par exemple si on utilise de la bouillie bordelaise, quand celle-ci va atteindre le sol elle va tuer des éléments du sol et donc le sol ne sera pas au top et on rentre dans la spirale négative.

4° Le jardin pour tous

Pour les personnes qui ont des problèmes de dos, on monte le sol de 80 cm environ. On fait un bac (sans fond si on veut laisser la possibilité à un réseau de mycorhizes de communiquer avec le reste du terrain).
Dans ce bac on peut mettre une couche de gros bois puis en alternance des produits verts (tonte de pelouse par exemple) pour faire des nitrates et d’autres produits (paille par exemple) pour faire du carbone.
Ensuite on met la terre puis la couverture (foin par exemple).

5) L’évolution

Si j’ai bien compris, la plupart des recherches qui se sont faites jusqu’à maintenant n’allaient pas dans la bonne direction et donc on sait beaucoup de choses sur le fonctionnement de la terre mais ce que l’on ne sait pas est encore plus important.
Un certain nombre d’auteurs des vidéos que j’ai regardé font des expériences les plus « scientifiques » possibles et, grâce à internet qui facilite les contacts et donc les échanges, il est fort possible que la science du jardinage avance rapidement.
Les auteurs de vidéos insistent sur le fait que le climat et la composition de la terre varient selon les régions, ce qui peut justifier des méthodes de culture différentes.

Certains des auteurs de vidéo ont écrits des livres.

Si vous n’êtes pas d’accord sur un point, n’hésitez pas à me le dire dans les commentaires. Je vous indiquerai mes sources et comme cela on pourra éclairer le problème.


6 Messages

  • Le jardinage du XXII°Siècle Le 8 juin à 14:05, par Nadège

    j’adore cet article, vive a culture de demain et pourvu que demain arrive vite :-) Néanmoins j’ai un soucis : ici un blaireau fait la loi et dès que je paille mes sols, il adore y fourrer son museau pour y trouver tout ce qu’il aime manger. Le problème n’est pas l’animal (c’est mignon un blaireau) mais c’est sa taille et le fait qu’il en a rien à faire de marcher sur mes plants de légumes et fleurs.
    Un pied de haricot a peu d’avenir face à la bestiole.
    Du coup je ne paille plus et je ne désherbe plus (sauf quand les fleurs apparaissent) afin de ne pas avoir une terre nue.
    Aurais tu une idée car perso j’aimais bien pailler pour toutes les raisons que tu as évoqué et qui sont totalement justes.
    merci à toi

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    • Le jardinage du XXII°Siècle Le 8 juin à 14:33, par PapyWeb

      Si tu ne réchine pas à manger de la viande morte... pourquoi ne pas envisager du blaireau rôti... une économie sur ton budget nourriture... ;-)

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    • Le jardinage du XXII°Siècle Le 8 juin à 16:08, par Camille Pierrette

      Autres options : « Une cordelette enduite de répulsif tendue à 15 cm du sol »
      ou chien, ou voir http://forums.futura-sciences.com/j...

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    • Le jardinage du XXII°Siècle Le 9 juin à 22:31, par poulet

      Le paillage est une technique efficace, mais peut avoir des effets pervers. Il peut par exemple servir de gîte à certains ravageurs.
      Ce qui est important c’est le moment ou on le met en place.
      En ce moment, avec une humidité maximale, le résultat risque d’être négatif... et favoriser certaines maladies.
      Avec le retour du sec il empêchera une évaporation excessive et après la récolte, avec l’humidité automnale, il s’incorporera au sol en lui fournissant des matière carbonées favorables aux cultures suivantes.
      Comme souvent en jardinage, c’est la temporalité qui est importante : telle technique efficace à un certain moment,
      n’aura aucun effet à un moment mal choisi.

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  • Le jardinage du XXII°Siècle Le 10 juin à 07:20, par auteur2

    Bonjour

    Je retiens le conseil et je rebondis :
    - Peut on favoriser la venue des prédateurs du ravageur ? (panneau indicateur, toilettage gratuit...)
    - Est il possible de créer à la lisière du jardin un lieu(culture spécifique ?) que le ravageur préfèrerait aux tables de culture ?

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