Gilets jaunes - Revue de presse du samedi 5 janvier

Manifs, terrorisme d’Etat, critique des médias, la bande à Macron se désagrège...

par Auteurs divers.
Mis à jour le mercredi 9 janvier 2019

Une sélection d’articles autour du soulèvement en gilets jaunes et sujets liés.

  • Samedi 5 janvier  :
    • Valence : environ 3000 gilets jaunes manifestant.e.s ! Une foule énorme toujours très remontée et déterminée. Plus que la semaine dernière malgré le froid.
    • Le matin, des Gilets jaunes sont entrées dans l’Intermarché d’Aouste-sur-Sye. Ils ont ensuite rempli des charriots de marchandises avant de les abandonner dans les rayons et d’enfiler leur gilet jaune. Aux abords de la zone commerciale, de nombreux gendarmes ont ensuite été mobilisés. Un peu plus tard, ils ont fait une opération escargot dans le centre-ville de Crest.
Des chiens de garde policiers se comportent en mercenaires terroristes prêts à défendre jusqu’au bout des politiciens haineux.
  • Basilicate, les fruits de la souffrance des migrants - L’hiver est venu et, depuis la fin de l’été, les tomates ont été cueillies en Italie et en Espagne et sont arrivées sur vos étals de supermarchés, en vrac, au kilo, en sauce, à des prix défiant toute concurrence. Ce que vous mangez a pourtant un prix que la terre, les producteurs et les ouvriers agricoles auront à supporter. Reportage par Marc Antoine Frébutte.
  • « Si vous n’y allez pas, vous n’êtes pas des hommes ! » : enquête sur la mort de Quentin, jeune technicien cordiste - Ils étaient tous débutants, intérimaires et à peine formés. Ils devaient détacher d’énormes blocs de résidus de céréales dans des silos mal aérés et obscurs de l’agro-industrie, au sein desquels ces cordistes descendaient en rappel. L’un d’eux n’est jamais remonté : Quentin Zaraoui-Bruat est mort enseveli sous 370 tonnes de grains, le 21 juin 2017, dans la Marne. Il avait 21 ans. Pour la première fois, ses collègues des derniers instants témoignent. Nous poursuivons notre enquête sur les accidents mortels subis par les techniciens-cordistes, et les graves défaillances qu’ils révèlent en matière de sécurité.
  • « L’abolition de la prison » - La prison doit cesser d’exister. En ce début de XXIe siècle, elle reste un vestige d’autres temps et d’autres mœurs. Elle demeure avec son cortège de misère et de haine. Espace de la non-vie et du non-droit, cet archaïsme barbare reste un lieu de destruction systématique de l’individu. Il faut modifier les esprits, toucher les causes profondes qui font qu’elle demeure, alors que le constat de son échec n’est plus à faire. Les anarchistes entendent rompre le silence criminel qui entoure la lutte des prisonniers et informer de la réalité, tant carcérale que judiciaire. Nous inscrivons ce combat dans celui plus vaste pour une société sans classe ni Etat. Il sera victorieux quand auront disparu le droit du plus fort et la loi des puissants.
  • À LA TÉLÉ - Bombes chimiques à retardement en mer du Nord et dans la Baltique
    La prison a fait son temps, qu’elle crève !
  • Belgique : Les gens du voyage s’inspirent des Gilets jaunes : ils menacent de mener des blocages de grande ampleur - Face au manque de terrains pour les accueillir durant la période hivernale, « une grosse partie des représentants » de la communauté des gens du voyage envisage de mener des actions de blocage avec leurs véhicules et caravanes, ressort-il mercredi d’un courrier adressé par voie d’avocats au collège communal et à la police d’Ottignies-Louvain-la-Neuve, dont Belga a pu prendre connaissance.
  • Migrations : l’Europe est en passe de battre le « record de la honte », selon des ONG - Sauvés au large de la Libye il y a deux semaines, une trentaine de migrants, dont des femmes et des enfants, attendent dans des conditions déplorables que leur navire soit autorisé à accoster dans un pays européen - manu pourrait les accueillir tiens, il y a de la place à l’Elysée ! - Honte à la démocrature française, dure avec les pauvres d’ici et d’ailleurs, douce avec les riches et les puissants. Eh non, manu, on ne va pas se battre entre pauvres pour les miettes du ruissellement toxique, on va tous se retourner contre toi et ton régime autoritaire !
Le Terrorisme d’Etat excercé par des bandes armées policières organisées

Un post sur Facebook :

Le Terrorisme d’état : pas de matricule visible, visage caché.
il peuvent tuer en toute impunité.
. . . . Et il le feront … Avec le soutien de Macron … Notre dictateur "élu" … illégitime (plus de 80 % des citoyens veulent qu’il dégage)
- > Macron qui a obligatoirement participé activement à l’organisation de la répression sanglante.
- > Macron ne dit toujours rien à propos des nombreuses mutilations des Gilets Jaunes
— > Macron ne peut pas parler des nombreuse mutilations … il devrait donner des ordres à la polices (et aux milices) pour que cela cesse.
==> Macron veut que les mutilations continuent … <== il s’accroche à son siège, il veut rester président ! … Et il est prêt à tout pour ça ! … Y compris au pire !!!

- Édito n°751 – janvier 2019 - Une France qui se tient sage, 2 extraits :

« Les médias n’agissent pas que par obéissance, mais par perplexité et bêtise, parce qu’il leur manque une case : la case politique. Habitués à commenter des stratégies électorales, ils ne comprennent pas quand émerge un fait politique, ils ne le voient pas. Ils répètent que le mouvement n’est pas politique (alors qu’il n’est pas partisan, ce n’est pas la même chose). À la place, on le moralise (la violence, c’est mal !), on le judiciarise. On le scinde : les bons manifestants (qui se tiennent sages) et les mauvais (qui cassent). On parle de casseurs en mélangeant les pilleurs qui en profitent et les manifestants en colère qui se demandent jusqu’où ils sont prêts à aller. Pire encore : on militarise le conflit. Les médias ont parlé de scènes de guerre (quand parfois brûlaient juste une poubelle et un sapin de Noël), fantasmé la guerre civile, épouvantail agité par un État irresponsable qui comptait bien monter les uns contre les autres (« il va y avoir des morts ! »). La police a sorti les chiens, joué aux cow-boys avec ses LBD40, des flash-balls augmentés. Un quart de Paris a été transformé en ville morte, 46 stations de métro fermées le 15 décembre. Il fallait y être pour voir les gilets jaunes transformés en âmes errantes cherchant un endroit où se retrouver. Et on s’étonne de la colère du peuple alors qu’on le traite en ennemi ? »

"Le récit raconté par les médias était répugnant. La TV s’est encore une fois ridiculisée... D’un côté cette image terrifiante présentée comme sécurisante au JT de 20 h, le 15 décembre, de manifestants devant l’Opéra qu’on empêche de rejoindre les Champs sous l’œil de la police montée prête à charger. De l’autre la profusion sauvage des « vidéos de violences policières », qui à force deviennent un genre en soi. Au Burger King à Paris, une femme est matraquée au sol, à Biarritz, en marge de tout mouvement de foule, une autre est frappée au visage par un tir de flash-ball. D’abord on empêche de manifester, puis on parque dans une fan zone, ensuite on gaze, et la semaine suivante on interdit les casques, masques et lunettes, indices de « radicalisation ». Des CRS caparaçonnés en Robocop visent la tête nue de gilets jaunes auxquels on retire le droit de se protéger. Résultat : 170 personnes à l’hôpital à Paris le 8 décembre. 24 plaintes de photographes et journalistes. Intimidation totale des manifestants. Et la honte : Paris se refermant sur lui-même comme un château-fort face aux hordes de manants."

POUR 2019, MACRON ATTAQUE VIOLEMMENT LES CHÔMEURS

2019 commence par une attaque d’une violence inouïe contre les chômeurs. Macron a fait passer par décret, discrètement, sans aucun débat et de façon totalement autoritaire, une loi visant à renforcer le flicage des chômeurs.

A présent, les personnes en recherche d’emploi seront radiées pendant un mois si elles ont le malheur de rater un seul rendez-vous. L’allocation chômage sera supprimée « dés le premier manquement à la recherche d’emploi ». Et surtout, il sera impossible de « refuser une offre d’emploi même si elle engendre une baisse de salaire ». Vous avez bien lu, Macron compte forcer les gens à accepter des boulots précaires pour des paies misérables, souvent à temps partiel. Sous peine de se voir purement et simplement supprimer toute allocation. C’est une condamnation à la misère et une humiliation de plus.

Le gouvernement continue donc de s’en prendre aux pauvres parmi les pauvres. Aux précaires parmi les précaires. Aux privés d’emplois à cause des lois patronales. C’est une provocation incroyable. Rappelons que Macron est à l’origine de deux « Loi Travail », qui permettent justement aux patrons de licencier plus facilement, souvent sans motif valable. Il organise donc à la fois la montée du chômage, et le flicage des personnes privées d’emplois à cause de ses lois !

Rappelons que derrière les licenciements, et les chiffres abstraits, il y a des souffrances bien réelles. On estime que 10 000 personnes meurent chaque année en France à cause du chômage. Cette explosion de la mortalité est attribuée au « stress, perte de sommeil, problèmes cardio-vasculaires, addictions, diabète, dépression... ». Un expert estime : « vous avez trois fois plus de risques de décéder si vous êtes chômeur. » En bref, ce gouvernement frappe encore sur les gens les plus en souffrance, tout en continuant de faire des cadeaux faramineux aux plus riches. Il a du sang sur les mains.

Cette nouvelle attaque montre que Macron n’a pas assez peur de la rue. Et qu’il reste encore beaucoup à faire pour le mettre hors d’état de nuire.

(un post de Nantes Révoltée)

Samedi 5 janvier 20h - post sur Facebook

Nous occupons avec 3 familles dont 7 enfants le hall du Crédit Lyonnais dans le centre de Valence.
Après la belle manif Gilets Jaunes beaucoup de soutient des passant.es. Un boulanger a donné une trentaine de gâteaux.
La police nationale est passée en voiture. La police municipale est venue nous voir.
ils semblent tous avoir reçu consigne de nous laisser faire. Intervenir veut sans doute dire qu’il faut gérer les enfants...
Demain nous réoccuperons un autre lieux jusqu’au logement de toutes les familles.
Pas d’enfant à la rue à Valence.

- Post sur Facebook :

Les gilets jaunes Gardois d’ Alès sont choqués et très tristes suite à l’intervention des CRS ce matin , où ils ont détruits les lieux de rendez vous des Gilets jaunes sur les ronds points mais ils tiennent à faire savoir que les CRS sans état d’ âme ont fait fracassé et écrasé les croix que nous avions déposé sur un de nos ronds points il y a une semaine en hommage à nos disparus ! on ne piétine par les morts Mr CATANER et j’espère que ce message va circuler dans la France entière ! par ailleurs un des nôtres à été interpellé lors de la charge et placé en GAV une grosse partie de la journée et il est convoqué le 28 Février pour répondre d’ un délit de dépôt de deux pneus sur une voie qui ne mettait aucunement la sécurité en jeu .
Mr Castaner vous avez violé la mémoire de personnes décédées tragiquement simplement parce qu’elles voulaient vivre dignement ! J’ai honte pour vos ordres ignobles et j’espère que tous les GJ de France condamneront unanimement votre geste d’ avoir souillé la mémoire de nos morts !
Sachez que nous avons réussi à sauver sur l’autre rond point les autres croix et que nous allons refaire ces croix et cet hommage ! cela vous ne pourrait jamais nous l’ interdire !
PHOTOS : Le rond point avant l’arrivée des CRS , et après les destructions !
VOUS POUVEZ PARTAGER POUR DIRE VOTRE SOUTIEN ET CONDAMNER CES ACTES INDIGNES !

# Sabrina Aurora, un post du 19 décembre 2017

Nous on sauve des vies , eux ils pourrissent la nôtre ...
Il est 4h30, un déchoc. J’attend le résultat du scanner cérébral d’une patiente pour une suspicion d’ AVC .
Je travaille depuis 14 h hier.
Je vais gagner 100€ pour 18h-8h. Tuberculose , fracture du fémur, tentative de suicide, trithérapie préventive , points de suture ...
Dans la chambre de garde où j’ai seulement posé mes affaires la peinture est décrépie depuis un siècle, le téléphone ne marche plus et il n’y a pas de toilette ni même une serviette de bain. J’ai avalé un sandwich au thon assez déguelasse, avec un peu de salade dans du plastique.
Et en me faisant une tasse de café soluble en attendant les résultats du scanner là à 04h42, (quelle chance, ici on a le temps de s’assoir, d’autres n’ont pas ce luxe ;)), je lis au dessus de la bouilloire ces quelques mots de la direction :
"Les dotations que nous recevons de l’état au titre de nos missions d’Intérêt général seront inférieures de 50 millions d’euros à celles que nous avons été autorisé d’inscrire initialement. Nous verrons nos ressources baisser de 15 millions d’euros à ce titre par rapport à 2016. Pour conserver la certification, il nous faut modifier des règles de provisions, qui auront des conséquences négatives à hauteur de plus de 40 millions d’euros sur notre compte d’exploitation ".... et bla-bla-bla

J’attend ma patiente qui est jeune , qui est effrayée et qui a un môme de 10 ans à la maison, et là je me dis vraiment que les gens qui pondent ces putains de documents et moi, on ne vit pas sur la même planète.


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