Gilets jaunes - Revue de presse du 8-9-10 février

Toutes et tous masqué.e.s ?, les casseurs ont pris la Bastille en 1789, capitalocène, analyses...

par Auteurs divers.
Mis à jour le dimanche 10 février 2019

Articles, images et vidéos autour du soulèvement des gilets jaunes. Cette page sera mise à jour au fur et à mesure les 8-9-10 février.

Gilets jaunes Drôme

# Post de gilets jaunes de Montélimar Nord  :
Bonjour amis montiliens, vendredi 8 février a eu lieu la 1re réunion au nouveau QG de Montélimar nord, à saulce et anciennement les Tourettes.
Une grande réussite, écoute convivialité et échanges, nous avons mis en place un groupe de 4 personnes, seules ces personnes pourront communiquer à échanger avec la presse car elles seront préparés pour ce rôle.
Nous avons également parlé de la future inauguration de cette cabane, nous recherchons des graffeurs pour faire 2 faces de celle-ci et une sera décoré par nos enfants, la date n’est pas encore fixée, mais nous recherchons aussi des musiciens.
Nous avons parlé des actions du week-end, livron ce matin et Valence et surtout Lyon, orange et St Paul, dimanche c’est à Montélimar avec une marche pour les victimes.
Pour les assemblées de viviers et Valence nous avons votés des membres qui nous représenterons et pour l’assemblée régionale 2 membres également ont été votés.
Ont été remerciés ceux qui ont contribué à la création de cette cabane QG.
Nous avons rendu un hommage et je tiens personnellement à le faire, un hommage à ceux de notre groupe et à ceux de Montélimar qui ont été mis en garde à vue et qui ne peuvent plus marcher à nos côtés pour le moment, courage à eux et à leur famille.
La prochaine assemblée aura lieu jeudi prochain et nous espérons de forts échanges et actions avec l’autre QG sud Malataverne et villes et villages aux alentours de Montélimar, le nombre est et sera toujours notre force face à cette dictature.
Bon week-end à tous et bonnes actions.

Valence, 9 février manifestation gilets jaunes : Le Daupiné fait sa sortie
  • Manifestation Acte XIII à Livron puis Valence le 9 février : à Valence un groupe de manifestant.e.s a conspué le Daubé devant l’entrée de ses bureaux, en chiffonnant et déchiquetant des exemplaires du Daubé, en les jetant au sol et en les piétinant, avec une inscription à la craie : "10% de journalistes, de merde" (une allusion aux articles 100% en phase avec les autorités qu’avaient diffusé le Daubé lors de la manifestation du 2 février à Valence), et aussi une pancarte : "nous sommes en démocratie ?, ça crève les yeux non ?!
    Ils ont aussi affiché une page du "Daupiné"
Manifestation Acte XIII : à Valence des manifestant.e.s ont conspué le Dauphiné Libéré devant l’entrée de ses bureaux

Nous sommes toustes des "casseurs et casseuses" ?!

# Un post sur FB :
Chaque 14 juillet, hommage national aux révolutionnaires qui ont pris la Bastille - personne ne songerait à les traiter de "casseurs" - ils sont les héros ayant marqué le début de la "grande révolution" - les "casseurs" d’aujourd’hui seront peut-être les héros de demain et si le mouvement des gilets jaunes réussit à apporter un grand bouleversement, on pourra dire merci à ceux que l’on traite de "casseurs" avec mépris.
Ne pas oublier que si Martin Luther King a réussi à faire que les USA accordent des droits civiques aux Afro’s, c’est parce que le gouvernement américain a préféré céder aux "non-violents" aussi (surtout ?) parce qu’il craignait la détermination et la violence d’un Malcolm X qui luttait en parallèle.
On retrouve ce schéma dans quasi toutes les luttes qui atteignent leur but : deux branches parallèles ayant le même but, l’une "pacifique", l’autre violente. La branche pacifique gagne grâce à la branche violente.
Et Ghandi ne pourrait pas dire le contraire : les Anglais lui ont donné la préférence plutôt qu’aux grévistes "du sel" qui se radicalisaient, par crainte de la violence. Et L’indépendance de l’Inde a été accordée.

- A Valence, lors de la manifestation gilets jaunes du 2 février, une banderole disait :

1789, les casseurs prennent la Bastille
1936, les casseurs obtiennent les congés payés
Et en 2019 ?

Manifestations, grèves, actions

# François Boulo : « Les Gilets jaunes construisent les conditions de la grève générale » - Alors que l’acte 13 des Gilets jaunes se profile, Sputnik France a reçu François Boulo, le Gilet jaune qui monte. Avec l’avocat de 32 ans, il a été question de grève générale, syndicats, violences policières, médias et « foulards rouges ». Entre critique acerbe du gouvernement et évolution du mouvement, entretien avec une grande gueule éloquente.
« Le mouvement des Gilets jaunes constitue la pointe avancée de la lutte. Que l’ensemble des énergies qui voudraient s’agréger le fasse derrière le mouvement. »

# Contre la loi « anti-casseur », soyons tou•te•s hors-la-loi !

"On constate, depuis trois ans, qu’avec le niveau de violence et de répression des forces de l’ordre, un très grand nombre de manifestants pacifiques viennent en se protégeant le visage. Ils se protègent des gaz lacrymogènes, extrêmement dangereux et utilisés de manière intensive depuis les manifestations contre la Loi Travail. Avec cet article de loi, des manifestants pacifiques vont pouvoir être interpellés, placés en garde à vue voire condamnés au simple motif qu’ils portaient un masque sur tout ou partie de leur visage." Nicolas Krameyer, responsable du programme Libertés individuelles et publiques à Amnesty France.

# Message des gilets jaunes de Commercy au raz de marée jaune à Metz.

# Macron n’est pas sorti de l’auberge : L’audience Télé du grand débat en chute libre ; les Gilets Jaunes poursuivent leurs Actes - Les stratégies concoctées par Macron pour sortir de la crise ne parviennent pas à l’enrayer. Il avait pourtant mis deux fers au feu : côté autorité, en finir avec la rue par le discrédit et la répression du mouvement, côté démagogie, faire basculer l’opinion grâce au grand débat. S’il est clair qu’il ne faut pas sous-estimer l’opération du grand débat, force est de constater que Macron va devoir lui redonner du grain à moudre tant les chiffres d’audience sont en chute libre. Cela d’autant plus que ce samedi de l’acte XIII, les Gilets Jaunes sont encore dans la rue, tout aussi déterminés…

Contre la loi « anti-casseur », soyons tou·te·s hors-la-loi !
Castaner : une voiture brûlée compte plus qu’une personne mutilée à vie !

# LYON : Journal de bord autour du mouvement des Gilets jaunes

Fin du grand débat : début du grand débarras

Répressions

# Acte XIII : Paris : un nouvelle main de gilet jaune arrachée devant l’assemblée nationale !
La victime est "un photographe ’gilet jaune’" qui "prenait des photos des gens en train de pousser les palissades de l’Assemblée nationale" à la mi-journée, a rapporté cet homme de 21 ans, dont l’AFP a pu visionner les images.
"Quand les flics ont voulu disperser les gens, il a reçu une grenade de désencerclement GLI-F4 (...) "On l’a mis sur le côté, on a appelé les street-medics, c’était pas beau : il hurlait de douleur, il n’avait plus aucun doigt, il n’avait plus grand-chose au-dessus du poignet", a-t-il témoigné.

Les bouchers cyniques sont au gouvernement, et toutes celles et ceux qui le soutiennent encore sont des brutes infâmes, ce sont des antidémocrates adeptes des mutilations sur ordres.
(en vidéo, la soeur du blessé grave apporte des précisions : "il n’a rien ramassé, il a pris la grenade sur la main, et un éclat au visage")

#« DÉTACHEMENT D’ACTION RAPIDE » : LA BRIGADE DE CHOC QUI CASSE LES LUTTES
- Comment le Régime a été sauvé par des milices militarisées -

Le mouvement des Gilets Jaunes est l’occasion d’expérimentations gouvernementales en terme de répression. Notamment le déploiement d’une brigade de choc, militarisée, ultra-violente, chargée de terroriser les luttes sociales.

Nous sommes au lendemain du 1er décembre 2018. Lors de l’Acte 3, un vent insurrectionnel a soufflé sur Paris. Des heures d’émeutes, les Champs Élysées envahis jusqu’à la nuit, des voitures de luxe et des dizaines de barricades enflammées. Et la foule qui s’est approchée de tous les lieux de pouvoir. Pour la première fois depuis des décennies, le gouvernement tremble réellement. Macron ne sort plus de l’Élysée. Un hélicoptère est installé dans la cour du président en cas de menace, pour exfiltrer le président, au cas où. Pendant toute la semaine, avant la manifestation suivante, le 8 décembre, le pays retient son souffle.

Le pouvoir réagit en annonçant le déploiement de véhicules blindés et de 100 000 policiers. Mais ces annonces spectaculaires sont surtout cosmétiques. La décision la plus importante, mais moins visible, est le déploiement de « Détachements d’Action Rapide » pour endiguer la révolte. Le ministère de l’intérieur annonce d’ailleurs la volonté « d’aller au contact » et d’arrêter des milliers de personnes. Ce sera le cas, le 8 décembre. Les Champs Élysées sont alors un champ de bataille. Un champ de tir. Alors que les manifestants sont bloqués sur l’avenue par les forces de police « régulières », on voit des groupes d’homme cagoulés, armés, sillonner la rue, attaquer chaque groupe, chaque rassemblement, en tirant dans toutes les directions. Les manifestants tombent les uns après les autres. Plusieurs personnes sont défigurées en quelques heures seulement, au même endroit.

Ces mêmes « DAR » vont arrêter des centaines de personnes. Sur les milliers d’interpellations de cette journée, la grande majorité est attribuée aux « Détachements d’Action Rapide ». Briser physiquement, arrêter préventivement, terroriser. Les « DAR » ont rempli leur objectif. L’insurrection est contenue. Le mouvement des Gilets Jaunes ne retrouvera jamais la même intensité lors des actes suivants. Et les mutilations continueront à se multiplier, souvent causées par ces mêmes unités.

D’où viennent ces « DAR » ? Ce sont les hommes les plus violents choisis parmi les unités les plus violentes du maintien de l’ordre français. Ces policiers en civil, cagoulés, qui ont carte blanche pour tirer, viennent des Brigades Anti Criminalité et des Brigades de recherche et d’Intervention, habituellement déployées contre le grand banditisme. Selon le Canard Enchaîné, ce sont aussi les « DAR » qu’on retrouve armées, sur des motos de police, qui chassent les manifestants et tirent dans tous les sens avant de repartir sur leur deux roues.

Les DAR sont ils vraiment nouveaux ? Non, ils ont déjà été expérimentés dans les quartiers. C’est la déclaration d’un gradé dans le journal Le Monde, qui explique qu’au moins, en banlieue, « ce n’est pas filmé sous tous les angles, et les personnes visées ne viennent pas se plaindre devant les caméras. » L’aveu fait froid dans le dos : on peut donc y mutiler en toute discrétion. La population des banlieues subit depuis des années les agissements ultra-violents de brigades militarisées chargées de briser les corps, qu’on voit aujourd’hui appliquées sur les luttes sociales.

Ce dispositif à priori inédit en Europe – et peut-être même en Occident ? – est redoutablement efficace, puisqu’il a été déployé au moment où le pouvoir a réellement vacillé, début décembre. Il fallait arrêter la montée insurrectionnelle, et elles y sont parvenues. Ces DAR ont réalisé 80% des arrestations, et sans doute une proportion équivalente de l’ensemble des mutilations recensées. Macron leur doit beaucoup, et il y a fort à parier que ces dispositifs deviennent la norme du maintien de l’ordre.

La brigade policière chargé de casser brutalement les luttes

# LES « TISES » DE CASTANER :
Le ministre de l’intérieur est en roue libre totale. Alors qu’une des lois les plus liberticides de la 5e République vient d’être votée pour casser le droit de manifester, Castaner répondait aux questions du journaliste Hugo Clément sur les violences policières.
Ses réponses sont plus hallucinantes les unes que les autres. Au menu : le pompier tombé dans le coma après un tir de balle en caoutchouc à l’arrière de la tête aurait « reçu un pavé ». Le Gilet Jaune pacifiste, bras en l’air, qui se fait tirer dessus comme un lapin sur les Champs Elysée se serait « interposé devant les casseurs », et aurait reçu un tir « règlementaire ».
Mais aussi et surtout, les mutilations, yeux arrachés, visages perforés, bref, les vies définitivement bouleversées par la violence de la police seraient des « bêtises » ! Oui, des bêtises !
La vie d’un manifestant ne vaut rien pour ce gouvernement, et il le montre. Un oeil crevé est une « bêtise », alors que la moindre foulure d’un CRS est considérée comme une « attaque terrible contre la République ». Une bêtise. Dans n’importe quel métier, c’est arriver avec 5 minutes de retard, dire un mot grossier ... Dans la police, c’est défigurer quelqu’un.
Une bêtise. N’oublions pas.

# Témoignage du journaliste Valentin Belleville sur FB :
Touché.
Pour une fois je ne poste pas une photo de manifestant blessé, de force de l’ordre retranchée, mais de moi. L’idée n’est pas de mettre la lumière sur moi, je m’en fou complet, ça en serait même indécent à côté des manifestants mutilés, et des collègues photographes blessés. Si je montre cette blessure c’est pour dénoncer une attaque des force de l’ordre délibérée contre la presse.
16h40, place du Capitole à Toulouse. Aux côtés de 2 photographes, dont Ulrich Lebeuf photographe à Libération, je suis contre un mur à une quinzaine de mètres des forces de l’ordre. Quasiment accroupis nous photographions la ligne de policiers. L’ambiance est relativement tendue, la place vient d’être gazée après des échauffourées avec les manifestants.
Nous sommes tous 3 complètement isolés. Les manifestants sont à 50m derrière, il n’y a aucun danger pour les forces de l’ordre. Je suis le plus proche de la police, mes collègues sont juste derrière moi. Nous portons casques estampillés PRESSE, brassards, nos appareils sont imposants et visibles. Tout dégénère, deux grenades GLI F4, chargées de TNT viennent d’exploser sur moi.
J’entends une très forte détonation et une vive douleur me saisit, ma main agrippe machinalement l’arrière de ma cuisse. Je hurle de peur et de douleur comme rarement je l’ai fais. J’entends les flashball siffler autour de moi, je saute à cloche pied pour me mettre en sécurité. Je m’effondre quand j’y suis. Plusieurs personnes viennent s’occuper de moi, des streets medics me soignent. Plus de peur que de mal pour cette fois.
Comment continuer à documenter ce conflit historique avec la peur d’être ciblé par notre propre police, garante de notre sécurité, de nos droits ? Comment garantir la liberté de la presse dans notre pays si l’on cherche à blesser celles et ceux dont le travail est de documenter les mouvements sociaux ?
Il est temps que la raison revienne, il est temps que les choses bougent.

Le système inégalitaire et antidémocratique continue, pour l’instant...

Destructions écologiques et climatiques catastrophiques provoquées par le capitalisme et les civilisations industrielles

  • La déradicalisation du mouvement écologiste : de 1972 à aujourd’hui (par Nicolas Casaux) - Si son effondrement est garanti, affirme Gorz, c’est parce que ce qu’il faudrait faire pour mettre un terme au désastre est « incompatible avec notre mode de vie et de production présent, c’est-à-dire avec la civilisation industrielle issue du capitalisme. » - Quoi qu’il en soit, aujourd’hui, de Yann Arthus-Bertrand à Delphine Batho, les écologistes médiatiques promeuvent tous différentes déclinaisons d’un développement durable assaisonné à leur sauce. Et ainsi d’une majorité de ceux qui participent aux inoffensives marches et manifestations d’étudiants et autres écologistes pour le climat, qui se contente de demander le développement massif des industries des énergies dites « vertes », promeut l’objectif d’une absurde « neutralité carbone », d’une économie « circulaire » ou « symbiotique », ou « verte »
  • Capitalocène : Le capitalisme est responsable du changement climatique… - Dominique Méda : « Dans la recherche des responsables du changement climatique, le capitalisme lui-même est mis en cause »
  • Le capitalisme vert utilise Greta Thunberg - Cet écoblanchiment qui permet au capitalisme de perdurer. Greta Thunberg se retrouve à conseiller ceux qu’elle fustige. Comme disait l’auteur du Guépard, « si nous voulons que tout reste tel que c’est, il faut que tout change » (Guiseppe Tomasi Di Lampedusa).
  • L’exploitation de la forêt tropicale n’est écologique qu’à petite échelle, démontrent des scientifiques - Des scientifiques français travaillant en Guyane ont démontré que l’exploitation forestière tropicale sélective n’est pas « durable » dans la majorité des cas. La sélection des arbres les plus anciens sur des cycles de 30 ans ne permet pas leur repousse ni leur régénération. Ils invitent à des méthodes douces. - « Ce qui est le plus durable reste une exploitation à petite échelle, avec conservation de la forêt naturelle à proximité permettant à la forêt de se régénérer et d’évoluer vers la forêt originelle en quelques décennies avec une recolonisation des espèces de la forêt dite primaire vers les forêts exploitées par l’homme. Ce système est rentable et durable uniquement pour une économie locale, […] en aucun cas dans une économie globalisée et mondialisée. »
  • VIDEO. Le gouvernement encourage le débat mais supprime les enquêtes publiques environnementales - Ajoutons que les enquêtes publiques environnementales ne sont que consultatives, donc la plupart du temps n’ont pas d’effet.
Qui c’est qui pollue vraiment ?

Réflexions et analyses

Drôme, local


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