Gilets jaunes - Revue de presse des 31 mars et 1er avril

Grèves ?, usines des armes de la police, l’écocide et la destruction du climat s’accélèrent, expulser l’Elysée, les banques geignent...

par Auteurs divers.
Mis à jour le lundi 1er avril 2019

Articles, posts, images, vidéos, témoignages... autour du soulèvement en gilets jaunes qui dure depuis plus de 4 mois.

Manifestations, résistances et actions

  • Post de Climate Insurrection : Les gilets jaunes ont été exemplaires ! (Belgique) Aujourd’hui la marche des gilets jaunes, qui accompagnait celle pour le climat, nous a montré toute sa force, sa détermination et sa beauté. Que ce soit par les slogans anticapitalistes et antifascistes, les graffitis ou les destructions des symboles et outils du capital et de la répression et enfin la solidarité au sein du cortège, on a pu voir une voie peu commune se dessiner.
    Il est l’heure de monter d’un cran la conflictualité et les gilets jaunes l’ont bien compris, tout comme illes ont compris l’urgence climatique et la nécessité de frapper fort pour détruire ce système mortifère.
    Nous ne sauverons pas le peu qu’il reste a sauver en étant gentil.le.s et innofensif.ve.s.
    Le vieux monde meurt et nous ne nous laisserons pas crever avec !
  • Acte 20 : VIDEO. Saint-Etienne : plusieurs manifestants au sol blessés, les gendarmes hués - Pour l’acte 20 des Gilets jaunes, la mobilisation est importante, plusieurs milliers de manifestants, à Saint-Etienne. Les forces de polices présentes en masse, un hélicoptère de la gendarmerie survole le centre-ville stéphanois. Aux alentours de 17h30, une manifestante a été blessée de la Montat. Deux jeunes ont aussi été blessés en attentes des pompiers. Un autre manifestant a reçu deux tirs de LBD sur la même cuisse.
  • Acte XX à Lyon : Les Gilets Jaunes ne lâcheront pas !
  • Post FB : Samedi 30 Mars, acte XX, appel national sur Avignon. - Un dispositif de sécurité digne d’un état de siège.
    Un manque d’organisation qui nous a hélas des les premières grenades contraint à nous séparer en divers petits groupes.
    Une répression policière plus qu’abusive notamment vers 13h30 comme l’ont démontré les médias : LCI, CNEWS, BFM TV et M6.
    Où l’on j’ai personnellement assistés au matraquage de jeunes femmes, de personnes âgés, et des manifestants poussés au sol par la suite roués de coups.
    Comment pouvons nous encore toléré de réel violence policière dans ce pseudo système démocratique où les manifestations tournent à la clandestinité et où la violence quels qu’elles soient se banalisent ?
    Selon France bleu nous étions 500 sur le pique de la manifestation, je pense qu’ils devraient revoir leurs chiffres.
    Merci aux streets médiques qui ont encore une fois assurés notamment pour les manifestants ayant reçus des éclats de grenades de dispersion...
    Avignon semblent être devenues une forteresse plus qu’une ville chaleurse, dirigé par un préfet benêt qui tue lui même ses commerces de proximité et une maire plus qu’incompétente à en juger les commentaires laissé sur sa page Facebook.
  • Gilets jaunes, guerre d’usure : de « Macron démission » à « révolution ! »
https://youtu.be/Yx8DXGJi8r4

# USINES D’ARMES DE LA POLICE : PETIT BLOCAGE SOUS LE SOLEIL - L’usine Alsetex, qui fabrique les grenades, dans la Sarthe, entourée par des Gilets Jaunes -
L’action avait circulé partout en France depuis des semaines, à l’appel de nombreux blessés par la police et de collectifs. Finalement, ces deux jours de blocages de la plus grosse usine d’armes du maintien de l’ordre auront réuni trop peu de personnes.
Alsetex est pourtant une cible évidente et idéale pour les Gilets Jaunes, et toutes celles et ceux qui luttent contre ce régime injuste. L’entreprise fabrique les munitions qui mutilent la population depuis des années : grenades mortelles contenant de la TNT, grenades de désencerclement qui projettent des plots mutilants, balles en caoutchouc, grenades lacrymogènes … Rien que ces derniers mois le bilan et effroyable : une femme tuée, 22 personnes éborgnées, des centaines de blessés grave au visage. Un bilan à mettre sur le compte d’Alsetex, qui engrange des millions d’euros en vendant son matériel au gouvernement. C’est une évidence partagée : le pouvoir se maintient grâce à une répression féroce. Et cette répression n’est possible que grâce aux usines d’armes. Comme Alsetex.
Vendredi 29 mars, une petite cinquantaine de personnes se retrouvent donc dans la Sarthe, et longent l’usine d’armement. Malgré un petit dispositif de gendarmes et un hélicoptère, les participants, emmenés par des personnes blessées lors de manifestations, peuvent atteindre sans grande difficulté le portail d’entrée pour y déployer une banderole. Rendez-vous le lendemain.
Samedi 30 mars, c’est sous un grand soleil qu’une soixantaine de personnes se retrouvent dans la commune de Louailles, qui borde l’usine. Pour le deuxième jour, la participation est en dessous des attentes. Cette fois c’est à travers la forêt et des chemins en terre que le groupe réussit, sans peine, à atteindre les grilles de l’usine classée SEVESO. Deux motocross de gendarmes vont suivre le groupe jusqu’à l’entrée principale, à travers la campagne. Il aurait suffit d’un peu plus de monde pour que cette action soit une vraie réussite. Cette deuxième journée termine devant une ligne de gendarmes, à discuter avec des habitants, dans la bonne humeur.
Un autre blocage, organisé simultanément contre une usine de grenades lacrymogènes à Pont-de-Buis, dans le Finistère, aura réuni une petite centaine de personnes qui n’ont pas pu approcher du lieu.
Ailleurs en France, l’Acte 20 n’est pas sorti de la routine, avec les tensions et la répression désormais tristement habituelles. Le blocage des usines d’armement proposait une autre perspective. Moins dangereuse, plus efficace et spectaculaire pour les luttes en cours : mettre en lumière et dénoncer directement les infrastructures qui nous répriment. Au delà des belles rencontres du weekend, on ne peut donc qu’être amer. Un appel vu par des centaines de milliers de personnes et relayé par plus de 6000 internautes a réuni moins de 100 personnes dans la réalité.
"Liker" ne suffit pas. Il aurait pourtant suffit de quelques centaines de manifestants seulement pour mettre en grande difficulté une infrastructure majeure du maintien de l’ordre français.
« Ce ne sont pas les raisons qui font les révolutions, ce sont les corps. Et les corps sont devant des écrans. »

L’usine Alsetex, qui fabrique les grenades, dans la Sarthe, entourée par des Gilets Jaunes
Acte ultime : Paris 1er mai

# Pour un 1er mai jaune et noir !
« Quand le gouvernement viole les droits du peuple, l’insurrection est pour le peuple, et pour chaque portion du peuple, le plus sacré des droits et le plus indispensable des devoirs »
Article 35 - Déclaration des droits de l’homme et du citoyen
Le gouvernement macronien s’est mis en tête de briser la contestation sociale actuelle par la force, atteignant un niveau de répression encore jamais vu jusqu’alors : Interdictions de manifester, déploiement de militaires, utilisation de blindés, utilisation de marqueurs chimiques et d’armes de guerre face aux manifestants, peines d’emprisonnement à la pelle, mains arrachées, manifestants éborgnés...

Lors de la manifestation du 1er mai 2018, la Préfecture de Police dénombrait 14 500 manifestants "en marge du cortège syndicale" (soit presque autant que dans le cortège traditionnel) dont 1 200 "individus radicaux". Le 16 mars dernier, lors de l’acte 18, c’était1 500 "ultras violents" qui étaient présents parmi les 7 000 manifestants selon les chiffres de cette même police.

Aujourd’hui, ce qui fait peur à l’État, ce ne sont plus les émeutiers eux-mêmes, mais bien l’adhésion et la compréhension qu’ils suscitent parmi le reste de la population. Et ceux malgré les appels, semaine après semaine, à se dissocier des "casseurs".
S’il y a bien un groupe qui frappe actuellement la France de toute sa violence, ce n’est pas le Black Bloc, ce ne sont pas non plus les Gilets Jaunes, c’est bel et bien le gouvernement lui-même.
Nous lançons un appel à tous les révolutionnaires de France et d’ailleurs, à tous ceux qui veulent que cela change, à venir former un cortège déterminé et combatif. Car si la répression s’abat sur toutes et tous, notre riposte doit être commune et solidaire. Contre Macron et son monde, prenons la rue tous ensemble pour faire revivre la convergence des colères et des espoirs. Préparons nous, équipons nous, organisons nous, pour le reverser et lui faire revivre une journée en enfer.
La guerre est déclarée !

# Retour sur la marche « rise for climat » du 31/03/2019 à Bruxelles, par Front de libération du vivant (voir aussi Front de libération du vivant)
Cette « marche pour le climat » à été massivement rejoint par des gilets jaunes de Belgique, de France et d’ailleurs.
Tout d’abord l’accueil qui leurs a été réservé à la gare du nord fut assez abject.
Les marcheurs pour le climat ont tous décidé d’absolument pas se mélanger avec les gilets jaunes, de rester bien distant…
D’autant que dans les appels au préalable certain.e.s organisateur et organisatrice ont décidé d’invisibiliser la manifestation gilets jaunes de leurs appels et de leurs rappels. Ce qui est déjà extrêmement insultant quand l’on sait que ce sont des gilets jaunes qui ont maintenu le feu allumé toute la nuit de dimanche à lundi et de lundi à mardi lors de l’action rue de la loi et trône. Que ceux-ci sont directement venus en renfort d’un peu partout en Belgique pour soutenir cette action.
Ensuite durant la manifestation, on a pu sentir un mépris de classe horripilant « vous n’avez rien à faire ici » « dégagez » sont des mots qui ont été jetés par des manifestants, bien bourgeois, venus apaiser leur conscience en venant se balader dans les rues bruxelloises pendant que la police bloque la ville pour eux. Une manière dont les bourgeois peuvent profiter un jour de plus d’une journée sans voiture dans Bruxelles pour leurs petits caprices. Je le dis ici, mais je reviendrai dessus « CE SONT LES RICHES QUI POLLUENT », en se rappelant cette évidence, on comprend la malhonnêteté intellectuelle et la posture que prennent ces bourgeois venus faire la leçon à tout le monde.
Et pourtant ce n’est qu’après qu’est arrivé la choses la plus horrible de la manifestation, les images les plus moches que l’on peut imaginer dans un contexte de lutte, ces images qui resteront gravés dans la mémoire de toutes personnes présentes et qui ont subi ce rejet, cette désolidarisation, ce mépris, cette vente aux flics !
Les manifestants en gilets jaunes et k-way noir, qui eux ont compris qu’après vingt marche que le pouvoir ne comprend que la violence, que le pouvoir méprise ceux qui ne lui font pas peur, que c’est à nous de régler les problèmes et qu’il faut arrêter d’attendre des solutions des politiciens. Ceux-ci ont décidés d’avancer et de prendre la tête du cortège, ainsi s’ils décidaient de changer de route tous les manifestants climat auraient la possibilité de les suivre s’ils le souhaitent.
Et là, le reste de la manifestation est resté assise sans bouger, l’air de dire « si c’est eux qui sont devant nous on bouge plus ».
Il y a eu quelques éclats de verre devant un bâtiment de la commission européenne, celui qui était à côté, c’est-à-dire coopération au développement (ce qui veut dire dans la bouche des puissants ; néo-colonialisme, rappelons-le).
Il y a eu un policier qui a cru qu’il pourrait, a lui tout seul sortir un manifestant de la manifestation, sauf que nous ne sommes pas aussi gentils que les marches pour le climat et qu’on a arrêté de se laisser faire, de ce fait ce policier s’est pris quelques coups (rappelons le nombre de coups donnés par les flics sur nos camarades).
Et c’est à ce moment-là que la police à commencer à vouloir nasser tout le monde (ce qui veut dire encerclé).
C’est là que nous avons compris toute l’horreur de la situation. Nous étions pris entre les flics d’un côté et les gilets bleus, organisateur de la marche pour le climat de l’autre côté.
La manif climat a laissé passer un cordon de policier en robocop afin de nous encercler.
Et là il y a eu des dénonciations de côtés marche climat, il y a eu des manifestants qui ont tenu des gilets jaunes pour les donner aux flics. Il y a eu des flics et des gilets bleus mains dans la main pour arrêter les manifestants.
Oh bourgeois, même si tu aimes dire que la situation est plus complexe, je dois te rappeler qu’il n’y a que deux côtés à une barricade, en ce jour, tu nous as montré de quel côté tu te plaçais. Tu te places du côté des flics, du côté de l’ordre régnant, du côté de ce monde injuste qui opprime les humains, exploite les humains, les animaux et tout le vivant, du côté du monde qui pollue. Car oui, c’est celui-ci que tu as défendu aujourd’hui, car oui c’est tout le système qu’il faut changer, vous le dites souvent, et cela passe par une révolution hors aujourd’hui vous nous avez montré votre force contre-révolutionnaire et conservatrice.
Vous nous avez montré que vous êtes des ennemis. Que vous êtes des alliés de la « police qui déteste le climat », que vous êtes des alliés du capital et de la bonne exploitation.
Alors voilà, il est temps de le rappeler, ce sont les riches qui polluent et qui ont fait de cette terre un endroit inhabitable. Ce sont les riches à travers leurs consommations, leurs modes de vies, leurs exploitations qui ont transformé ce monde en marchandise qu’ils pouvaient acheter ou non en fonction de leurs bons vouloir.
Ce ne sont pas les pauvres qui vont privatiser l’eau, nous on aurait plutôt tendance à la partager entre personnes qui en ont besoin.
Et les riches aujourd’hui, après avoir saccagé la planète toute entière s’achètent une bonne conscience en s’achetant des trottinettes ou voitures électriques, en mangeant bio et en allant se pavaner les dimanches dans les rues bruxelloises.
Mais vous n’avez pas vraiment envie que les choses changent !
Vous voulez juste demander à d’autres personnes de trouver des moyens de vivre le même mode de vie, dans le même système sans détruire la planète. Quand vous dites « comment sauver la planète ? », en vérité vous dites « Comment sauver la planète sans me remettre en question ni changer quoi que ce soit au monde dans lequel je vis ».
Les pauvres, celles et ceux qui vivent un quotidien de galère et de misère sont bien plus prêt à vouloir tout faire changer. Ils ont en eux bien plus de force. Ils ont en eux bien plus de possibilité révolutionnaire qui permettrait d’en finir avec ce système qui exploite les humains autant que la terre.
Les gilets jaunes ont fait bien plus pour le climat en bloquant les dépôts de total que ce que vous avez pu faire lors de vos ballades pour le climat.
D’ailleurs cela ne veut rien dire marcher pour le climat. Le climat il s’en fout. Moi je marche pour les humains, les animaux, les insectes, les arbres et les plantes, je me bats pour des choses sensibles et pas des enjeux métaphysique comme vous adorez le faire.
Bref tout ça pour dire que j’étais présent à toutes les marches pour le climat mais que vous ne me reverrez plus marcher avec vous, sauf pour propager des idées de révoltes réelles.
Tout ça pour dire que vous avez été des collabos de la pire espèce, ceux qui ont bonne conscience et qui vont se coucher fière de leur bonne action.
On arrêtera de venir à vos promenades, mais on va aussi arrêter de vous donner toute la légitimité de parler des questions climatiques.
Les questions sociales et climatiques sont extrêmement liées.
Un parce que la seule perspective de sortie de l’exploitation est la révolution.
Et deux parce que ce sont les riches et ceux qui transforment ce monde en marchandise les coupables.
Nous lancerons donc des manifestations pour l’écologie, la vraie, pas celle d’un parti ou celle de promeneur du dimanche, celle de ceux qui veulent sauver des vies !
Et pour terminer ce long texte, sachez que c’est vous les premiers violent, sachez que vous avez été extrêmement violent et sachez qu’en légitimant l’action d’une police violente, qui matraque et gaz les individus, vous vous faites complices de leurs violences.
C’est bien joli d’être non violent mais sachez que si non-violence, pour vous, cela veut dire, accepter la violence du monde telle qu’il est et donner votre légitimité de violence au dernier gang de blancs armés. Eh bien vous êtes soit malhonnête soit des imbéciles.
Je terminerai par deux citations :
- « Il y a trois sortes de violence. La première, mère de toutes les autres, est la violence institutionnelle, celle qui légalise et perpétue les dominations, les oppressions et les exploitations, celle qui écrase et lamine des millions d’hommes dans ses rouages silencieux et bien huilés.
La seconde est la violence révolutionnaire, qui naît de la volonté d’abolir la première.
La troisième est la violence répressive, qui a pour objet d’étouffer la seconde en se faisant l’auxiliaire et la complice de la première violence, celle qui engendre toutes les autres.
Il n’y a pas de pire hypocrisie de n’appeler violence que la seconde, en feignant d’oublier la première, qui la fait naître, et la troisième qui la tue. »
- « Ceux qui ont pris tout le plat dans leur assiette, laissant les assiettes des autres vides, et qui ayant tout disent avec une bonne figure « Nous qui avons tout, nous sommes pour la paix ! », je sais ce que je dois leur crier à ceux-là : les premiers violents, les provocateurs, c’est vous !
Quand le soir, dans vos belles maisons, vous allez embrasser vos petits enfants, avec votre bonne conscience, vous avez probablement plus de sang sur vos mains d’inconscients, au regard de Dieu, que n’en aura jamais le désespéré qui a pris les armes pour essayer de sortir de son désespoir.
Mais nous ne trompons pas, il n’y a pas de violence qu’avec des armes, il y a des situations de violences. » Abbé Pierre
- [Édit] on tiens malgré tout a me faire préciser que de nombreux et nombreuses personnes marchant pour le climat se sont quand même montré solidaire ou aurait pas accepter la situation. Le problème vient donc d’autant plus clairement des organisations qui ne veulent pas la convergence, et c’est d’elle dont il faudra se débarrasser.

Ecocide, destructions écologiques et climatiques catastrophiques provoquées par le capitalisme, le productivisme et les civilisations industrielles

« Il n’y aura pas de lendemain pour beaucoup d’entre nous si l’on ne met pas fin à ces pratiques »
  • L’’extraction mondiale de matériaux atteint... 70 millliards de tonnes par an - Selon un rapport de l’ONU, le développement rapide de l’extraction de matériaux est le principal responsable des changements climatiques et de la pression sur la biodiversité. L’utilisation des ressources naturelles a plus que triplé depuis 1970. La situation va s’aggraver si le monde n’engage pas une réforme systémique de grande ampleur.
  • Au Mozambique, « Beira, première ville au monde détruite par les changements climatiques » - Au-delà de la fragilité du pays, la catastrophe déclenchée par le cyclone Idai pose la question de la responsabilité de la communauté internationale.
  • Changement climatique : un nouveau record de chaleur pour les océans
  • L’usine (et le siège) de la marque de fabrication de voitures de luxe Bentley, à Crewe au Royaume-Uni, a installé 10 000 panneaux solaires sur la toiture de son parking, qui couvriront 24% de sa consommation énergétique (et qui s’ajoutent aux 20 000 panneaux solaires déjà installés sur les toits de ses bâtiments principaux). N’est-ce pas formidable la transition écologique/énergétique. Désormais, cette usine à produire des gadgets de luxe ultrapolluants pour les super-riches à partir de matériaux arrachés aux sols un peu partout sur Terre produira une petite partie de son énergie grâce à une centrale solaire elle-même construite sur le dos de l’exploitation mondialisée de la Terre et des hommes que constitue la société industrielle. Génial.
    + Un article qui traite d’un projet similaire
https://www.youtube.com/watch?v=lob1-n1jaDk
  • Changement climatique : l’avenir de notre eau s’assombrit - Des spécialistes l’ont confirmé vendredi lors d’une table ronde : à Poitiers aussi, la hausse des températures va poser de sérieux problèmes d’approvisionnement et de qualité de l’eau. - Et au final, le directeur de la station Météo France de Poitiers Biard ne verse pas vraiment dans l’optimisme : « Le climat change plus vite qu’on ne l’avait imaginé. Les études scientifiques sont de plus en plus sombres, mais on continue à urbaniser, à bétonner, à prendre sur les terres agricoles. On est en train de préparer une planète qui ne sera plus vivable ».
  • Cessons de vouloir attirer les touristes étrangers - Au lieu de mettre le paquet pour favoriser le tourisme local, le comité régional du tourisme de la Région Auvergne - Rhône-Alpes drague une clientèle lointaine et aisée. Avec à la clé, un coût environnemental exorbitant. « Une ineptie », s’insurge l’autrice de cette chronique.
https://www.youtube.com/watch?v=wTTMMMaTaf0

Répression policière et terrorisme d’Etat

# Post FB : Violence de l’arrestation Et impact psychologique
Ils feront tout pour vous humiliez, possible même qu’ils ne vous servent pas de repas pendant la garde à vue.
Il eSt évident qu’une personne ayant de graves problèmes de santé Comme le diabète doit être nourri. Mais c’est un peu le cadet de leur souci.
L’impact physique peut être présente, des violences peuvent être faites Et il y aura forcément des impacts psychologiques. Vous pouvez exiger la présence d’un médecin afin que celui ci vous examine. Il pourrait mettre des jours d’ITT.
À la sortie,
Si on est seul-e, il est important de ne pas le rester et d’aller voir quelqu’un-e de confiance et prêt-e à nous accueillir. On peut ressentir l’envie de passer à autre chose en se douchant, en changeant de vêtements, etc. Il est important de se faire plaisir en mangeant bien, en se mettant dans un environnement familier ou protecteur. Ne pas hésiter à partager son récit et ses émotions avec une ou des personnes de confiance, à rester avec elles le temps qu’il faudra. Un peu de chaleur humaine fera du bien.
Si on le juge utile (traces de coups, préjudice moral, état de choc...) il faut aller consulter un médecin, qui pourra nous donner des jours d’ITT hors prison pour cette fois.
L’impact psychologique est aussi une violence policière.
Ne la négligez pas !

#TEMOIGNAGE : Bordeaux 30 mars..Bon faut quand même que je vous raconte ma mésaventure d’aujourd’hui.. je precise je suis une femme ...bref.. alors que la manif se passer plutôt bien la dispersion à la lacrymo et à la grenade assez brutale par les crs à commencé..pris en chasse dans les petites rue par les crs a coups de flash ball on essaye de s’échapper tant bien que mal. Mais sans résultat.. ils sortent de partout, a bout de souffle..trop tard...la bac bloquent le.passage direct par devant je suis cuite je lève les bras direct en guise de pacifisme ...et la jackpot...deux mec se font defoncer devant moi a coup de matraque ( lun deux chantant sa chanson révolutionnaire jusquau bout dla matraque ma limite fait chialer) je savais pas ou regarder et la...bam roger le cowboy de la bande de bac a sable me met contre un mur et me cris gentiment
_" tu vide ton sac dessuite ou jte tarte la gueule cest ca que tu veux ?!!
J’obeis vide mon sac et il voit ma go pro me demande de La jeter parterre..
Je continue a m’executer...
Mon amie arrive pour pas me laisser seul dans ma merde mais elle se fait plaquer au mur de son côté a son tour..
- tu fou quoi ici hein tu vien casser du flic cest ça !( toujour en hurlant devant moi a mintimider)
- non moi jsuis venu manifester pour mes droits
- et pour casser du flic hein !?
_non je repete je suis pacifiste..
Il attrape ma go pro et me dit et ca cest quoi hein ta filmer quoi !? Je lui répond ben j’ai filmer la manif ya rien d’exceptionnel et en plus ca na pas marcher.
Le mec bataille 15 ans avec ma go pro pour finir de me demander de l’alumer et la il regarde 2 seconde la gopro lève le regard et me met une grande tarte dans la gueule( un joli revers) (moi toujours bras levé contre le mur) et me dit et ca cest quoi ca hein ca t’amuse hein ?!Les passant et temoins médusés,ses collègues amusés.... Je lui repond toute tremblante qu’il a qu’à prende ma carte sd et me laisser tranquille... ca lui convient aparement..., il enlève ma carte sd jete mon matos au sol et La garde..un chef arive me fait baisser les bras essayant peut etre d’apaiser son colegue, on fouille mon téléphone on prend photo de ma pièce d’identité et de moi face et profil on me pose des questions d’où je vis etc comme.une terroriste.bref le mec me dit range tes affaires et il se met limite front a front avec moi et me dit ; écoute moi bien jte donne une chance une seul chance de repartir chez toi si jte vois rejoindre la manif ou que jte recroise tu vas passer un sal quart dheure en garde vu jtaurais prevenu ta compris !?...( toujour aussi aimable bien-sûr)
- 🤔Hum ok a samedi prochain alors..
Je repars et la je vois une 20 ene de personne agenouillées au sol face contre le mur en train de se faire malmenés..
Vive la france.🙄✊pays des droits de lhomme.. et de La femme hein 😑#videoscomprometantes
#destructiondepreuves#humiliation.... #LESFEMMESNELACHERONSPAS !!!
(rappel pour celleux qui l’ignorerait encore, il est parfaitement légal de filmer des policiers sur la voie publique, et il n’ont pas le droit de confisquer ou détruire des enregistrements, encore moins de "voler" par intimidation une carte mémoire)

L’usine Alsetex, qui fabrique les grenades, dans la Sarthe, entourée par des Gilets Jaunes

# En Belgique aussi : Post FB : Merci aux témoins qui ont réussi à prendre ces brèves images de mon arrestation d’hier. On pourrait aussi applaudir la technique des policiers qui consiste à prétexter la nécessité de contrôler les identités, pour empêcher physiquement de filmer leurs agissements violents…
Mais revenons plutôt sur les faits : alors qu’un petit rassemblement de Gilets Jaunes devait avoir lieu hier après-midi pour distribuer des tracts dans la rue Neuve, rue commerçante la plus fréquentée de Belgique, la police y a vu l’occasion d’une nouvelle démonstration de son mépris de la démocratie.
A peine une vingtaine de personnes s’étaient-elles réunies (au croisement de la rue Léopold et de la rue des Princes) que plusieurs dizaines d’agents en armures nous encerclaient, bloquant les issues des deux rues. Tandis que le groupe, inquiet d’un tel déploiement bleu marine, commençait à se diriger vers la dernière issue encore libre, une demi-douzaine de policiers en civil y firent leur apparition pour refermer l’étau, intimant à tous de s’immobiliser.
Tout alla ensuite très vite, tandis que les CRS des rues avoisinantes se rapprochaient au pas de course, matraques en mains, plusieurs jeunes se mirent à courir pour tenter de passer entre les mailles du filet. C’est alors à grand renfort de coups, de clefs de bras et d’étranglement que les Rambo "en civil", ne parvenant pas à stopper la vingtaine de personnes en fuite, neutralisèrent les protagonistes les plus menaçants, comme moi par exemple… Moi qui tentais de faire un pas en arrière pour saisir ma dangereuse caméra dans mon sac.
Étranglé, plaqué à terre et menotté, je n’eus donc pas l’occasion de filmer personnellement cette scène des plus déconcertantes, où les forces de l’ordre se permettaient de frapper contrôler et arrêter des gens (et même des passant.es) au mépris de toute présomption d’innocence ou liberté de se rassembler.
Bref, si dans le paysage médiatique d’une répression de plus en plus démesurée à l’égard des Gilets Jaunes cet incident peut aujourd’hui sembler tristement banal, il n’en est pas moins très révélateur vis-à-vis des "liberté fondamentales" que l’État prétend nous accorder... Au nom de quoi la police peut-elle arrêter et violenter des individus sans aucune infraction à la loi ? Et manifestement sans même la moindre preuve d’une quelconque volonté "délictueuse" ?
On pourra ainsi toujours citer mon propre cas : après une après-midi de vérification d’identité dans un bus de police, je fus libéré sans excuses ni explications sur une quelconque accusation à mon encontre... Et ce, alors même qu’on venait pourtant de me notifier que mon identité allait être transmise au service de surveillance antiterrorisme ! "Antiterrorisme", oui vous avez bien lu. Pour quelques tracts, des Gilets Jaunes (je n’en portais même pas personnellement) et une caméra de journaliste...
Mais puisqu’eux s’inquiètent de ce terrorisme qui consiste à distribuer des tracts et à mettre un Gilet Jaune dans une rue commercial, ne devrions-nous pas nous autres, nous inquiéter du terrorisme d’État qui se renforce chaque jour un peu plus ?
Ne devrions-nous pas d’avantage questionner toutes ces violences policières que les forces de l’ordre imposent maintenant chaque samedi aux Gilets Jaunes, et que, bien avant déjà, elles faisaient vivre quotidiennement aux habitant.es des quartiers populaires ?
Pourquoi ne sommes nous pas plus nombreux.ses à prendre la rue pour refuser de se soumettre au règne de la peur que cherchent à mettre en place nous dirigeant.es ?
Ce qui se passe actuellement est un grave tournant dans la répression des mouvements sociaux, alors je ne peux que vous inviter, samedi prochain et tous ceux d’après, à couper votre télé, éteindre votre smartphone, et rejoindre les Gilets Jaunes dans la rue. Nos libertés ont besoin de vous, et elles ont besoin de vous dans la rue.
Cet après midi à Bruxelles se tient une nouvelle grande manifestation où les Gilets Jaunes appellent à converger avec la marche climat. Alors j’y retourne, et je vous laisse sur ces quelques mots de Martin Niemöller :

« Ils sont d’abord venus chercher les socialistes,
et je n’ai rien dit, parce que je n’étais pas socialiste.
Puis ils sont venus chercher les syndicalistes,
et je n’ai rien dit, parce que je n’étais pas syndicaliste.
Puis ils sont venus chercher les Juifs,
et je n’ai rien dit, parce que je n’étais pas juif.
Puis ils sont venus me chercher,
et il ne restait plus personne pour me défendre. »

  • Répression : VIDEO. Nouvelle stratégie policière : les motards font la chasse aux Gilets jaunes - Avec le renfort de l’opération Sentinelle pour l’Acte XIX, le gouvernement a monté un cap dans le discours répressif, cherchant à envoyer un signal clair pour reprendre le contrôle de la situation, par la force armée s’il le faut. Dans ce cadre, les forces de police sont intervenue de manières beaucoup plus mobiles, en allant au contact, à l’image des CRS qui encadraient le cortège parisien, mais aussi de la BAC et des voltigeurs à moto. - Une pratique qui rappelle celles des « voltigeurs », une unité de flics à moto armés de matraques, frappant les manifestants en roulant à toute allure sur leurs engins. Ces unités dissolues suite à la mort de Malik Oussekine en 1986, ont été ressorties par le gouvernement pour mater les Gilets Jaunes, certaines d’entre elles n’étant plus seulement équipées de matraques mais de flashball sur leurs motos.
  • Violences policières : 24 h de garde à vue pour le cofondateur de Désarmons-les ! - L’un des fondateurs de Désarmons-les !, collectif contre les violences policières, a été interpellé et placé en garde à vue à Paris, alors qu’il revenait d’une conférence avec des restes de grenades usagées. Poursuivi pour « port d’arme prohibée de catégorie A », il a été libéré après 24 h de garde à vue et un rappel à la loi.
  • 13e arrondissement : Ange est mort dans les mains de la police - Encore une affaire douteuse... Suite à un contrôle musclé dans la nuit du vendredi 29 mars Ange Dibenesha meurt aux mains de la police dans le 13e arrondissement.
  • Xavier Bertrand : "Quand vous venez dans une manifestation qui n’est pas autorisée, vous avez un process qui s’appelle la sommation", a détaillé le président des Hauts-de-France. "Quelqu’un avec un mégaphone dit : ’maintenant dispersez-vous’. Il ne s’agit pas de tirer, il s’agit de prévenir. S’ils ne se dispersent pas, c’est de la prison ferme."
  • VIDEO. La BRAV-M motorisée patrouille partout dans Paris. Le policier à l’arrière muni d’un bâton de « défense » - L’acte 20 des Gilets jaunes a démarré encore une fois sous la menace des forces de répression. La mise en place de ces unités rapides d’intervention avec des policier a moto avec un passager armé d’une matraque pour frapper les manifestant à vitesse rapide. Tel est la nouveauté de cet acte 20 pour tenter de maintenir l’ordre et empêcher toute « manifestation sauvage ».
  • Besançon : la vidéo d’un "gilet jaune" matraqué par un policier devient virale - La scène a été tournée par une journaliste locale en fin de cortège samedi. (voir vidéo ci-dessous :)
  • “La vraie sagesse c’est d’interdire ces armes”. La fille de Zineb Redouane répond à Macron - Dans une lettre ouverte sans fard, Milfet Redouane, fille de Zineb Redouane, tuée par un tir de grenade lacrymogène le 1er décembre à Marseille, répond au mépris d’Emmanuel Macron après que Geneviève Legay ait été grièvement blessée dans une charge de CRS.
https://www.youtube.com/watch?v=IsuKQHs5tJY&feature=youtu.be

# Post FB : Hier, le 30 mars, nous étions une quarantaine de gilets jaunes au rond point de l’autoroute sud a valence. N’étant pas assez nombreux pour défiler nous décidâmes de tenir le rond point. Environ deux heures s’écoulèrent sans problème, puis arriva un cortège de flics facilement deux fois plus nombreux que nous. Ils nous expliquèrent que si nous restions sur le rond point nous écoperions d’une amende de 1500 euro. Nous quittâmes donc le centre du rond point pour nous regrouper aux abords d’où nous restâmes (pour ma part) jusqu’à 17 heure. Pour ma part, je serais de nouveau rond point de l’autoroute sud samedi 6 avril a 13h, j’espère que nous dépasserons les 40 personnes. Vive les gilets jaunes, vive le peuple et la démocratie a venir !!!

Magouilles et arnaques du régime et de son monde

# « Pratiquement tous les produits chinois bon marché proviennent d’un camp de travail » - Hartmut Idzko, journaliste et correspondant pour l’Asie de la première chaîne allemande publique ARD pendant de nombreuses années, nous parle de son film, du travail forcé en Chine érigé en système et du poids des camps de travail dans l’économie du pays.

# 🛑ALERTE 🛑Le milliardaire BOLLORÉ CENSURE FLY RYDER !
➡️L’oligarque milliardaire, Vincent Bolloré propriétaire de canal + et C8 et CNEWS, a censuré l’émission Les terriens (sur C8) d’Ardisson, dans laquelle FLY RIDER a tourné.
⚡Information de l’avocat de FLY
🛑🛑JUAN BRANCO" Au fait, au sujet de @FlyRiderGj, sa participation à l’émission d’Ardisson @lesterriens a été censurée après tournage sur ordre direct de Bolloré après que celui-ci ait été appelé à pas moins de 13 reprises par des responsables LREM, dont l’Elysée (source). "

Analyses, idées

# Et maintenant ? Gilets jaunes, politique et retour à l’ordre
L’acte 18 des Gilets jaunes, destiné à fêter dignement la clôture du « grand débat national », a fait la preuve que le mouvement n’est non seulement pas en perte de vitesse, mais qu’il choisit ses moments et ses modes d’action, ce qui lui permet d’imposer à l’exécutif son propre calendrier. Que l’émeute elle-même ait débordé à Paris, que la manifestation n’ait plus été qu’émeute, cela tient d’une part à l’exaspération générale face au mur du silence et du mépris dressé par l’Etat, ainsi qu’à des raisons purement conjoncturelles : plusieurs manifestations simultanées, la nécessité de défendre les bâtiments ministériels et l’Elysée ainsi que le symbole de l’Arc de Triomphe, ont laissé sur les Champs la police en sous-nombre et tétanisée par la violence des charges des émeutiers. Le samedi 16 mars restera dans les mémoires comme le jour où on a brûlé le Fouquet’s et pillé les boutiques des Champs-Elysées. Peut-être que dans quelques années, au fin fond d’une province déshéritée, on sortira des couverts du Fouquet’s pour le repas du dimanche, et on s’en souviendra.

# Lettre ouverte aux jeunes pour le climat – » Nous n’avons pas le temps d’attendre le réveil des cadavres. » - La révolution ou la mort », ce slogan n’est plus l’expression lyrique de la conscience révoltée, c’est le dernier mot de la pensée scientifique de notre siècle..
Ceci s’applique aux périls de l’espèce comme à l’impossibilité d’adhésion pour les individus.
Dans cette société où le suicide progresse comme on sait, les spécialistes ont dû reconnaître, avec un certain dépit, qu’il était retombé à presque rien en mai 1968. Ce printemps obtint aussi, sans précisément y monter à l’assaut, un beau ciel, parce que quelques voitures avaient brûlé et que toutes les autres manquaient d’essence pour polluer. Quand il pleut, quand il y a de faux nuages sur Paris, n’oubliez jamais que c’est la faute du gouvernement. La production industrielle aliénée fait la pluie. »
La révolution fait le beau temps. » Guy Debord, la planète malade.
(...) Vous n’avez pas besoin du sourire des lobbyistes, de la bienveillance policière des grands parents pour le climat, vous n’avez pas besoin d’idole, ni de leader, ni même de reportages télévisés à votre gloire. Non, c’est précisément de tout cela dont vous devrez vous séparer. C’est précisément cette puissance normative, policière, que vous devrez destituer si vraiment, vous êtes prêt à aller jusqu’au bout de votre cause, avec tous ce que cela comporte de violence intime ou physique, si précisément vous pensez qu’un autre monde est possible, vous devrez arracher les tuteurs que l’on cherche à imposer à votre arbuste florissant, pour tenter de le faire pousser droit, aussi droites que peuvent l’être les allées des cimetières.
Car l’ère politique est à la destitution. Et le choix qui vous incombe n’est pas aussi complexe qu’il n’y paraît :
- Soit vous participerez à la survie du monde de la marchandise écocide, en vous abîmant dans la gauche, dans le happening spectaculaire pour BX1, dans la petite ivresse d’une interview au soir et d’une rencontre avec la classe politique, dans la trahison que constituerait un vote massif pour ces partis de gauche (c’est-à-dire de droite) que sont Ecolo et le PTB, dans les marches nord-midi ,dans tous ce que le spectacle à déjà intégré à l’organisation générale de l’insomnie collective ;
- Soit vous utiliserez cette puissance qui est à la vôtre pour participer à la fin de leur monde. Car toute la question est là : vous avez acquis une puissance, et avez désormais en main une des armes qui pourrait enfin couper la gorge du capitalisme écocide et assassin. De même que l’incroyable puissance, l’incroyable puissance de possibilités, acquises par la collectif 8 mars pourrait s’amoindrir et se tuer dans le folklore de gauche, dans l’impuissance volontaire d’une intégration au spectacle de la contestation, vous pourriez n’être au final qu’un prétexte, qu’un happening, de plus pour éloigner la question sociale du débat public, ou, comme l’obscure idole manipulée Greta Thumberg, n’être qu’un moment particulier d’une campagne électorale à venir. Ou pire, être les jouets d’une refondation totale du capitalisme vers son destin écologiste autoritaire.


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