Comment la non-violence protège l’État : Essai sur l’inefficacité des mouvements sociaux

Un livre qui déboulonne l’hégémonie parfois autoritaire des méthodes non-violentes ou pacifistes

par Camille Pierrette.
Mis à jour le vendredi 1er juin 2018

- J’ai pu écouter l’auteur lors d’une conférence, et ce livre semble très intéressant, il est édité par Editions Libre + d’autres livres intéressants chez cet éditeur à but non lucratif

Après Nuit Debout, le Front Social, et avec le mouvement social en cours, une lecture indispensable !

Présentation de l’éditeur : << Parlons franchement, au vu de la situation, la grande majorité des mouvements sociaux et écologistes échouent lamentablement, depuis des décennies, ne serait-ce qu’à freiner la catastrophe sociale et écologique en cours (de la sixième extinction de masse aux inégalités économiques phénoménales et croissantes qui caractérisent notre temps).

La plupart de ces mouvements se targuent de respecter scrupuleusement les principes de la non-violence, qu’ils considèrent comme la seule méthode de lutte acceptable. Et pourtant, ainsi que Peter Gelderloos l’expose brillamment dans ce livre, cette adhérence dogmatique au concept de la non-violence est injustifiée et injustifiable. En outre, il s’agit d’une des principales raisons pour lesquelles ils sont inefficaces.

En démystifiant les figures historiques inexorablement citées par la majorité de ceux qui défendent la non-violence comme un absolu — Gandhi, Martin Luther King, Nelson Mandela —, en exposant les réalités complexes derrière leurs accomplissements (souvent réduites à des simplismes mensongers), et en exposant les nombreux problèmes d’éthique qui découlent de l’absolutisation de la non-violence, Gelderloos nous offre ici un ouvrage essentiel qui devrait nous aider à sortir de l’impasse manifeste dans laquelle s’enlisent les mouvements militants.

Loin de faire l’apologie d’une violence irraisonnée, ce livre déboulonne l’argumentaire fallacieux de ceux qui affirment que la non-violence est la seule méthode acceptable de lutte face à la violence du capitalisme et de l’État.>>

- Voir aussi le site Le Partage, notamment cet article : « Les industries des énergies « vertes » et le « mangerbio » : deux fausses solutions », à destination des nombreux « bio-écolos » qui se préoccupent plus de leur santé et de leur bonne conscience que de changer DE société pour le bien de toustes.

P.-S.

C’est un livre d’un auteur américain, Peter Gelderloos, que j’ai pu écouter à Paris lors d’une conférence à l’EHESS, une école occupée.


4 Messages

  • Comment la non-violence protège l’État : Essai sur l’inefficacité des mouvements sociaux Le 30 mai à 16:42, par Virago

    C’est clair : les mouvements sociaux sont inefficaces, c’est prouvé.

    Les méthodes non-violentes et le pacifisme n’ont jamais eus aucun résultat : la solution c’est la violence et la guerre.

    En France on est tranquille parce qu’on a des usines d’armement en pagaille.

    J’ai regardé le film : le bio c’est nul, il faut des produits chimiques et notre gouvernement l’a bien compris puisque finalement ils ont décidés de continuer avec le glyphosate.

    J’adore ces articles qui critiquent tout.Il faut tout remettre en question.C’est comme cela que l’on va arriver à quelque chose.C’est cool

    No limit.

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  • Comment la non-violence protège l’État : Essai sur l’inefficacité des mouvements sociaux Le 1er juin à 09:09, par papijef

    Bonjour !
    je ne suis pas très sûr que tu aies lu le livre avant d’en parler et de dire qu’il est « très intéressant », ce qui implique que tu l’as lu.
    En fait tu donnes le résumé de l’éditeur, le même que sur Reporterre, sans dire que c’est le résumé de l’éditeur. Pour faire une citation, dire qu’un texte est de quelqu’un d’autre, on met des guillemets...
    Je trouve ça un peu dommage.

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  • Comment la non-violence protège l’État : Essai sur l’inefficacité des mouvements sociaux Le 1er juin à 11:47, par papijef

    Dans ce cas, ça aurait été tout simple de parler de la conférence, à laquelle tu as assisté, et de mentionner le bouquin à la fin, non ? J’avais lu l’article de Reporterre (le même que le tien !) et ça m’avait donné envie de le lire.

    Cela dit, la non-violence s’est bien vendue car elle profitait au système, d’une part, et qu’elle permettait de ne pas s’impliquer totalement. Quoique la vraie non-violence implique quand même de donner sa vie, ou d’accepter la violence d’autrui contre soi-même.

    Mais faire la publicité d’un mouvement politique qui serait basé sur la violence n’est pas très vendeur, surtout de nos jours. C’est pourquoi les « insoumis » parlent de « révolution « citoyenne » », ce qui ne mange pas de pain, ne fera pas peur au système, et ne rebutera pas les possibles militants. Je te parie que si les « insoumis » avaient dit « révolution par le feu et par le fer » jlm aurait eu moins de voix aux présidentielles...

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